‹ Les plantes fourragèresChapitre 40 sur 115 · AJONC MARIN · texte numérisé non relu

AJONC MARIN

plaiiitt tûurragère. Il pousse vigoureusement sur les terres argilo-siiiceuses ou schisteuses profondes et saines. Sur de tels sols, son existence dépasse souvent dix et même quinze amiées.

Cette léguinineuse redoute les sols ombragés, les terrains où Teau reste stagnante, les fonds marécageux, et réussit rarement sur les terrains qui ne produisent que de la bruyère. Il végète aussi trèanliflictlement sur les terres compactes et les sols glaiseux.

Senls. — A. KpotjUE. — i)n SL-iiie les graines d'ajoiic au printemps, en avril ou mai, ou en automne, en septembre et octobre. On doit préférer les premiers semis aux seconds, lorsque Ton a à redouter des gelées et des dégels subits et intenses pendant l liiver.

L'ajonc, quoique très^rustique quand il a atteint la iiu de sa première année, est délicat pendant sa jeunesse; c'est pour ce motif que les gelées d'hiver détruisent quelquefois les jeunes plantes qui ont pris naissance avant cette saison.

On peut aussi le i>euier en juin sur les terres où l'on a fait une semaille de sarrasin.

Les graines doivent toujours être répandues sur les terres qui ont été ensemencées en céréales, afin que ces plantes abritent les jeunes ajoncs, pendant les mois de juin et juillet, des rayons ardents du soleil. Dans l'ancienne province de Bretagoe, où Ton a appris par l'expérience avec quelle difficulté l'ajonc résiste, quand il est jeune, à des chaleurs trèsfortes, on n'eiluctue jamais les semis sur des sols nus et on coupe toigours la céréale qui le protège quand il est jeune à 0%l& ou 0",20 au-dessus du sol.

Bn Angleterre, on répand quelquefois les graines en lignes espacées de 0'",20 à u'",2j.

< B. Quantité de semences. — On sème la graine à la vo-

\ée, à raison de 15 à SO kilog. par hectare, selon la qualité

des semences. On doit semer dru, alin que le sol se trouve bien garni de plantes et que leurs pousses soient aussi allongées et flexibles que possible.

Lorsqu'on se sert d*un semoir» on en répand seulement 8 à 10 kilog.

G. Aecouvrëmënt des graines. — Les semences doivent être enterrées légèrement soit par un râtelage, soit par un roulage ou un hersage léger.

8oins d'enirctieu. — La graine d'ajonc lève au bout de qumze à vingt jours.

Cette plante ne reçoit pas de culture d'entretien pendant sa végétation.

On se borne la première année à épierrer les champs, si cette opération est nécessaire.

Béeoice de l'ajone enitivé. — La récolte s'opère ordinairement depuis la fin de novembre jusqu* à la fin de février. On coupe rarement en mars, car à cette époque les ajoncs sont en pleine fleur et leurs liges conimencent à durcir.

L'ajonc en fleur a beaucoup d'amertume.

11 faut avoir le soin de couper rez terre. Quand la faux, à Képoque de la récolte» n*est pas bien conduite, lorsqu'elle n'est pas dirigée aussi près de terre (jue possible, les parties herbacées qu'on laisse sur le soi deviennent ligneuses, forment des tronçons qui résistent, l'année suivante^ à la faux, et Tébrèchent

Dans les provinces cle l'Ouest, l'ajonc n'est pas toujours cultivé. Dans plusieurs localités, un utilise les pousses annuelles des pieds qui existent le long des cliemins sur les fossés, et qui forment ces haies si caractéristiques et si utiles aux récoltes en ce qu'elles naissent en quelques années. Dans le centre de la Bretagne, on ne fauche souvent les

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