RENAULT
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munie de dents aiguës appliquées contre la tige; les feuilles qui forment la gaine sont au nombre de vingt-huit à trente, elles ne sont soudées que sur deux à trois millimètres de hauteur ; leur partie libre varie, suivant la longueur des articles eux-mêmes, entre S et 7 millimètres de longueur; à la base elle mesure 2 millimètres et elle va en s' atténuant et se' termine en pointe aiguë. Quelques-unes de ces dents sont munies sur le dos d'un sillon peu profond, large de 1/2 millimètre compris entre deux lignes légèrement saillantes, ainsi que cela a lieu chez plusieurs Equisetum vivants.
Souvent elles ont été déviées de leur position verticale primitive et sont rejetées plus ou moins de côté.
La surface de la tige est en grande partie masquée par les gaines et par leurs dentelures ; cependant on la discerne assez nettement sur quelques points, où elle est conservée sous forme de lame charbonneuse extrêmement mince, et l'on peut constater l'existence de côtes presque plates très faiblement accentuées; ces côtes correspondent aux faisceaux vasculaires de la tige ; on les voit se bifurquer à chaque articulation et les branches qui en résultent se mettre en relation avec les côtes alternantes de l' entre-nœud suivant. De plus, chacune des côtes envoie à son extrémité supérieure un faisceau vasculaire dans la dent de la gaine qui se trouve en prolongement direct avec elle.
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On ne distingue à la base des gaines aucune cicatrice indiquant la présence de rameaux ou de racines ; les tiges étaient donc nues sur une partie au moins de leur longueur.
La très faible épaisseur de houille laissée par les tissus de la tige indique qu'elle était largement fistuleuse et que ces tissus ne se lignifiaient que très peu.
UEquisetum Monyi présente une certaine analogie avec VHippurites gigantea de Lindley et • Hutton {Equisetites giganteus Schimp.) du terrain houiller moyen d'Angleterre ; mais, chez celui-ci, les dents des gaines, plus séparées les unes des autres, sont beaucoup plus grandes et atteignent jusqu'à 20 millimètres, les articles mesurent 50 millimètres de longueur ;■ enfin la tige, deux ou trois fois plus grosse, présente une surÉice entièrement lisse, caractère qui a fait hésiter les auteurs anglais à rapprocher leur plante des . Eqtiisetum auxquels ils la comparent néanmoins.
Nous croyons que cette espèce, vu sa ressem- 'blance avec celle de Commentry, devra rentrer, quand sa connaissance sera plus complète, dans le genre Equisetum, ce qui reculerait jusqu'au terrain houiller moyen la première apparition de ce gonre sous la forme gigantesque qui caractérise un si grand nombre de ses représentants de l'époque secondaire.
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VEquisetum Monyi n'a été rencontré jusqu'ici que dans le terrain houiller de Commentry.
On le voit d'après la description des espèces à^Equisetum que nous avons choisies dans les couches de terrains de plus en plus anciennes, le type du genre n'a pas sensiblement varié depuis les époques les plus reculées jusqu'à nos jours. Malgré les dimensions énormes des Prêles triasiques et houillères, la ramification a gardé la même allure; tantôt certaines espèces étaient abondamment ramifiées, tantôt la tige restait nue, comme il arrive parmi les Prêles vivantes. La. Gaîne, dans sa composition, montre également une constance remarquable, et le cylindre ligneux, qui dans certaines espèces arborescentes aurait dû, semble-t-il, prendre un accroissement notable, est toujours resté chétif sans production de bois secondaire.
Un genre voisin du genre Equisetum par la plupart de ses caractères, est le genre Calamité^ qui est resté confiné dans les premières assises sédimentaires du globe et n'a laissé aucune trace dans les * terrains supérieurs aux terrains primaires. Nous décrirons quelques espèces de ce genre.
Genre Calamité ' .
Les végétaux rangés dans ce genre ont des