PANAIS
replanter inunédiatemeiit, montent en mai et mûrissent leurs
graines vers la lin (raoùl. Toutefois, comme les semences se détachent facilement des ombelies, il est nécessaire de couper les tiges avant qu'elles soient complètement mûres.
Il faut aussi, si les racines ont été plantées dans un terrain exposé à raction des vents, soutenir!* s tige.s d 1 aide de tuteurs.
La récolte des graines a lieu comme s'il était question de recueillir des semences de carotte (voir CarotUt p. 7â},
Un hectolitre de graines de panais pèse en moyenne 80 ktl.
Un kilog. de semences contient environ 20 000 graines.
Valeur aulvlclvc des raeiaes et dea feallles. — La racine
du panais est supérieure à la carotte comme plante fourra* gère. Sa valeur nutritive n*a pas encore été déterminée.
valeur alimentaire des feuilles n'a point été expérimentée; mais on s'accorde à les regarder comme plus nutritives que les feuilles de carottes.
KaipiM ta MieinM* On donne le panais cuit ou cru,
après l'avoir nettoyé et divisé. En général, les animaux le
mangent mieux à l'état cru. On doit éviter de leur donner des racines gelées.
A«tun ««r le béuii. — La racine du panais convient trèsbien aux chevaux. En Basse-Bretagne on en donne beaucoup
aux jeunes chevaux, et il est hors de douie que cette racine leur est très-salutaire et qu'elle accroît sensiblement leur énergie.
Les vaches la mangent aussi avec avidité. Suivant Schwerz,
cette racine, donnée en j^i aude quantité aux vaches laitières, rendrait leur lait amer. A Jersey et dans le département du Finistère on s'accorde à dire« ainsi que cela a lieu dans le pays de Yaês (Belgique), que le panais rend la crème plus
abondante et qu'il donne au beurre un goût agréable et une belle couleur.
64 LES PLANTES FOUBRAGÈRES.
Kaiptoi ëm feaiiiM. — On récolte les feuilles du panais
eii automne ou vnrs la fin de Thîver. Dans les contrées où cette plante racine est cultivée en g;rand, on la laisse quelquefois passer Thiver en pleine terre pour fiiucber ses tiges lorsqu'elles commencent à fleurir.
AetioB des feuilles snr le bétail. — Le fourrâge vort du
panais plaît aux bétes à cornes et aux moutons ; il est sain et nutritif.
VAiew «•■meMtele dM mmIbcs. — I^e prix moyen des
racines de panais dans l'arrondissement de Morlaix est de 25 fr. les lûOû kiiog.
Mc«ii.'CociM d'ot». d9 U Soe. d'Ag. de Rranes, 1760, in-S, p. JTniBçoU «le «««fcliAiean . — Exi^érienccs sur le panais, IS04| in-12.
VTari. — r.nurs complet d'AtTiculturt! , IH'23. in-8, t xv. p. 1*39. Antoine (de Rovllle).— M.iison ruslii|ue du xix* siècle, in-8, t. i, p. 450. i*it%td — Êlémeats li'AgncuUute pratique, i839, ia-8, t. i, p. 441.
^errel. — Catéchisme agricole breloo, 1846, in-18, p. 93. Be tUÊÊ^mHm, ~ Cours d'Agricullure, 1848, in-8» t tv, p. 113. KIoael. — Statistique agricole de l'arr. de Morlaix , 1840, in-4, p. P8. ■»cUif«Hc. -~ Hecueii eacydopédique d'Agriculture, ISâl, io-S» p. 319.
SECTION IV
■•«•.—Navel*
(Allératiofi à» rapui êt napHt.)
BBASSJCA RAPA' BflCtiUnTAi DC. ^ BlAUlCà RAPUS B8CULSRT08| DG.
PkuUe» dicotyUdona dt la (àmiUê d$t Cmeifèru*
Historique. — Mode de végétation. — Variétés. — Composition. — SoL — Cultufê ipieittU ou m jaeMre. — Préptnilion du w!. — Fèrtilité. Qoantité d'engrais à appU^iiar. — Semis : époque, à la volée ou en lignes,
quantité de graines, espacement des lignes et des plants. — Roulage. — Binages : à la main, à la houe, à cheval. — Insectes nuisibles. — Con- "KMDJBation sur place. — Récolte : amctiage. — Gonsemtlon. —CuHurt dérobé eu sur chaumes : préparation du sol. — Engrais. — Semis : époque, quantité lie graines. — Eclaircissage à la herse.— Réculie.— Cu/lwre arec abris : Seraailies. — Arrachage. — Culture automnale : Préparation du sol. — Semis. — Arrachage. — Rendement. — Poid.s de l'hectolitre et du mètre cube. — Quantité de feuillet. — Rapport entre les racines et les feuilles. — Porte-graines: choix, conservation, mise en terre, récolte des graines. — Qualité îles graines. — Poids de l'hectolitm de graines. —Valeur nutritive des feuilles et des racines. — Emploi des racines — Action des racines sur les animaux. — Action des fèuilles sur le bétaiL — BiUiographie.
■totoviqm. — La rave et les navels étaient , connus des
Grecs et des Roiuains. Dans los Gaulti, la rave était donnée comme aliment aux bêtes bovines.
PaUadius a traité avec détails de la culture de la rave (rapa) et du navet (napus). Au temps d'Olivier de Serres, la rave servait déjà à l'engraissement des auiinaux dans le Limousin et TAuvergne.
La culture des raves n*a pris d'extension en Angleterre que sous Georges V', lorsque le comte de Townsend fit connaftrê comment on cultivait ces plantes dans le Hanovre et lorsque
Ànglait. ^Tomip.
AUemaind, — Rûbe.
HoUandaU, — Rasp.
Flamand, — Rape.
ItaUm. — Nafone.
Fspopnol. — Nabo.
86 LES PLAIiTES FOURRAGÈRES.
Houghton les proposa en 1684 pour la nourriture des bêtes h laine.
Aujourd'hui, cette culture fourragère, qui a exercé une si grande influence sur la prospérité agricole de ce royaume et
de plusieurs États du nord de l'Europe, est celle à laquelle les Anglais accordent le plus de soins. En 1855, elle y occupait 493 360 hectares, ou I/IO* des terres cultivées en céréales.
La culture du navet est connue depuis plusieurs siècles dans le pays de Vaês, en Belgique. Philippe de L'Rspinoy rapporte dans son ouvrage publié en 1631 sur les antiquités et noblesse de Flandre, que « le pays et terre de Yaës qui est fort opulente porte sa bannièr» armoyée (tasur à ta r<m dtar^ gent m naturel.
En Allemagne, où les ia\(s réussissent moins bien qu'en Angleterre, on leur préfère généralement la betterave.
En France, on les cultive principalement çà et là dans la Bretagne, l'Anjou, la Vendée, le Limousin, TAuvergne, TAlsace et la Flandre. Le temps est venu où la culture de ces crucifères doit occuper, dans ces contrées si favorables à leur existence, l'étendue qu^elles ont le droit de couvrir chaque année.
Avant la première révolution on était dans l'usage, dans le Limousin, de faire bénir les champs de raves.
ciiMt. — Les raves et les navets demandent un climat très-tempéré et humide ou brumeux pendant Tété ; ils exigent, en outre, comme leur végétation continue jusqu'en novembre, que les automnes soient beaux, et que les froids y apparaissent tardivement. Les étés secs et chauds leur sont nuisibles, car ils arrêtent presque complètement leur végétation. Si, par contre, pendant cette saison , la température est très-élevée et le sol frais, les plantes prennent un développement rapide et épanouissent leurs fleurs vers la fin de sep-
tembre ou le commencoment d'octobre, surtout lorsqu'elles proviennent de semis exécutés à la lin du printemps ou dans les premiers jours de juillet. En Algérie, les racines ne prennent pas de développement.
Mode de vé|cétacion. — Lcs raves et les navels sont des plantes bisannuelles, à racines cliarnues, fusiformes, aplaties ou sphériques; ils développent leurs tiges au printemps de l'année qui suit celle dans laquelle ils ont été semés.
Fig. 11. Ntvet en ?ég6tation.
Ces plantes sont avides d*huipidilé; c'est pourquoi elles réussissent si bien sous les climats océaniens; nonobstant, pour qu'elles végètent uniformément, il est nécessaire que les semis soient suivis >par une pluie.
En général, les navets ne réussissent que lorsqu'ils vont ropîdément à leur début.
Leurs racines ne supportent pas au delà de + 3' à +
Les raves et les navets exigent, d'après M« de Gasparin, en-
Tîron 1600* de chaleur totale pour développer les racines, et
2000 OU 2500" pour inoiiltr à gi ame.
Variétés. — Oû connaîl ai\jourd'hui un très-grand nombre de variétés de raves et de navets. On en a décrit en Angleterre 53* variétés, mais la plupart d'entre elles ne sont pas cultivées
en grand.
Je ne mentionnerai que les variétés les plus estimées en France et en Angleterre.
La différence qui existe entre les raves et les navets est si
peu connue, que je crois utile de les séparer ici les unes des autres.
EAVE8.
Racine charnue, arrondie, parfois déprimée et amincie ?i son oxlrémité; tiges rameuses, un peu hispides vers leur hase; leuiUesglaucesceales hérissées de poils rotdes et nombreux : les supérieures Isneéolées et cordi* formes, les inférieures pétiolées; (leurs ayunt les folioles de leur calice étalées, siliques redressées à pédoncules îiispides, bosselées et à valTCS convexes.
1* Tumep, rabiouU ou grasse ra/œ, — Ri^cine déprimée, régulière, en partie hors de terre ; peau blanche un peu verdàtre près du collet; diair blanche, tendre, spongieusej mais sucrée.
Variété assez hâtive, rustique et productive.
S* Tumep hâtif de HoUande. — Racine aplatie, entièrement blanche et en partie iioi s de terre; feuilles d'un heàu vert.
Variété formant très-vite sa racine»
a* Navet IfUme pUu hâtifs Racine un peu déprimée, irrégulière, présentait quelques c6t6s légères, enfoncée en dessous et sortant à moitié liors de terre ; peau blanche un peu verdAtre près de l'insertion des feuilles; chair blanciie un peu spongieuse.
Vanété un peu plus hâtive que la précédente.
4° Rave d'Auvergne hulive. — Racine blanche , très-aplalie, légèrentent irrégulière, oûrant quelques côtes peu appa-
Pbnche Vil