IGNAME DE LA CHINE
A. Tronçùfu de racines*— On divise les racines en fragments
de plusieurs centimètres de longueur, que Ton plante en
pleine terre, en mars ou avril. Chaque fragment {fig. 22) donne naissance à une tige et à des bulbilles, et i) s'enfonce dans le sol et se renfle à sa hase.
B. Bulbilles. — Les petits tu hercules ou grenons qui naissent en abondance à Taisselle des feuilles dans la partie supi rii ure des liges (fuj. 23), servent aussi à la propagation de l'igname. Un les met en terre au printemps» ou on les plante en pots lorsqu'on les récolte. C'est à répoque où les tiges nit'urent qu'on les recueille. Ces luilbilles se développent principalement sur les plantes qui vivent dans les pays méridionaux. Elles présentent toutes à leur sommet un bourgeon terminal b.
Pig. 21. — Portion de rhizome enracinée.
Fig. 33. — Orenons développés à l'aisaelle des feuilles.
Quand on ne les plante qu'au printemps, on doit les mettre dans des vases et les couvrir de terre pour éviter que l'air
ne les dessèche.
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C, Bouinrei» — Pour bouturer l'igname de Chine, on prend,
enjuillot, un fragment de rameau muni d'un œil, et on le plante dans un godet que l'on place ensuite sous cloche. Au bout de cinq à six semaines, lorsque la reprise de cette bouture a eu lieu, on distingue à sa base (fig, 24) un ou plusieurs rudiments de tubercules. On met ensuite en pleine terre sous châssis.
Ce moyen de propagation ne convient que quand l'igname
Fig.w.-Bi»utii«deiige. années de véprétatlon tous
les soins d'enlrelien que réclame la betterave pendant son existence.
Ces tiges non soutenues par des tuteurs rampent sur la terre et s'enchevêtrent les unes avec les autres et dispensent de biner la surface du sol.
Arruciift^e. — On arrache les rhizomes aussi tard que possible, en automne.
Cette opération doit être faîte avec soin, car les racmes se cassent très-facilement.
de Chine est cultivée dans les
jardins.
D. (traînes. — L'igname de Chine produit dans la Pro* vence et en Algérie des graines de bonne qualité; mais
ces semences, ainsi que l'a constaté M. Decaisne, germent très-inégalement.
Ce mode de multiplication
|)roduira probablement des variétés.
é'eBtretlea. — Cette
plante exige pendant ses deux
1GNâM£ D£ la CHiaE
Avant de les consommer, on les laisse se ressuyer quel*
qiH's joui d la sui laœ du sul , afin qu'elles soient moins aqueuses.
Les petites racines sont conservées dans du sable pour ser* vlr à la multiplication Tannée suivante.
iioiuiemcnt. — Jusqu'à cejuui , on necoliliait pas la quantité de racines que l'on peut récolter par hectare. Toutefois, cette quantité parait devoir être considérable. D'après les expériences faites par M. Decaisne , elle s'élèverait à 60 000 kilog. de rhizomes par hectare. On a récollé des racines qui pesaient jusqu- à 1 kilg. 500.
ConclusUm, — Ën résumé , la culture de Tigname de Chine est simple et focile. Si un jour on la multiplie en grand parce qu*on aura diminué la longueur de ses racines ou obtenu une variété à rlnzomes spliériques, l'honneur en reviendra à M. de Moutigny.
BIBUGGRAPlilE.
UreaUne. -- Culture de l'igname de Chine, in H. 18^4. Pépin. — Notice j»ui le Dio^corea Japoaica . 1866, in-8. Mite*. — • Notice sur Tigname de Chine, 1855, iti-8. CMprlère. ~ Revue horticole, V série, t. IV, 1855, p. 369. Diirlinrtc. — Annales de la Société centrale d'borlicttlture» 1859, p. kGà* liUuorln. — Bou Jardinier, 1856, in-12.