IX. DÉBRIS DE CORDAÏTES
Les troncs de Cordaïtes ou leurs rameaux étant formés par un bois parfaitement homogène, sont bien plus difficiles à reconnaître, quand ils sont transformés à l'état de houille, que les stipes de Fougères.
En section transversale le bois houillifié de Cordaïte se montre formé de lames brillantes extrêment minces, provenant de la houiUification des séries rayonnantes des trachéides, séparées par des lignes plus mates dues aux rayons médullaires. En se servant d'un grossissement de 30 à 40 diamètres, les lames brillantes présentent de petites
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dépressions ponctiformes rangées en ligne, et qui indiquent le centre de chaque trachéide.
Si le fragment est assez complet pour contenir la région médullaire, une cassure longitudinale passant par cette région, dans le plan du grand axe d'aplatissement, montrera des bandes transversales dues aux cloisons cellulaires auxquelles se réduit de bonne heure la moelle des Cordaïtes.
Les feuilles de ces végétaux se rencontrent assez fréquemment dans le terrain houiller supérieur, elles ont laissé chacune un feuillet de houille très appréciable, et il est possible, au moyen de coupes transversales perpendiculaires au limbe, de mettre en évidence Tépiderme supérieur et inférieur, les bandes hypodermiques et les faisceaux vasculaires des nervures. Comme généralement elles sont réunies en assez grand nombre et superposées, formant quelquefois des couches de 8 à lo centimètres d'épaisseur, leur détermination avant toute préparation est relativement facile, en cassure transversale elles forment des lames brillantes, d'épaisseur assez régulière et assez étendues; en cassure parallèle aux limbes superposés, elles laissent voir leur nervation caractéristique.
Quant aux graines de Cordaïtes, elles sont presque toujours reconnaissables à leur aspect cordiforme et à l'épaisseur de la houille laissée par Vendotesta qui présente, comme l'on sait, un assez grand développement.
Il6 RÉCOLTE, PRÉPARATION, CONSERVATION