‹ Les plantes fourragèresChapitre 24 sur 115 · TOPINAMBOUR · texte numérisé non relu

TOPINAMBOUR

9iiMtlté 999 Idlog. de t«b«»««leB. — On

extrait de ralcool des tubercules. Voici les résultats obtenus par M. BaàD, dans la distillation de ces rhizomes tubéreux.

Jus. 17 pour lOo de tubercules.

AloGoUgO*.... 6 lit. 30 - Pulpe 23kil. -

M, Vilmorin fils a constaté que la densité du jus fourni par les tubercules des topinambours était de 1057.

On ol»lient souvcut de 6à 7 pour 100 d'alcool, vaiear antritive. — Le topioambour renferme, d'après M« Boussingault :

Tubercules. Tige$ et fmiUet vtrta.

Ligneux et cellulose. . . .

A. Tubercules. ^ L'azote existe dans les tubercules dans la proportion de 0,33 p. 100. D'après cechiflre, M. Boussin*

gault représenti^ k'ur v.ikur aliintulaire par 3^8. l.a ia .itique les considère comme plus nutritif^; elle leur attribue les nombres suivants :

nlook 20F» I»ab!!t '2',(\

Pétri 154 Veit . . 2jO

Schwm • 200

Koyenoe.... 212

On ratTeriiiil facilenienl les tubercules ramollis ou ridés, en les laissant séjourner 50 k 60 heures dans Teau.

B. TiGBS ET FEUILLES VERTES. — Les tlges et les feuilles vertes du topinambour contiennent 0,53 d*azote. M, Boussin* gault leur assigne le chiffre 217.

192 L£S PLANT£5 fuURRAGÈKhS.

Voici les nombres que la pratique attribue à ce fourrage.

Vant% vertet. ïaucs sèches,

Pabst 32a Pabst .. ' 15U

Schwen 930 Pétri 190

Xoytniia 323 Moywrne 110

BaipM ta ivkwcBiw. » Gomme le plus ordinairement on laisse les lubercules du topinambour en terre pendant

tuul l'hiver pour ne les extirper qu'au lurel.i mesure de leur coiisoinmation , on les lave à grande eau, afin du les débarrasser aussi complètement que possible de la terre qui adhère à leur surface, et ensuite on les divise.

Ce tubercule est donné cru au bétail ; la pratique n*a pas encore constaté qu'il y ait avantage à le faire cuire. Toutefois, on peut, après l'avoir divisé, le saupoudrer d'un peu de son ou de balles de blé ou d'avoine.

AetiM mmr te hétmîu — Le topinambour est mangé avec avidité par les bêles à cornes, surtout à la fin de l'hiver, époque où il est plus sapide et moins aqueux que pendant l'automne. Toutefois, tous les animaux ne le mangent pas avec empressement quand on leur en donne pour la première fois; mais lorsqu'ils y sont habitués ils le consomment très-bien.

Le porc et les bêtes à laine sont aussi avides du topinambour. Daubanton et Yvartle considéraient à bon droit comme un excellent aliment pour les troupeaux.

Ce tubercule ne convient pas aux animaux à l'engrais.

£«ipl«l des tesee émmm l'Alinentatlea àm bétail. — La

fane du topinambour donnée au bétail , verte ou sèche , ne subit aucune préparation.

Action den t&ucH nnr le bétail. — Les tigeS, quoiqUB du*

res, sont consomméeiî avec avidité par les animaux. T^s vaches, les bœufs et les moutons les mangent avec plaisir. Toutefois , Schwerx recommande de ne pas les donner seulet au

TOPINAMBOUB

bétail ci de les mélanger avec d'autres fourrages. Ainsi mè* lées» elles augmentent de valeur elles-mêines, tout en augmentant la valeur des autres aliments.

En général, les tiges, et surtout les feuilles du topinambour conviennent mieux aux moutons qu'aux vaches. Dans les pays calcaires pauvres on base souvent Texistence des troupeaux sur les tiges et les feuilles sèches de cette plante parce qu'elles sont très -salutaires aux animaux.

l'rix de revient. — La culture du topinambour engage un capital assez élevé lorsqu'on le cultive dans des sols riches. Voici un extrait d'un compte établi par H. Theron de Montaugé pour le département de la Haute- Garonne :

Le prix auquel est revenu l'hectolitre est élevé.

Voici maintenant deux comptes donnés par H. Boissière : l'un concerne une culture du topuiaiiibour établie sur un sol peu fertile; l'autre est relative à une culture exécutée sur une terre riche.

Il résulte de ces trois comptes que le produit du topinambour est bien en raison directe de la richesse des terres où il est cultivé et du capital qu'on lui l unsacre. On remarquera que le prix de revient de l'hectolitre est le même dans les

deux derniers exemples, malgré la différence considérable qu'on observe dans la valeur locative des terres.

Uuoi qu'il en soil, le premier exemple cité par M. Bois-

OéfMnsM par hectare

Produit ,

Prix de revieat de rbectolitre

662 fr. 80 330 hectolitre*.

Ifr. 63

Dépenses par heclai-e. . . .

Prix de revient de rbectol.

Produit par hectare

Valeur locaiivr^ 30 /k". Valeur /oco<tvc,90 fr. ICO fr. 75 3!2 fr. 50

1 07 10^ 1&0 hectolitres. 300 hectolitres. .

194 I^S PLANTES FOURHAGÉRBS,

sière prouve claireaient que le topinambour est bien la plante à tubercule des sols pauvres et contrées ayant peu de capitaux.

BIBLIOGRAPHIE

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SECTION III

BaTATâS EDUUS, Ch.-, CONVOLVULUS UATATAS, L.

PlaaM dieotyUdOM de Ut famUk dm Convolvufàeto.

Anghm. — Sweet potato. Espagnol. ~ Datata.

Allemand. — Balaie. HÎUien. — Balaie.

Hisloriqiic. — Moflc do \.'?:»'tation. — Variétt^s. — Composition. — Terrain. — Mulli[tlication, — Mise ea place des boutures. — Soins d'entretien. — UtcoUe. — CoDsenauon des tubercules. — KeDdenieitt : tubercules et tigei vert». — Valeur commerciale des racines. — Bibliographie.

■iBtmi^M. — La batate, originaire de l'Inde, est connue en Europe depuis plusieurs siècles. Pierre Gicca rapporte

dans ses CUi uniques, imprimées en 1553, que les liabitanls de Quito (Pérou) mangent ces racines qu'ils appellent pap(u. Glusius, pendant son séjour à Vienne en 1598, en reçut plusieurs racines du gouverneur de Mons. C'est en 1596 quVUe fut introduite en Angleterre, mais il y avait déjà longtemps qu'on la multipliait en Espagne.

Elle fut cultivée pour la première fois en France sous Louis XV, dans le jardin de Trianon, par Richard; et depuis cette époque jusqu'à nos jours, on a fait de nombreuses tentatives pour Tintroduire dans la grande culture; mais les difficultés que Ton éprouve pour conserver les racines pen-> dant l'hiver n'ont pas permis de l'adopter dans les contrées septentrionales. Dans Ititat actuel, sa culture apjiai lient aux parties méridionales de l'Europe : la Provence, l'Espagne, l'Algérie , etc.

umë» êm végétoiloB. — La batate a des tiges rampantes, rarement volubiles; ses feuilles sont cordiformes, aiguës, pétiolées et très-développées -, seâ fleurs soiit eu cloches ou

LESi PLANTES FÛUilKAG£R£S.

campanulées, purj)uriiics, et portées au non]l)re de 3 à k sur le même pédoncule. Ses graines sout triangulaires et noires, sa racine est tubéreuse» munie <i*yeux, féculente, sucrée et très-agréable.

Cette plante végète lorsque la température moyenne de 1 atmosphère atteint -|- 12"; elle exige, d'après M. de Gasparin 3645* de chaleur totale pour mûrir les racines tuberculeuses pour lesquelles on la cultive. ^

Vttriéiéa» — On cultive dans les contrées du Midi cinq variétés.

!• BaiaU rouge longue, — Racine allongie, effilée , cylindrique; peau lisse et rouge jaunâtre; chair fine, jaunâtre, douce, très-sucrée et farineuse.

2» Batate jmme (H Indes. — Racine semblable à celle de la variété précédente, excepté que sa peau est jaune pâle.

Cette variété forme tardivement ses tubercules.

Zp BaUUe rose ée Mahga, — Racine ovoïde, cannelée, trèsgrosse, à peau rose nuancée de jaunâtrej chair excellente a^ant le goût de la châtaigne.

Cette variété est plus productive que les précédentes.

4* Batatê-igname, — Racine courte, grosse, irrégolière, cannelée, renflée» à peau blanc grisâtre ; diair blanche peu sucrée.

M. Vilmorin l'a reçue de la Guadeloupe, dont la latitude correspond à celle de Bordeaux; elle est très-recherchée des confiseurs.

5« Batate violeite. — Racine grosse, irrégnlière; peau rouge violâtre; diair moins line que celle de la batate rouge.

Les racines de cette variété sont celles qui se conservent le moins bien. BUe a été introduite en ia36 de la Nouvelle-Orléans.

€oai9«»iiiM. — La racine de la batate a beaucoup d'ana-

BATATB. 197

logie, quant à sa composition , avec ia pomme de terre. Voîci deux analyses faites par M. Payen :

B. rouge. B. igname.

Eau 71,25 76,60

Amidon 17,00 13,20

Sucre 3,20 S,60

Cellulose, etc. . .... 8,&S 7,60

Suivant MM. Proust et P.iyen, la batate rose de Malaga ne renferme que 2»4 pour lût) d'amidon.

Temto. ^ Cette plante demande des terres un peu légè* res et riches; elle réussit très-bien sur du terreau consommé.

MBiUpiieation. — La batate se propage de boutures. Yoici comment on les obtient.

Au mois de mars ou d'avril , on fait une couche avec du fu-

mier que l'on couvro de 0'",08 à 0"',012 de terre, dans laquelle on plante des tubercules, de manière à ce qu'ils soient séparés de plusieurs centimètres les uns des autres. Quand cette plantation est £iite , on couvre la couche avec des châssis ou des cloches , et on donne les jours suivants les arrosages nécessaires.

Lorsque les pousses ont O'",l0 à 0"',15 de longueur, on les détache avec la main des tubercules « on les plante sur des plates-bandes, et on les garantit du froid par des panneaux de châssis, des cloches ou des paillassons. Cette opération est faite dans le but d'enraciner les pousses.

Vers la fin d'avril, en mal ou au commencement de juin , lorsque les boutures sont bien enracinées, on les enlève de cette pépinière pour les mettre en place.

D'après M. Hegnier, 80 kilog. de tubercules peuvent fournir 17 000 boutures.

Dans le Midi les boutures se vendent 1 ftr. SO c. le cent.

Kisc en place des boutures. — Les plantes enracinées doivent être plantées dans des fosses bien ameublies, larges de 0",80 à 1"* , et profondes seulement de O'^SO. Lorsque le sol a été profondément divisé, les plantes produisent beaucoup de feuilles et peu de tubercules. Avant de mettre les plantes en place, on supprime les feuilles, sauf les deux supérieures^ et on éborgne les yeux qui se trouvent à la base des pétioles que Ton a coupés à l centimètre de la tîge. Les racines doivent être plantées couchées dans des fosses de C^jlOde profondeur. On espace les {»ieds de 0"',50 à 0'"65.

Soins d'entretien. — La batate demande , pendant sa vé< gétation^ des binages réitérés» jusqu'à ce qu'elle ombrage le sol par ses nombreuses tiges.

En juillet, on butte très-légèrement les pieds pour concentrer plus de fraîcheur autour des racines» ou on les arrose une ou deux fois au moyen d'irrigations par infiltration.

Récolte. — L'arrachage a lieu vers la thi de septembre , avant l'arrivée des pluies d'automne, après avoir coupé les tiges. Il faut choisir, autant que possible, pour faire cette opération, un Jour beau et sec. On doit éviter de couper ou de meurtrir les racines.

Les tubercules ne doivent être rentrés qu'après être restés pendant quelque temps à l'action de l*air et du soleil pour qu'ils renferment moins de partiée aqueuses.

CMMPvatira. Les tubercules de la batate s'allèrent fa* cilement lorsque la tt iiijiérature moyenne de l'atmosphère descend à -|- 4**. Pour les conserver quelques mois après leur' arrachage, il faut les déposer dans des locaux sains dans lesquels on maintient la température à -f- 9** ou + 10*. On a souvent réussit à les conserver d'une manière convenable en

BATATE.

les stratiOant dans des caisses avec du tan sec, de la sciure

de bois ou de la mousse bien sèche.

Rendement. — A. TUBERCULES. — Le produit PU tunt rc\iles est souvent très-élevé. Voici ce qu'on a obteuu par hectare dans les contrées méridionales :

En Algérie, un hectare donne jusqu'à 50 000 kllog.

B. Tiges ET feuillls vkktes. — La batate produit dc^ tiges nombreuses que l'on peut donner auxanimauv dornesiiques. Les vaches laitières les mangent avec avidité. A Saint-Domingue , on Ta fauchée quatre fols pendant sa végétation. Il serait utile de l'expérimenter en Algérie comme plante fourragère et de constater ce qu'elle peut y donner en tiges et feuilles vertes.

VftiMir«oaimevclmto te nelBM. — Dans le Mîdi^Jes tubercules de batate se vendent 5, 10 et quelquefois 20 et

30 francs les 100 kiiog.

MUMrav de Saint- Méry.—Mém. de la Soc. d'agr., 1789. triin. d'hivor. ■••rmenflfr. — Traité de la cuil. de la p. de terre, 1789. in-8, p. 32ô. ■■••r. — Cours complet d'agriculture, 1822, iu-8, t. XI, p. 248. mmsmê, — HéoMHrede la Sodâté d'agrieulture, 1838, in'8, p. 26û. MMfl. — Journal d*Agriciiltiire piatique, l'* série, t V, p. 917. BMCBlcr. — Mémoire de la Société d'.igricnl ÎS'i?, in-8, 09. !VIn<«*<f>n. .Mémoire ilo la Sociét<* d'aîrrifultnie, IS'iT, in-S, p. lî.'i. lie «.AMpttrta. — Cuur.'» d'agriculture, IH'iH, «a 8, t. IV, p. .'iG. «ilrardlB et Dabrcull. ~ Cours élém. d'ogr. , 18.'i?, in 1^ t. Il, p 127. VAllet ém TllIeBMiTe. — Kanuel sur la culiure des bâtâtes, 18^0 1 iii-8. TllMorl». ~ Bon Jardinier, 1853, in-8, t. Xt, p. 24a

De Gaspariu Régnier , . . , Ridolfi

30,000 kil.

BIBUOGRAPHIË.

Uigiiizeo by LiOOgle

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