‹ Les plantes alpinesChapitre 7 sur 111 · CULTURE EN PLEINE TERRE · texte numérisé non relu

CULTURE EN PLEINE TERRE

vant; d’abord sous l'influence d’une saison encore relativement fraiche et humide, la végétation se prolonge, et les plantes se fatiguent à allonger leurs tiges, au lieu d'y accumuler leurs provisions d'hiver; puis, le mois d’août arrive, avec sa chaleur intense et la sécheresse: sous cette influence, la vie tend à s'arrêter, mais de quelle manière différente de ce qui se passe lors de la venue de l’hiver sur les montagnes! Pour quelques-unes, c’est le repos jusqu’au printemps ; mais pour d’autres tout n’est pas encore fim, et l’automne leur fait souvent subir un nouvel ébranlement que les froids de l'hiver vont seuls arrêter.

En résumé, d’une plante qui opérait sa végétation en trois mois au plus, pour se reposer le reste de l’année, nous avons fait une plante végétant pour ainsi dire d’une manière continue. Si nous soumettions une de nos plantes rustiques de pleine tere, un Diélytra, un Aconit, à la culture en haute serre chaude, nous ne serions pas surpris de voir, à ce régime, notre plante dépérir et disparaitre. Il nous semble que nous ne devons pas l’être davantage de nos insuccès pour nos plantes les plus essentiellement alpines. Mais bien connaître la cause du mal est la première condition pour chercher avec succès à la vaincre, et si la réussite est difficile, il n’y a que plus de mérite à l’obtenir.

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