C. OuAtnriTé de graines. — On répand par hectare de
5 liectolilres de graines, ou lio à 160 kilog. Cette quantité suilit pour que le sol soit bien gai ni.
C'est à tort que Ton a dit qu'il fallait en semer 7 et même 8 hectolitres. Ces quantités ne sont nécessaires que lorsque les graiiiL.s sont confiées à des sols nus, des terres pauvres, ou qu'on doute de leur bonne qualité.
SeneMM. La semence du sainfoin est bonne lorsque sa gousse a une couleur jaune légèrement brune ou rougeâtre, et que la graine qu'elle contient est pleine et roux jaunâtre. Les gousses vertes ou très-verdâtres et celles de couleur brune ou noirâtre germent toujours difiicilement, ou
LES PLANTES rOURRAGÈRES.
elles donnent naissance à des plantes qui restent toujours chétives, si eûes ne meurent pas; les premières ne sont pas arrivées à parfaite maturité; les secondes sontvieOles on ont
élé récoltées par des temps pluvieux.
On doit semer, autant que possible, des graines delà dernière récolte, parce que celles qui ont plus de deux ans ger^ ment mal.
Les graines de cette légumineuse sont souvent mêlées de semences de piniprcnelle et de brome doux. On sépare ces graines des semences du sainfoin en nettoyant celles^â avec un crible cylindrique.
BeceaTremeBt des graiaes. — La grosseur des graines du sainfoin ne permet pas qu'on les abandonne à la surface du sol après les avoir semées. Pour que leur germination soit assurée, il faut les enterrer au moyen d'un ou deux hersages. Elles ne germent vite et complètement , quand elles sont de bonne qualité , que lorsqu'elles oui été placées de O^jOS à 0'",05 de profondeur dans le sol. 11 y a avantagei dans les terres légères et sèches, à faire suivre cet enfouissement par un roulage. Cette opération tasse la couche arable et lui permet de conserver plus de fraîcheur pendant les séclieresses d'avril ou de mai.
Le rouleau et la herse d'épines enterrent incomplètement les graines de cette plante.
cseraiiMtioB. — Les semences de sainfoin germent au bout de huit jours lorsque la température s'est élevée à -f 8® ou -f 10% mais leurs cotylédons n'apparaissent è la surface de la terre que quinze Jours environ après que les germes ont rompu les gousses qui les enveloppent. Ces cotylédons se distinguent très-facilement, par leur forme , des cotylédons de la luzerne et du trèile. (Voir Luzerne, gmnimtion, p. à49.)
AsmetetlM ém sainfola mt d*A«Cres plMCea. — On sèlTie
quelquefois du trèfle rouge avec le sauiluin, dans le but d'accroître les produits de cette deruière légumineuse. Cette association n*est avantageuse que quand le sainfoin doit être défriché à la fin de sa seconde ou de sa troisième année d'existence. (Voir Luzerne, p. 251.)
l^orsque le ^alnibin doit végéter pendant plusieurs années sur des sols pauvres ou crayeux, on doit préférer la pimpnndU au trèfle. Cette plante, qui est très-vivace et très rustique, produit autant que le sainfoin; en outre, elle ne disparaît pas comme le tn^fle d année en année, en laissant de nombreuses places vides sur le champ. On peut remplacer la pimprenelle par le ray-grass,
B9ÎUU 4*«BtMCieii. ^ A l'exception des hersages, qui doivent être modt'rrs, le sainfoin exige les mêmes soins d'entretien que la luzerne. (Voir Luzerne, soiïisd'etUrelieny\). 251.)
Si les hersages étaient très-énergiques, comme le sainfoin a son collet hors de terre, beaucoup de plantes seraient dérar cinées ou en parUe diHruites, au détriment des produits.
Les plâtrages rendent le sainfoin plus productif quand il végète sur des sols privés pour ainsi dire de carbonate de chaux.
Plflmces nuisibles. — Le saiiiloin redoute aussi plusieurs plantes indigènes. Voici celles qui lui nuisent le plus :
A. Le brome doux (bromus holejs, L.) est bisannuel; ses tiges ont de 0",30 à 0"»40 de hauteur, et elles sont couvertes d'un duvet blanchâtre qui les rend douces au toucher. Cette graminée est une de celles qui se propagent le plus rapidement, parce que ses épillets mûrissent toigours avant la floraison complète du sainfoin. On prévient sa multiplication en fauchant une année les tiges de cette légu mineuse avant le développement de ses épis ûoiaux. Par ce mo^eu, on
286 i.ES PLAINTES FÛURBAG£B£S.
empôche la formation et surtout la iualurité des graines du brome.
B. Le brome stérile (bromos sterius, L. )e8t annuel et pro> duit des tiges un peu plus élevées que celles du précédent n mtkrît aussi ses graines en juin. On doit encore hUer la première coupe si i on veut i'empécher d'envahir de nouveau le sol.
G. hdchiêrukntimTicau rbpbns, L.) est vîvaoe; ses racines sont nombreuses et traçantes. On le détruit difficilement lorsqu'il a envahi le sainfoin. Il faut donc l'extirper avec soin des terres où il végète , quand ces terrains doivent être convertis par le sainfoin en prairies artificielles.
■éMito* — A Époque. — On ftudie le sainfoin en mai dans le iMidi ou dans la première quinzaine de juin dans la région septentrionale, lorsque les Heurs sont épanouies et que les gousses des premières fleurs sont formées^ c'est-kdire lorsque les épis sont au tiers défleuris. Il ne fout pas attendre que les fleurs soient complètement fanées ou tombées, car les tiges forment alors un foin dur et de qualité trèsrsecondaire.
La seconde pousse se récolte en septembre et quelquefois seulement en octobre.
K. Fanage. — Le sainfoin se fane plus facilement que la luzerne et le trèfle , parce que ses tiges contiennent moins d'eau que -ces deux plantes fourragères. (Voir I^izerkk, fa~ nage, p. S6S.)
Dans les provinces du Midi, on exécute souvent le fanage en réunissant les tiges en bottes et en appuyant quatre de celles«^cl les unes contre les autres.
Ouelqucs jours suffisent pour que la production verte soit convertie en foin.
Fauché et desséché lorsque ie ciel est légèrement couvert»
le sainfoin donne un foin vert et plus aromatique que le foin de luzerne.
Dans les contrées du Nord, les pluies de juin nuisent parfois au fanage et noircissent les tiges et les feuilles*
Fané à Textréme, le sainfoin perd une grande partie de ses feuilles et blanchit, et son odeur est presque nulle.
G. BoTT£LAGE. — Yoir Luzemej p. 263.
' €«iiMvvttiUB ûu pMdait mme, — Voir iMZême, p* 264.
PAtaraffe. — La seconde pousse du sainfoin ordinaire est presque toujours consommée sur i)lace par les animaux. Toutefois on doit éviter de la faire pâturer par les beHes à laine, parce que leurs dents sont mortelles pour le sainfoin. Les bétes à cornes ne nuisent nullement à cette planta ; c'est qu'elles ne rentrent pas son collet, comme le font toujours les moutons. La dépaissance par les bètes à laine n est possible que lorsque le sainfoin doit être défriché.
Bappavt cbM le féam^e m« •! to pMdall ywH. — Le sainfoin à l'état vert donne plus de foin que la luzerne, parce qu*il contient moins d'eau. D'après :
BoflC. ... 100 kil. 86 réduisent à 30 Ul. Londet.. — — 32 33
Moyenoe 31 16
Rendement. — Le produit sec du sainfoin est très^varia- . ble, parce qu'on le cultive presque toujours sur des terres pauvres. Nonobstant, on obtient par hectare, d'après M. Uendu , dans les départements qui suivent :
Aude 5000 à GOOO kil.
Tarn 40U<) à 6000
Nord 3000 à 4000
Le sainfoin à deux coupes donne, d*après M. Is. Pierre, de 8000 à 9000 kilog. de foin dans la plaiuQ de Gaen.
s 88 LES PLANTES FOUBRAGÈRES.
A Grigoon> le produit moyen est de 4500 kilog. Le regain est compris dans cçs divers produits.
On peut indiquer Icb Uivers rendements du sainfoin de la manière suivante : -
Fourraffd vert. Foin.
Très-bonne récolte 25000 kil. 7000 kil.
Bonne récolte 20000 ôOOO
Récolta passable l&OOO 3500
Récolte médiocre 10000 2500
■éfl«ite dm ^Mdum, — La récolte des graines a Heu en juin, sur les sainfoins de trois années au moins d*exlstence.
On fauche les tij^cs loisi^u'elles sont un peu sèches, que la plupart des gousses ont perdu leur couleur argentée, qu'elles sont avr^Yées à maturité et qu'elles ont une teinte jaune, lé* gèrement brune. Je dis que beaucoup de goustes dament avait une teinte tlrjà foncée, car toutes ne mûrissent pas au même moment. Il faut exécuter le fauchage de préférence le soir ou le matin, pour éviter la chute et la perte des graines mûres, qui se détachent facilement des épis. Les tiges restent en andains sur le champ. Le surlendemain on les place sur une bâche sur laquelle on les bat avec une fourche ou un lléau, pour n'en détadicr que les semences bien mûres. On peut aussi exécuter ce battage au moyen d'une machine à battre fixe ou mobile.
Suivant Scliwerz, quatre hommes peuvent battre en un jour le produit d'un hect ire.
Quand le battage est exécuté, on sépare les folioles, les débris de tiges des gousses, à Taide d'un tarare. Aussitôt que ce nettoiement est terminé, on porte les graines dans un grenieiTi .où on les étend en couche peu épaisse. On doit les remuer une ou deux fois tous les huitjom>s. Dès qu'elles sont sèches et qu'aucune fermentation n'est à craindre « on les réuuit en tab un on les ensache.
SAlNFOin. 289
Les liges peuvent être données aux animaux, quoiqu'elles soient moins nutritives que si elles avalent été fanées.
Qaantité de griiines qu'on peut recultiT. — L.i i|U.ui(ilC
de graines que fournit un hectare de sainfoin est toujours en rapport avec la vigueur et le développement des tiges. Les terres qui ne produisent qqe 1500 à 2000 kilog. de foin ,
ne donnent jamais au delà de 12 à 15 hectolitres de f^i aint^. Les terres riches en produisent souvent au delà de 20 à 30 hectolitres.
PoM« «6 l'hMioiitM. ^ Un hectolitre de bonne graine de
sainfoin pèse de 31 à 32 kilog. Les gousses qui ne sont pas arrivées à maturité complète ne posent souvent qifb 27 à 28 kilog.
¥aiew Mtrftive. ^ On ne fauche pas ordinairement le
sainfoin pour le donner, à Fétat vert, aux animaux qui
vivent en stabulation dans les étables.
Le foin de sainfoin a une valeur nutritive un peu plus grande que le foin de luzerne. Voici les chiffres que la pratique lui assigne :
André PO Rieder 90
Crud yO Royer »4
Gemerhausen 90 Schnée 90 ■
Kranls 90 Thaër 90
Pabst 90 * Webor 90
Pelri 85 ^
[MojBnnB. 89
Olivier de Serres a donc eu raison de dire que cette iégumineuse était une herbe valeureuse, exquise, appétissante et substantielle.
Emploi à l'étmc vort. — i.e sainroiii est rarement donné en vert au bétail, parce qu'on le convertit facilement eu foin.
S90 LES PLANTES FOUBRACÈHES,
Eaipui ém léîm, Lefoin de sainfoin est donné aù bétail
tel qu'il a été récolté.
AeUM dm Mm mmw le bétail. — Ce foin convient spécialement aux chevaux, aux bœufs et aux vaches.
Il rend le lait plus butyreux et les chevaux plus vigoureux. De Dombasle le refrardait r oiuinele plus sain et le plus nutritif de tous les fourrages secs.
mm»é% 4*0zisiMce é«m mmàmtmêm; — La durée d'existence du sainfoin varie toujours suivant la fertilité des terres, leur propreté , et selon aussi la positioti qu'on lui accorde daiis les assolements.
Lorsqu'il fait partie des rotations , on le défriche à la seconde dta à la troisième année, comme cela a lieu souvent dans un grand nombre de localités du Midi et du Nord. Quand, au contraire, on l'a placé hors d assolenaent, il continue à végéter, quatre, cinq ou six années, selon sa productivité, la nature et l'état des terres sur lesquelles il existe.
iiéffrlcbMMMit. — Le défrichement des sainfoins s'exécute comme celui des luzernières. (Voir Luzerne, (/e/nc/iemeia, p. 271.)
Q««Btllé de nclBM lalMéMt ûmmm le sol. — Le sainfoin laisse dans le sol un poids moins considérable de racines que
la luzerne, parce que ces racines sont ton jruirs moins volumineuses que celles de cette dernière léguniineuse.
J'ai trouvé dans les environs de Paris, alors que le sainfoin avait végété pendant six années sur des terres calcaires siliceuses, peu fertiles, qu'un hectare en contenait seulement 10 000 kilog. Dans des terres plus fécondes, produisant 18 hectolitres de froment, la quantité s'est élevée en moyenne à 15000 kilog.
Amélt«Mitl«B ém mml pmt le ■»l«r«lB. — Cette légiiini-
neuse accroît aussi , par les racines qu'elle produit, la lerii-
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lité des terres sur lesquelles elle a végété. On sait rinfluence si remarquable qu'elle a exercée sur la fertilité des terres
que Yvart riiltivait, il y a quaiante au», à Maisoiis-sur-Altort. C'est avec le saiiUoin, en cilet, qu'il est parvenu a traDsrormer des terres à seigle en excellentes terres à fro* ment. Des résultats entièrement semblables ont été obtenus d:ins le (jAtinais et l;i illiatiipagne. Ces Udii.^loMiiations sont uniquement dues à la iacilité avec laquelle le sainfoin végète sur les terres pauvres et aux racines qu'il laisse dans le sol lorsqu'on le détruit.
Si l'on admet que les racines présentent par hectare seulement un poids de loooo kilog., d'après leur teneur en azote elles constitueraient, dans la couche arable, une richesse équivalente à 26 000 kilog. de fumier. Cette fécondité justifie cette phrase écrite par Olivier de Serres : l'esparcet vient gaiement en terre maigre ei y laisse certaine vertu engraissante^ à rulHiU (Us bkds qui ensuite y sont semés; elle eonflrme aussi ce que disait Duhamel : Un désavantages qa*on retire du sainfinn, est quHl met la terre en état de produire ensuite du froment ou du sci'jlc.
Plantes qni saiveai le défriehement. — Les prairies artificielles de sainfoin ne sont jamais suivies par des récoltes céréales aussi nombreuses que celles qui Viennent après défrichenieiiL tic luzerne. (Voir Luzkrnk, p. ±12.)
Lorsque cette plante a duré cinq ou six années, on demande à la terre une récolte d'avoine ou une récolte de seigle, et il n'est pas rare que cette céréale soit suivie par une culture de froment ou de seigle. Quand son existence a été limitée à deux ou trois ans^ on se borne à cultiver une fois du froment.
Ces cultures répondent parfaitement à la quantité de racines que le sainfoin laisse dans le sol.
S92 LES PLANTES FOURRAGÈBES.
Suivant M. do (;as])arin, le sainfoin, dans les environs de Ntmes, accroit la fécondité des terres qui ont une fertilité initiale équivalente à 30000 kilog. de fumier, d'une richesse égale à -iBOUO kilog.
Cette augmentation de fécondité permet de supposer que celte légumineuse laisse dans le soM8500 kilog. de racines par hectare. ^
Celte richesse est suflisanlc pour qu'on demande à la terre ainsi fécondée, trois récoltes consécutives de blé donnant chacune par hectare 25 hectolitres, et elle est assez élevée pour admettre, avec H. de Gasparin » que le reliquat de ricliesse qui reste dans le sol après ces trois récoltes, élève la fécondité initiale à 49 000 kiiog.
v*teap oon»r«i«ie. — A. FoiN. — Le foin de sainfoin bien récolté se vend toujours un peu moins cher que le foin de luzerne.
B. Graine. — La graine se vend à riieclolitre. Son prix varie entre 9 et 16 fr., suivant Tabondance de la récolte, la qualité des graines et les besoins du commerce.
Mx de Tevlent. — Voicideux comptes publiés par M. Céarié indiquant le tapilal engagé dans la culture du sainfoin et le proût qu'on peut espérer en obtenir :
Dépenses ... fr. KiH fr. 47
Béûéficeîi 17'i 06 127 78 •
Prix de reûept de 100 kih. . 3 57 3 04 Produit par heeiare 5100 kil. 4300 kil.
Si Ton compare le faible capital engagé au produit que donne ordinairement le sainfoin « on est forcé de reconnaftre
qu'il répond tiicore, sous ce rapi:oii , aux éloges qu'on n'a cessé de lui donner depuis trois siècles. Gilbert, il y a cinquante ans, établissait comme il suit le
compte moyen d'un hectare de sainfoin , cultivé sur dix exploitations dans les environs de Paris :
Dépenses 94 fr.
Recettes 197
Bénéfices 103
Le produit moyen s'élevait à 4300 kilog. de foin, qui se vendait de 44 à 45 tr» les 1000 ktlog.
BIULlOGUAlMiiE.
Olivier ém Serm. ~ Théâtre d'.i;;rie., in-i , i. I . p. M H. DeHponimlrrM. ~ I.'arl de s'enrichir en agric. I7(i2. iii-12, p. 'i'i, I»e l aciKcnrry. — Mémoire sut In culture du Hainfoin , llQ^tf in* 12. BlC«ud dp iJllr. — Culture de i esparcet, 17G9, in 8.
nrévlU*. Voyage agronomiqQe, n7&,1n>rj, t. tl, p. 191. »»k«niel. — Élénenls d'agricttltun^ 1779, iil-8, p. tOl. M iMitIère*. — Cours cumplet d^agric, 1788. '\n-H, t. I, p. 136. ■Micr. — Tours complet d'afînc. . I79fi. iu-'j, t. IX, p. 136.
î — Kicliessedu cultivateur. IHO;j, m-H, p. l.'iH.
t — Recueil d'expériences sur le sainruiu , 1806 , in-12. mmme,— Encyclopédie méthodique, 1813, in-4, t. VI, p. )32. ■•met. — Pratique raisonnéc du saiiif iiii . lK17,in-8. l.iillln. ~ Traiir.lo?; prairies artificielles . 1819, in-8, p. 101. B»»c. — Cours d agric, l«-2:i, in-8. t. XIH. p. a67. VvMTt. — Cours dagric, 18i3, in-8, t. XIV, p. lài. «Ilkari.*- Traité des prairies aitiflcielles, 1836, in<8, p. 88. Vtair. — Principes raîsoan&l d'sgric. . 1831 , in-8, t. IV^ p. 446. ■,Murf>. — Le Cultivritpur provençal. 1830. in-8. t. II, p. 3â9. Criid. — économie de l'agric, 1839. rn-8. t. If. p. 222. iicliKverm. — Culture des plantes fourragères, iu-8, p. Iô9.
MAtiard. — Traité des prairies artificielles, 1842, in-8, p. H3. me Pnyvallér. — Prairies artificielles. I8^^2, in-8, p. 62. Finrhard - ! -sai sur les prairies artificielles, 1847, in-18, p. 97. l*r c^n»iuii lu — Cours d'a'îriniHiirf» . IK'iK. in-M. t. IV. Bletkjtrd et Kayen. — Précis d agru iiUure, iH.il , iti-8, l. I, p. 3< '?. «itruHIlB «eilakpeall^r- Coarsélém. d'agr., 1852, io-12, 1. 11, p. 319. irilBi«rl*. — Bon jardinier» 1856, in- 12.
LES PLANTES FOURRAGÈMES.
SECTION III
HBDTSAItini GOMORAIIIUII, L.
Plamt dicUytidiMe de la famiiU des Uguminmiu.
On cultive en Espagne, à Malte, en Sicile et dans la Calabre, lin sainfoin ])articul!er que Ton connaît en France sous
le nom de sainfoin (VEspagne^ sainfoin couronur. flpttn espèce a des ileurs en épis ovales d'uii beau rouge vif; ses tiges atteignent de 1"',50 à 3 mètres ; ses feuilles sont composées de 7 à 11 folioles elliptiques ou arrondies et pubescentes en dessous; ses j^oussps sont glabres, à deux ou cinq articles orbiculaires et épineux.
Depuis longtemps on a cherché à naturaliser cette espèce dans les contrées méridionales de la France ; mais les essais entrepris ont prouvé que notie climat ne lui convenait pas, puisqu'elle gèbi lorsque la température descend à — 6".
Le sainfoin d'Espagne ne peut être cultivé que dans les pays oh les orangers vivent en pleine terre. Il réussit trèsbien en Algérie si on le cultive sur des terres un peu fortes ou sLii* des sols argilo-ferrugineux.
A Malte, on le sème de la mi-mars k la fin de juin, aussitôt après la récolte des céréales d^automne. En Galabre, les semis ne se font que du 15 juin au 15 juillet, pendant les grandes chaleurs de l'été. Les semences ne doivent pas être enterrées profondément.
On emploie de préférence des semences de deux années, car les graines nouvelles ne germent pas très-bien.
Les semences germent du quinzième au vingtième jour.