‹ Les plantes fossilesChapitre 62 sur 68 · ACE DES TERRAINS · texte numérisé non relu

ACE DES TERRAINS

d'êtres nombreux. Dans le lointain, des cerfs et des éléphants animent les plaines et les coteaux ; plus en avant ce sont des antilopes, des tapirs. Nageant dans l'eau du fleuve, on voit un hippopotame, et sur ses bords un lézard de grande taille.

Les plantes ont un port beaucoup moins étrange, à gauche une forêt de Figuiers dont les branches servent aux ébats des singes. De nombreuses fougères herbacées croissent à l'ombre d'arbres touffus, et la campagne est parsemée de Fougères arborescentes, de Palmiers et de Cactus.

Des faits que nous avons résumés succinctement, il résulte les deux lois suivantes fort importantes :

1° Loi de concordance des espèces ;

2° Loi de leur extinction.

. D'après la première, les Flores se sont succédé dans le même ordre et simultanément sur toute la terre, depuis le moment où elles ont apparu jusqu'aux terrains crétacés.

D'après la deuxième, lorsqu'une espèce végétale s'éteint dans une région déterminée du globe, c'est pour toujours ; il n'y aura jamais dans la suite retour de cette espèce dans les couches superposées d'origine plus récente.

A partir des terrains crétacés, la première de ces lois ne reste vraie que si, au lieu de considérer

le globe entier, on ne l'applique qu'aux terrains qui se sont formés à une même latitude et dans des conditions analogues, car les flores des régions arctiques et des régions tropicales commencent déjà à se différencier, et la séparation s'accuse de plus en plus à mesure que Ton se rapproche de l'époque actuelle. Les flores des formations tropicales doivent donc être moins complètes que celle des contrées polaires, mais, en revanche, elles sont en liaison plus intime avec celles du passé.

La deuxième des lois précédentes ne paraît pas non plus offi'ir d'exception aux époques antérieures au terrain crétacé, mais on comprend la possibilité de voir à partir de cette époque réapparaître une espèce dans une localité où elle s'était éteinte sous l'influence de . perturbations passagères, par son retour des contrées où, les conditions d'existence étant restées les mêmes, cette espèce avait persisté. C'est ainsi que l'on peut citer certaines espèces de plantes de pays tempérés qui ont réapparu dans des points qu'elles avaient été obligées de quitter pendant la période glaciaire, et continuent d'y vivre maintenant.

Mais en dehors de quelques exceptions qui peuvent se présenter, depuis que la latitude a exercé une influence marquée sur la distribution de la chaleur, cette loi peut être appUquée d'une manière très générale.

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