‹ Les plantes des AlpesChapitre 19 sur 64 · PEN A ES · texte numérisé non relu

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anologue à celle des Alpes. Le Kamtschaka et la Daourie en possèdent quelques-unes. Plus nous nous rapprochons du centre européen et plus le nombre des espèces alpines augmente parmi les plantes de montagnes. L'Oural et le Caucase en contiennent beaucoup plus que l’'Hymalaya et l’Altaï. L’Asie mineure, malgré la température sèche et chaude qui caractériseses montagnes, contient un certain nombre d'espèces qui se retrouvent dans les Alpes. On trouve la Pinguicula vulgaris L. en Bithynie, la Centaurea montana L. un peu partout dans les montagnes; le Petasites albus Gaertn., plusieurs de nos Campanules, l’Androsacevillosa L. couvrent les pâturages du Liban et des montagnes de la Cappadoce.

On retrouve la Gentiana cruciata L., G. asclepiadaea L., Myosotis alpestris Schmidt, Veronica fruticulosa L., Teucrium montanum X,, sur les monts de la Grèce et de l'Epire.

Si nous prenons l'extrémité occidentale de notre Europe, nous rencontrons dans la Sierra Nevada et les autres montagnes espagnoles un certain nombre de genres et d'espèces qui nous sont familières. La flore des montagnes ibériques contient un fort grand nombre de nos plantes : Ast2r alpinus L., Solidago Virgo aurea L., Senecio Doronicum L., Vaccinium uliginosum L., Pinguicula

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vulgaris L., Pinguicula grandiflora Lam., Primula integrifolia L., Gregoria vitaliana Dub., Gentiana lutea L, G. alpina Griseb., Linaria alpina Mill., Veronica alpina L., Pedicularis verticillata L., Daphne alpina L., etc. Quant aux Pyrénées, nous avons déjà vu que Christ leur attribue 126 espêces communes avec nos Alpes et que ce nombre monte à 231 par la chaîne de l’Apennin.

Il est peu de plantes alpines qui soient cosmopolites ; une seule, un gazon, le Trisetum subspicatum Clairv., se retrouve sur les sommets de toutes les montagnes du monde, depuis la Nouvelle Zélande jusqu’au pôle nord.

Mais si toutes les montagnes du globe, ou pour mieux dire toutes les contrées nivales, ont une flore qui offre le même cachet, le même port et les mêmes caractères, elles ont aussi chacune leurs espèces qui leur sont propres et qu'on ne retrouve pas ailleurs. Les unes sont plus riches que d’autres mais toutes offrent quelque particularité. Dans les montagnes de l'Océanie c’est le genre Veronica qui domine; sur les Andes ji] y a un grand nombre d’espèces de Gentiana, de Pentstemon, des Ombellifères naines, des Fuchsia, des Saxifrages absolument différentes des nôtres. Dans l'Amérique du Nord ce sont les Phlox, les Œnothères qui donnent le cachet ;

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sur l'Himalaya ce sont les Primula, les Androsaces, les diverses Potentilles etde curieuses Composées. L'Orient est riche en Campanulacées et en Renonculacées, tandis que le Nord nous fournit des Saxifrages, des Crucifères, que les montagnes de l’Europe méridionale nous donnent les Labiées et les Antirrhinées.

Cette flore des zones glacées de notre globe est bien la plus gracieuse, la plus richement colorée de toutes celles qui recouvrent notre enveloppe terrestre ; elle mérite, à tous égards, la préférence dans nos cultures. Mais entre toutes ces flores de montagnes, la plus intéressante et la plus fine est bien celle de nos Alpes et des montagnes du centre européen ; c'est aussi de celle-là surtout que nous nous occuperons pour chercher à l’acclimater dans nos plaines.

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