CHICORÉE SAUVAGE
procurer à son troupeau une nourriture verte qui put le préserver de la cachexie aqueuse et du sang de rate, que Cretté de Palluel a cultivé pendant longtemps la chicorée sauvage.
Ou a avancé que le lait des vaches qui se nourrissaient de chicorée sauvage avait une saveur amère. L'expérience a prouvé vingt fois que les vaches qui mangent les feuilles de chicorée sauvage à Tétat vert donnent un lait aussi doux et
aussi butyreux que lorsqu'elles reçoivent du trèfle ou de la luzerne.
La valeur nutritive des feuilles de cette plante n'a pas encore été déterminée. Toutefois, on sait que malgré la gronde quant it»' d'humidité qu'elles renferment, elles sont salubres, nutritives et fortiiiantes.
€Miei«si«M. -* En résumé , la chicorée sauvage ne peut lutter avec avantage avec la luzerne et le trèfle, mais cultivée seule ou alliée à d'autres plantes fourragères vivaces , elle constitue sur les terres médiocres, mais perméables, de précieuses prairies artificielles.
BIBUOGRAPHIE.
AvMmr TmB«.^ Le Cultivâteur anglais, ISOI, in-S, t. Xni, p. 301.
Cretté ém Mllael. — - Traité des prairies artificielles, I*^' I , ia-8. I>e Père. — Manuel d'agriculture pratique, 1806, in-8. p. k^. Bo»e. — Ck>ur8 d'agriculture, 1821, iu-8, t. IV, p. 369.
SECTION XI
Plmpr«Béll«.
(1Im|(mv, ompe; «llatioii à la tumb du oïlite.) POTtSIOM SAMOCISOftBA, L.
Ptanie dicotffkdoM de la familU du Mimeitt,
ÀmglaU, — Burnet EsjiagnoL ~ PimptoeUa.
AUemoHd,^ Pimpindle.
Historique. — Mode de végétation, — CompositioQ. — Semis. — Poids de l'hectolitre, — Soins d'entretien. — Récolte. — AcUoa sur le bétail. — Son utilité. — Propriétés qui la font rechercher.
HUi«ri4«e. — La grande pimprenelle est coaoue depuis très-longtemps comme plaote appartenant aux prairies naturelles.
C'est en 1760 qu'elle a été cultivée pour la première fois eu i^urope comme plante fourragère. Les premieri» essais furentiaits en Angleterre, par Rocque, auquel la Société d'encouragement pour les arts utiles de Londres accorda une gratilicalion de lOûOfr.
Ûuavendu, uneauuée, àUennes,ilya un siècle, 12000 kil. de graines de pimprenelle qui furent semés sur 140 hectares. Ces semences venaient de Normandie et de Hollande.
Mode de végétation. — La pimprenelle résiste aux froids les plus intenses et aux chaleurs les plus fortes.
Cette plante a des racines pivotantes, des tiges anguleuses, hautes de 0",50 à 0",60, garnies de feuilles composées de 11 à 15 folioles presque sessHes, petites , ovales, glabres ou velues, à dentelures prulinides, des Heurs terminales en épi, pourvues à leur base d'une bractée et de deux bractéoles. Kile végète spontanément sur les terres calcaires, granitiques el
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PIMPRENBLLE.
volcaniques sèches et perméables, dans toutes les région as* tronomicpies.
CoMpoaitiM. — On ne connaît pas encore la composition
exacte de la puiiprenelle.
Sprengel a constaté par l'analyse qu'elle contenait les matières suivantes :
Substance* aoLubles dans l'eau 6 ,60
flemte. — On propage la pimpreoelle à l'aide de graines qu'elle fournit en abondance.
On la sème à la volée ou en lignes, au printemps ou en automne, à raison de 30 kilog. de graines par hectare. On l'associe ordinairement au sainfoin, à la chicorée sauvage ou au ray-grass. Ou doit éviter d'enterrer profondément les graines.
On peut semer la pimprenelle soit dans une céréale de mars, ou en juin sur les champs qu'on vient d'ensemencer
en sarrasin.
La graine de la pimpreuclie est presque spiiéiùquei elle est un peu rugueuse et présente quatre angles assez apparents; sa couleur est jaune rougeAtre.
Elle met quinze jours environ à lever.
Poids de l'hectolitre. — Un hectoUtre de semenceâ pèse 26 lûlog.]
S^tes «*cBiraii«fl. Cette plante ne demande aucun soin
d'entretien.
aéooice. ~ On ne fauche pas ordinairement la pimprenelle Tannée où elle a été semée.
On la coupe quand elle a 0"*,15 à 0^,30 de haoteur. On ne
dans une lessive caustique.
Gife, réaiae...
Fibre T4g«tale
LES PLANTES FOURRACiUES.
doit pas attendre que ses épis soient enlièrcinent développés, car elle repousse leotemeot quand elle a été fauchée tardivement.
Quand elle est cultivée sur de bonnes terres , elle fournit chaque année, à cause de sa végétation accélérée, de trèsbonnes coupes. En 1767, Anderson Ta fauchée huit fois depuis le 14 février jusqu'au S9 septembre; les pousses fiiuchées le 9 juin et le 5 août avaient chacune 0",33 de hauteur.
Action mur le bétail. — l^s vaches et les chevâux la consomment à Tétat frais, mais ils la refusent quand elle a été fanée. Les bétes à laine sont les seuls animaux domestiques qui la consonuneiit avec avidité i l'état sec lorsqu'elle est cultivée seule.
PMpviéiéB «al 1» tmmt vMiicMhev. La grande pimprenelle est regardée à bon droit comme très*ulile.
David Low dit qu'on peut comparer la l imprenelle aux trèfles et aux autres plantes légumineuses sous le rapport de ses qualités; je crois qu'il s'est un peu exagéré les qualités alimentaires que cette rosacée possède. Sprengel est beaucoup plus réservé à son égard ; il fait observer avec raison qu'elle peut devenir nui^iLlo aux aniniaux, si elle est donnée pure en trop grande quantité , à cause de ses propriétés excitantes et astringentes.
Si quelques animaux refusent de la consommer quand on la leur présente pour la première lois, ils la mangent avec plaisir quand ils y sont habitués.
Cette rosacée, fauchée de bonne heure, platt beaucoup aux bétes à laine et aux chevaux , mais surtout aux bétes à cornes. T jut( fois, il faut la donner avec ménagement aux vaches laitières parce qu'elle communique au lait une odeur forte et • un peu pénétrante. Alliée au sainfoin ou à d'autres fourrages verts et fauchée avant que ses tiges soient dures ou dessé-