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RHIZOMES

distincts analogues à ceux des tiges à écorce lisse A, fig. 32, /. Les cordons foliaires aboutissent dans l'intervalle du bois centripète et du bois centrifuge, secondaire, extérieur.

La partie antérieure d^u rhizome ne portait que des feuilles ; de là l'ordre parfait que l'on remarque dans la disposition des cicatrices; à une certaine distance apparaissaient les radicelles, dont l'intercalation amenait un trouble dans la disposition des cicatrices primitives.

Dans la partie ancienne du ' rhizome, là où les appendices sont tombés, on a sous les yeux tout à la fois les cicatrices des appendices foliaires et celles des appendices radiculaires qui se sont développés postérieurement entre les premiers.

On peut admettre que, suivant les circonstances, après la germination, les Sigillaires se développaient en tiges aériennes, ou bien sous la forme de longs rhizomes, croissant dans les sables humides, dans la vase ou même flottant dans l'eau. La vie des Stigmaria s'est bornée sans doute pendant longtemps à la production illimitée de ramifications dichotomes, dont la partie cylindrique simple se détruisait à mesure.

Dans les couches géologiques les plus anciennes, on ne rencontre que des troncs de Stigmaria sans trace aucune de tige de Sigillaire ; il est vraisemblable que ce mode de végétation des Sigillaires seul a existé. Les sigillaires restaient à l'état de

rhizomes ou Stigmarhixptms. Mais, à un moment donne de l'existence de la famille, rarement d'abord dans les premiers temps de la vie végétale sur notre planète, plus fréquemment ensuite, quand les terres furent moins souvent inondées et le milieu extérieur plus favorable, l'extrémité du rhizome se relevait en bourgeon aérien, prenait un rapide accroissement en diamètre, et alors se dressaient hors des eaux ces belles tiges à surface régulièrement cannelée, ou à écorce lisse ornée à leur sommet d'une touffe de feuilles triangulaires, rigides, aigi\ës, entremêlées d'épis reproducteurs.

Organes reproducteurs des Sigillaires.

Les organes reproducteurs femelles de certaines Sigillaires cannelées d'après Goldenberg, M.

Zeiller, etc., étaient contenus dans des épis allongés, munis de bractées, canaliculées en dessus, lancéolées, atténuées en pointe au sommet. Entre les bractées et à leur base se trouvent des corps ronds de près de deux millimètres de diamètre, triradiés, ressemblant beaucoup aux macrospores des Isoëtesj', Z, fig. 33.

Les organes mâles des Sigillaires de ce groupe ne sont pas connus.

Les organes reproducteurs femelles des Sigillaires à écorce lisse n'ont pas encore été rencontrés.

Mais, en revanche, on possède quelques épis mâles se rapportant aux Sigillaires de cette section.

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