PIMPRENELLE
chéo^, plie rend le lait meilleur et le beurre plus fin et plus agréable.
La pimprenelle ne météorise pas les bêles bovines et les bètes à laine.
Son principal mérite est de résister aux plus grandes sécheresses et aux plus grands Iroids, de foui nir sur les terres pauYjres, calcaires ou siliceuses, une excellente nourriture verte pendant toute Tannée. Elle repousse promptement durant Tété, soit qu'elle ait été pâturée, soit quoii l'ait fauchée.
Une prairie artificielle de pimprenelle peut durer en bon état pendant cinq ou six années.
Plusieurs parties de la Champagne ont été améliorées d'une manière remarquable par la culture de cette plante.
WllLIOGRAPHIE.
l.Mnbe. — Mémoires de la Société de Berne, 1766, in-12, p. 109. ■••trwe.^ Mémoires de laSoeiété d'agrieulture, 1787, in-S, trim. d'hlrer. »e mmmtm. ^ Traité dei prairies artificielles, 1788, in-4, p. 33. De Matière*. — eiuir^? Pompipt (rngrirultnrf^ , 1788, in-8, 1. 1, p. 80. I^nllln. — Des prairies arlificieiles, IHiy, ui-8, p. 1*21. i«»ri. — Cours d'agriculture, 18'Z3, in 8, t. XIV, p. 381. «Illwrl. — Trtité des prairiet artificielles, 1836, in-8, p. 154 %m*mq. — Traité des plantes fourragères, IR'i'i . in-8, p. 366. VIIsmH». - Bon jardinier, 1856 , ia-13, p. 617.
SiiCTIUN XII.
(De «mi» brûltri fellation aux potU brûUots dt U plfeote.) Uinc moiCAf L.
Pionte (itcofyl^done de la famille d$s UriiUa.
Ristoiiqae. — GUmat. ^ Mode do végétation. Temin. — HoltîpliGatioii.
— Semis. — Transplanlation. — Soins d'entrelien, — Récolta. — Emploi des tiges. — Aetion de Tortie sur le bétail. — Bibliographie.
HtatorttM. » Uortie dioïque ou grandô ortie est cultivée depuis longtemps en Suède comme plante foumgère. Elle a été recommandée en France par Rozier, Gilbert et Cba^^
lu m eau.
ciiMftt. — Cette précieuse plante est connue de tous et on la rencontre partout. Ainsi, elle croit dans les contrées du nord comme dans les provinces du midi, sur les coteaux ou dans les plaines et à l'oxposilion du nord comme h celle du midi. Dans ces diverses situations elle n'exige aucune culture.
■ode êm YécéuiciM. — La grande ortie est vivace» ses racines sont fibreuses et traçantes; ses tiges sont simples , carrées cl hautes de 0'",50 à 1"\50; ses feuilles sont cordiformes, lancéolées, dentées en scie et revêtues, comme les tiges, de poils brûlants; ses ûeurs sont petites, verdÂtres, dioiques et réunies en grappes axillaires dépassant de beaucoup le pétiole; ses graines mûrissent en été et tombent d'elles-mêmes.
Cette plante résiste au froid le plus intense et aux grandes chaleurs; elle végète jusqu'aux gelées.
Vemia, L'ortie n'exige pas de terrain spécial. Toutefois, elle n'atteint son dévelo])pement maximum que dans les sols riches, mais non humides.
ÛETIE DIOÏQUE
Elle croît très-bien sur tous les sols perméables et pierreux, les terrains en pentes ou à plat; les terres brûlantes ou fraîches, les sols pauvres ou fertiles.
■■itipitofrtimi. — On la multiplie de graines oa en divi* 8ant ses racines. Le premier mode de moltiplication est le seul possible en agriculture.
Uwdm, — On sème les graines de la grande ortie en août et septembre dans des rayons espacés les uns des autres de 0-,l« àO-,16.
La semence, à Laii«e de sa finesse, doit être mêlée 'i du sable. On la couvre avec un fagot d'épines ou au moyen d un léger rfttelage. fille ne lève qa'Bu printemps suivant.
Le semis fait en place doit être un peu épais, afin que les plants aient plus de tendance à s'élever.
TrABspUstAtlM. — On transplante les plants provenant des pépinières au mois de septembre. On a soin d'enterrer les racines de manière que leur collet soit au-dessus du sol.
Soins d'entretien. — L ortie n'exige aucuu soin d'entretien pendant sa v(^gétation.
B«e*ite. — Cette plante ne produit abondamment qu'à la deuxième et souvent même k la troisième année.
On la fauche tous les ans, pour la première fois pendant le mois de mai. Elle fournit une seconde coupe en août et un regain en octobre ou novembre.
On ne doit pas attendre pour la couper qu'elle ait 1 à S mètres de hauteur, car alors ses tiges sont grosses, dures et les aiiin: nix ne les mangent pas.
On la fait consommer en vert ou on la transforme en foin par le fanage.
On coupe la grande ortie avec la fhui ou avec une faucille.
Les ouvriers qui emploient ce dernier outil doivent avoir les mains garnies de gros gants.
Emploi den lige». — Comme les poils qui recouvrent rortiedioïque introduisent daDS les piqûres qu'ils font, une humeur ftcre, un liquide caustique, il est indispensable quand on veut la donner verte au bétail, de la laisser se faner
à l'air ou au soleil après qu'elle a été coupée. Lorsqu'elle a été ainsi abandonnée à elle-même pendant plusieurs heures, ses poils n'ont plus d'action nuisible sur le palais des animaux.
Action sur le bétail. — L'ortie flétrie plaît beaucoup aux vaches et aux porcs. Combien de localités en France ou ks orties sauvages sont la principale ressource, la principale alimentation de la vache du pauvre I
Cette plante donnée jeune, tendre et à demi fanée, augmente et la quantité et la qualité du lait des vaches.
A Grignon, les porcs mangent avec avidité les fanes d'ortie à demi desséchées.
La valeur nutritive de cette plante fourragère est encore à déterminer.
On utilise les semences de l'ortie dans l'alimentation des volailles.
Durée d'existence. — La durée des prairies artificielles formées par la grande ortie est très-variable, parce que celte plante ne végète pas uniformément, même dans les terrains les plus fertiles.
BIBLIOGRAPHIE
Chalnmciiv. ^ Feuille du cultivateur, in-4, 1796, t. VI, p. 395.