‹ Les plantes alpinesChapitre 19 sur 111 · UE LIL · texte numérisé non relu

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route décrit des lacets plus nombreux et plus rapprochés encore que du côté opposé.

A droite de la route, et en face l'hôtel de la Poste, qui porte aussi le nom de Zavernette, et qui n’est éloigné de l'Hospice que d'environ un kilomètre, se trouve une partie déclive occupée par les eaux du lac; elle est limitée : au nord, par une mon-— tagne schisteuse et d'apparence stérile; au sud, par la mon— tagne d'Eau-Blanche, dont les sommets, toujours couverts de neiges éternelles, se confondent avec ceux de son voisin le mont Molar. Entre ces deux points se trouvent de vastes et plantureuses prairies au-dessus desquelles on remarque successivement des pentes assez herbeuses, puis des débris de rochers, tous lieux enfin que nous avons hâte d'explorer. A gauche, c’est-à-dire derrière l'hôtel et l'Hospice, existent aussi de vastes prairies auxquelles succèdent de même des éboulis schisteux qui s'avancent, au sud, jusqu'aux Rochers de Ronche, dont les soramets portent, comme ceux de Meulan et d'Eau-Blanche, un épais manteau de neige et de glaciers. Ronche et Meulan sont situés presque en face Eau-Blanche, et n’en sont séparés que par des rochers moins élevés et par l’étroite route qui en longe la base; c’est la route de France en Piémont.

Le lendemain de notre arrivée, nous sommes sur pied de bon matin et nous ne savons, après avoir admiré à nouveau la beauté de ces lieux, quel est celui qu'il faut choisir de préférence comme but de notre course. Un programme est bientôt arrêté cependant, et, puisque quatre jours au moins sont nécessaires pour satisfaire nos appétits, voici comment nous devons les employer.

Le premier sera consacré à explorer les environs du lac, en commençant par la rive méridionale, gagner la gorge de Savalain, qu'on aperçoit très-bien de l'hôtel, et enfin revenir par la rive n‘rd du lac; le second aura pour objet l’examen des prairies ou des pâturages baignés en partie par les

eaux de la Cenise, ainsi que les pentes abruptes, mais ornées d’une végétation toujours verdoyante, situées devant Eau- Blanche, et de rentrer par la partie sud du lac; le troisième, à ascension de la montagne de Ronche; le quatrième, à celle d'Eau-Blanche; et enfin le cinquième, au retour, à Bramans, par le col du petit mont Cenis et la vallée de la Villette. Premier jour. Apres avoir atteint, en suivant la route principale, l’hospice du mont Cenis, et en nous dirigeant ensuite, le plus rapidement possible, sur Pextrémité sud du lac, nous trouvons bientôt une réunion d’espèces propres aux prairies

fraiches ou humides : telles sont les :

Arabis bellidifolix, Trifolium badium, Oxytropis lapponica, Chrysanthemum maximum, Swertia perennis,

Primula farinos«,

Tofieldia calyculata,

Allium foliosum, Juncus triglhumis, Carez capillaris, — dioica, — Davallian«, Kobresia caricina,

Selaginella Spinulos«.

Plus au sud, nous n’avons qu’à regarder autour de nous

pour découvrir, sur les monticules herbeux et schisteux, une

foule de plantes qui ne sont point sans intérêt, et parmi les-

quelles nous nous contenterons de mentionner les :

Dianthus neglectus, Silene rupestris, Alsine Jacquini,

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