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les plus intéres-
santes qui croissent dans les différentes sta- , tions de nos montagnes, depuis les sables ou les graviers F L amenés par les
; torrents dans les vallées avoisimant les plaines, jusqu'aux crètes les plus élevées des montagnes. Nous avons vu ainsi, en partant des régions
inférieures, les plantes qui peuplent le plus souvent les bords caillouteux et les lits momentanément désséchés des torrents, et celles qui croissent d'ordinaire sur les rochers ou les débris de rochers des vallées alpines ; puis celles qui végètent dans les forêts toujours plus où moins ombreuses et fraiches ou sur les blocs de rochers de la même région; celles si variées de formes et de coloris qui constituent les prairies et les monticules herbeux souvent entremêlés de débris de rochers qui leur font suite ; puis enfin celles des éboulis qui précedent les endroits où les neiges séjournent éternellement et où toute végétation disparaît.
Retournons maintenant sur l’une de ces montagnes, non comme le botaniste, pour y cueillir des échantillons devant servir à l’herbier, mais pour en rapporter des plantes entières, en état d'être plantées ; et voyons quels seront les soins qui devront présider : 1° à leur extraction du sol et à leur transport; 2° à leur plantation, et 8° à l'emploi que nous pourrons en tirer dans nos jardins.
Telles sont les questions qui formeront le sujet de ce troisième chapitre, qui sera, par suite, naturellement divisé en trois parties :
1° Récolte et transport des plantes ;
2° Plantation et multiplication ;
3° Emploi des plantes alpines dans nos jardins.