IV. hijhnde» Tf. rouge
Matières azotées 4,82 î,81
— non a/otées , 16,45 14,02
— minérales 2,06 1,49
Elu 76,67 81,68
Ces résultats montrent le rôle que le trèfle hybride est appelé h remplir dans les couti'ées où le trèfle coounuD ne réussit pas parfaitement.
M. Le Gorbeiller a analysé les racines du trèfle rouge. Voici les résultats moyens qu'il a obtenus :
Eau 67,00 p. 100.
Cendres.,,, 5,37 Àzole 0,97
Desséchées, les racines renferment 2,94 pour 100 d'azote.
TeffMdM. A. Nature. ^Le trèfle est difficile sur la nature du sol ; il demande de préférence des terres dites à fW>* ment ou argilo-calcaîres, calcaires-argileuses ou silico-calcaires; il végète mal sur les sols compactes et sablonneux, sur les sols tourbeux et de bruyères et sur les terrains trèscrayeux, à moins que ces terrains niaient été fortement fumés ou chaulés ou marnés, et drainés. En général, il réussit difiicilement sur les terrains sujets à souffrir des alternatives toujours fâcheuses de gels et de dégels.
J'ai dit que les terres calcaires favorisaient la végétation du trèfle ; Je dois faire observer que la présence du carbonate de chaux n'est pas indispensable pour qu'il puisse convenablement végéter. Les sels de soude, et surtout de potasse, suppléent victorieusement au calcaire dans les sols siliceux, granitiques et schisteux, qui n*en contiennent que quelques centièmes.
A part texture, la couche arable doit être pro fonde et perméable. C'est en vain que Ton espérerait obtenir des trèfles ayant une végétation luxuriante sur des terrains dont la couche végétale n aurait que quelques centimètres de profondeur, lorâ même qu'ils auraient été abondamment fumés. Quand la terre arable est profonde, les racines pénètrent jusqu'au sous-sol, et y puisent âtcilement pendant l'été la fraîcheur qui leur est nécessaire pour végéter vigoureusement et donner plusieurs bonnes coupes.
B. PRiPAAATioN. — La préparation des terrains destinés aux tréflières doit être aussi par&ite que possible. Si le sol a été mal labouré et hersé, le trèfle reste chétif, s'il ne disparaît pas pendant ses premières phases d'existence; s'il est envahi par de mauvaises herbes ou des plantes à racines tra* çantes, cette plante est bientôt envahie et étouffée.
Il est donc nécessaire, sous tous les climats et dans tous les tel rains, que la préparation de la terre destinée à la plante qui doit protéger le trèfle pendant ses premiers moments d*existence> ait été laite avec la plus grande attention. £n généra], et lors même que le sol serait calcaire, il est indispensable de faire précéder l'établissement des tréflières par la culture d'une plante sarclée, aCn que le sol soit exempt, autant que possible, de cette multitude de plantes parasites qui paralysent son développement.
Les labours s'exécutent, soit à plat, soit en planches convexes, soit en petits bi lions, selon le degré de perméabilité de la couche végétale. La disposition du sol en bi lions, ou mieux en planches bombéesi est nécessaire quand les eaux pluviales rendent la couche arable humide depuis Tautoinne jusqu'au printemps.
G. Fertilité. — Le ti'èlle rouge ne croit avec vigueur que quand la terre est naturellement riche, et qu'elle aété fertiU«
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TREFLE ROUGE
jftéepar des engrais abondants. Cultivée sur des terres propres, profondes t pmnéabies^ calcaires et non acides et de bonne ferHUté^ celte légumineuse est pleinement faucfaable plusieurs fois depuis le mois de mai jusqu'en octobre, et elle fournit des produits abondants.
Dans les sols peu fertiles, ceux qui ont été épuisés par une mauvaise culture, ou que Ton a mal fumés, le trèfle végète mal, s^élève peu s*i1 continue à croître, et on ne peut le considérer que comme une plante de pâturage. Ordinairement le trèfle n'est réellement faudiable que lorsque la terre, quelle que soit sa natUTe» produit de 15 à 16 hectolitres de froment par hectare, et qu'elle peut être classée au nombre des terrains appartenant à l;i ftériode fourragère.
Qaantlté d'en^aii» 4 appliquer. — Le trèile CXige des (u-
mures aussi abondantes que la luzerne (voir, Luzerivb, p. 235). On a souvent répété que cette légumineuse améliorait les
terres sur lesquelles elle végétait, et qu'il n'était pas utile, par conséquent, de faire précéder sa culture par une fumure. Il est aujourd'hui parfaitement démontré que le trèfle est améliorant par les racines qu'il laisse dans le sol elles débris divers qui restent sur la terre pendant la fenaison ; mais s'il enrichit le terrain lorsqu'on le défriche, il l'épuisé pendant sa végétation, puisqu'il lui enlève, quand il produit 4000 lulog. de foin sec à l'hectare^ l'équivalent de 15 OOOkilog. de jfhmier de ferme dosant 0^40 d'azote (voir. t. YIII, Assolement).
Ainsi, le trèfle diminue d'abord la fécondité du sol, et il l'accroît ensuite par les racines et les feuilles qu'il laisse en terre quand il cesse de végéter.
filemls. — A. Époque. — On sème la ^M'aine de trèfle, soit à l'automne, soit au printemps, soit même pendant l'iiiver. Lorsque les terres sont arrivées dans la période céi-éiilei et
LES PLANTXS FOURRAGÈHSS
qu'oo a la certitude que les froments d'hiver ne seront pas remplis de mauvaises herbes, et qu'il y aura possibilité de se dispenser de les herser au printemps, on peut exécuter les semuUes dès le mois de janvier ou de février, soit sur la neige si elle n'est pas très-épaisse, soit directement sur la terre. La neige, eo fondant, attache la graine au soi.
Ces semis, assez en usage dans le nord de l'Europe et dans plusieurs cantons du département de Tlsère, sont ordinaire* ment fav orables, sile sol est disposé de manière à bien s'égoutter durant les pluies, et si ces dernières ne sont pas tellement abondantes, que le sol sera désensemenoé par les eaux courantes. Les plantes, en apparaissant de bonne heure, acquiè* rent assez de force de végétation pour résister, soit aux vicissitudes climatériques du printemps, soit aux sécheresses opiniâtres de l'été.
Les semis que l'on pratique en automne ne donnent pas toujours d'heureux résultais II faut, pour qu'ils soient véritablement avantageux, que î liivcr soit, en général, fort doux, que la terre ne soit pas siyette à être soulevée par les gelées, que Ton n'ait point à redouter les dégAts que commettent souvent les limaces sur les jeunes trèfles vers la fin de Tau* tomne et même durant l'hiver, et que les semis aient lieu sur des sols nus comme on les pratique quelquefois dans le Dauphiné, la Provence et le Languedoc. On doit renoncer h de tels semis quand on veut répandre la graine sur une terre couverte par une céréale en végétation, si la nature du sol exige que cette plante soit hersée vigoureusement au printemps.
Lorsque le trèfle doit végéter en concurrence avec les céréales d'hiver, il est de toute prudence d'attendre que le hersage ou le râtelage ait été exécuté, et que le sol soit, par conséquent, ameubli, et nettoyé.
TAÈFLE ROUGE
Dans la région septentrionale do la France et dans quelques parties du Midi, on répand de préférence la graine de trèfle sur les (ertes qui ont été easemencées au mois de mars, en avoine du en orge du printemps.
Dans les contrées où le sol est très-huniide pendant l'hiver et très-sec durant le printemps, les semences de trèOe sont souvent répandues durant les mois de mai et de juin sur des terres nouvellement ensemencées en sarrasin, en vesce, en lin ou en chanvre. C'est ainsi que l'on sème cette légumiueuse dans l'Anjou, la Bretagne, etc.
Toutes choses égales d'ailleurs, on doit dans les semailles de trèfle : l*" profiter de rhumidité du sol et de celle de Tatmosphère ; 20 prévoir, autant que possible, à l'avance, les effets des sécheresses qui surviennent uiiiiitMli,U(. nuMit api t s les semailles; 3" choisir de préférence le iminienl où la surface du sol a été ameublie par la herse; 40 répandre la graine lorsque la plante protectrice n*a encore que quelques centimètres d'élévation, si Ton ne peut la disséminer aussitôt que la semence de cette plante aura été eniouie dans le sol; 5" enfin, exécuter les ensemencements quelques semaines avant l'époque où les plantes naturelles nuisibles envahissent la couche arable.
B. Sur soi, ku. — La graine de trèfle est rarement semée sur les sols nus dans les contrées du^iord. (Voir Luzerne, p, 2430
G. ExÉcuTioff . — Les semences de trèfle se répandent à la
volée ou en lignes. J'en ai vu de très-beaux champs, en 1860, en Angleterre, qui avaient étésemés en rayons. (Voir Luzerne, p. 244.)
D. Quantité de graines. ^ La quantité de graines que Ton
répand par hectare varie entre 9 et 30 kilog. suivant la qualité des semences, la fertilité de la terre, l étal du soi et de
ralmosphère, et l'époque des scrius. En g^^niTal, les semis doivent être plutôt épais sur les terres légères et peu fertiles, et quand od les pratique en automne ou sur des sols mal préparés et infestés de mauvaises herbes, et clairs sur les terres argilo-calcaîres sur lesquelles le trèfle a plus d'aptitude ou lorsqu'on los exécute au priuteiiq)s sur des sols riches et propres. Ia quantité moyenne la plus convenable, dans les droonstances ordinaires, est de 15 à 80 kilog. à l'hectare.
Dans le Midi, où la germination des graines est .Meuvent contrariée par les sécheresses, on répand parfois les graines de trèfle alors qu'elles sont encore dans leur enveloppe. Ainsi conGée au sol, la graine germe plus promptement, parce
que la gousse lui fournit continuellement une humidité suflisante.
Dans la Haute-Garonnoi où l'on sème 20 à 85 kilog. de graines nues par hectare, on répand 10 à 15 hectolitres de gousses
sur la mênïe superficie.
Semences. — A. CARACTÈRES. — La graine de trèfle est ovoïde et présente une dépression due à ce que l'un des bouts se rétrécit tout à coup et présente dès lors un développement bien moins considérable que l'autre extrémité. Cette semence est moins aplatie que la ^:raine de luzerne et de lupuline; sa largeur égale celle de la minette.
La couleur des semences de trèfle n'est pas uniforme. Ces graines sont jaunâtres, jaune verdâtre, violet, violet verdâtre, violet juni.lti e. I.a couleur violette enveloppe toujours le gros bout de In graine et elle permet de ia distinguer à jwTari des graines de lupuline, de trèfle incarnat ou de luzerne. Lorsque la partie la plus développée de la semence est violette, l'autre extrémité, le petit bout, est rouge très-clair ou bien jaimâtre.
TRÈFI^ ROUGE. 355
B. QuAUTÉ. — La semence nouvelle de trèfle est toujours luisante et quand elle a pu arriver à parfaite maturité elle est lourde et parfaitement nourrie.
Si sa jiuance est hruiiAtre, si elle est terne, c'rst qirelle a mûri diflicilemeut et que l'humidité de ralmosphère est venue empêcher le perfectionnement de sa maturité en modérant l'essor végétatif de la plante.
Avec le temps, la graine de trèfle perd son aspect brillant el ses nuances claires. Ainsi, après une année, elle est dt jà un peu terne et un peu rougeâtre ; au bout de deux et surtout de trois ans, elle est très-peu luisante et prend une teinte rougeâtre plus ou moins foncée» selon la couleur primitive des graines ; (juant a ia couleur Violette, elle est aussi moins vivo, moins remarquable.
Selon Gilbert, la graine de trèfle de couleur violette serait moins bonne que celle qui est d'un jaune doré. Cette opinion est coîitr iire à tmitcs les observations. Les graines jaunes peuvent être aussi mauvaises que celles violettes, si, par des causes diverses, les unes et les autres ont perdu leur faculté germinative.
G. AfrtRATiow. — De toutes les semences agricoles, la graine de trèlle est celle sur laquelle le commerce exerce de préférence son industrie pour spéculer sur la crédulité publique.
Dans les années humides, alors que les graines se détachent difticilenient des gousses, ces dernirics, après avoir été séparées des tiges et nettoyées, sont soumises à Taction de la chaleur d'un four après la cuisson du pain. Lorsque les gousses ont séjourné dans ce four pendant huit à dix heures, on les 11' lire et on les soumet au battage. Ce procédé de dessiccation est mauvais, car généralement il enlève aux semences leur fàcuité germinative.
Uigiiizeo by LiOOgle
LEb PLAfilKS FOUKHAGEHbS.
Lorsque la graine est déjà ancienne on la rend brillante
LU l.i co Livrant d'une couche k'gère et transparente d'huile. (Voir Luzerne, alUratiofif p. 246.) Il ne suffît pas que la semence de trèfle soit nouvelle et
qu'elle soit exempte de graines de minette ou lupuline, il
faut aussi qu'elle ne soit pas mélangée à des capsules de cuscute et à des semences de plantain lancéolé.
J'ai indiqué « page 212, comment on séparait les capsules de cuscute des graines de luzerne.
Quant à la semence du plantain, on la distingue trèsaisément de ceiic du trèfle : elle est très-allongée, presque triangulaire, cornée, et elle est divisée loagitudinalement par un sillon peu profond, mais très-ouvert.
Dans quelques localités on attache une certaine impor-> tance à ce qu'un peu de sable ou (juelques petits graviers soient mêlés à la graine , parce qu'ils indiquent qu'elle a été battue par une aire en terre avec le concours du soleil » et que les gousses n'ont pas été desséchées au four. Il y a quelque chose devrai dans celte manière d'apprécier la qaalité des semences de trèlle, mais on commettrait une grande erreur si on acceptait pour bonnes toutes les graines auxquelles sont alliés du sable et des graviers* Les spéculateurs connaissent parfaitement les avantages que iiossèdeiit souvent de tels mélanges; aussi ajoutent-ils fréquemment du sable très-iin aux semences qu'ils ont préparées, afin de satisfaire aux conditions exigées par les acheteurs et de gagner aussi un peu sur le poids.
ReeoBTreinent des graines. — On rccouvre les graines de trèfle comme celles de la luzerne. (Voir Luzerne, recouvra mmt des semences^ p. 247.)
««nilBAtlM. — Les graines de trèfle germent aussi fa* cilement que les semences de luzerne. Les deux culylédoiis
TRÂFLB ROUGE. 357
auxquels elles donnent naissance sont très-différeots de ceux de la luzerne et de la lupuline. (Voir Luzerne, germUiaHon.) Les feuilles ordinaires du trMIe , celles qui ont trois fo-
lioles, n'apparaissent ordinairement quapn'"S vui^l jours environ, lorsque la feuille première a de 7 à 9 niilliraèlres de diamètre , qu'elle présente déjà une maculure et que son pétiole a O^.Si de longueur.
AMeelatlon du trèfle et du ray-grass. — Le ray-fl^raf^s peut être allié au trùfle avec succès quand on cultive celle légumineuse sur des terres de fertilité secondaire et qu'on doute encore de sa réussite complète. Le ray-grass, qui est bienjnoîns exigeant que le trèfle, végète facilement sur les terres en p('riode t'oun dj^ère si elles cons(M'vont un peu de iraicheur vers la fin du printemps et pendant l'été, et il augmente sensiblement la prodution herbacée de la tré* flîère.
Ouand le sol est aride ou sec pendant l'été, le ray-prr.iss reste presque stationoaire pendant cette saison, mais il végète de nouveau avec une grande vigueur sous l'influence des brouillards et des pluies de septembre. La facilité avec laquelle il re|>ousse lorsqu'il a été fauché ou pAturé par les animaux le rend précieux pour les exploitations qui ont intérêt à conserver le trèfle en végétations pendant deux années. (Voir Rat*grass, p. 312.)
«•imd'eatfetieH. —Le trèfle exige chaque année, comme toutes les légumineuses vivaces ou bisannuelles , des soins d'entretien.
A. ÉpiERREiaNT. — Cette opération se pratique pendant l'automne ou l'hiver. (Voir Luzbrne, épierremetU, p. S51.)
B. FuMURK COUVERTURE. — îiOrsque les tréflières sont établies sur des terres encore dans la période fourraprère, quand les plantes n'ont pas bien végété ou qu'elles sont peu
iiombreus(^s, oii applique eaaulomneou pemidiit l'hiver une fumure en couverture.
Les fortes fumures appliquées trop tôt ont quelquefois des inconvénients : elles activent la végétation dû trèfle en automne, le rendent plus sensible aui gelées ou favorisent la multiplication des plantes nuiMi)les. Aussi ne doit-on fumer de bonne lieure que dans les localités où le trètle ne soutire pas du froid et dans celles où la terre se plombe et laisse à nu une partie du collet et des racines des plantes.
Mais (iuil-oi) niiployer des fumiers jiailleux de pi etorence aux fumiers décomposés t Les fumiers à demi consommés produisent des effets plus sensibles que les premiers, parce que leur décomposition est plus prompte et qu'ils ont plus de tendance à s'attacher au sol. I-.es fumiers pailleux ne sont réellement avantageux que lorsqu'ils ont pour but de pr.>téger les jeunes plantes de l'influence défavorable des gelées et des dégels. Hors cette circonstance unique, ils ont rinconvénient , quand ils ont été appliqués tardivement, d'adhérer difticilement au sol; alors, les parties non décomposées et libres se mêlent nux tiges au moment de la fauchaison et du fanage, et elles diminuent leur qualité nutritive.
C. Plâtrage. — Le plâtre répandu en poudre au printemps après les dernières gelées, et quand le trèfle commence à couvrir le sol, produit parfois des effets très-sensibles* Sous son influence , les plantes prennent un développement re-
inarquable : les feuilles sont plus larges, plus nombreuses, plus foncées en couleur, et les tiges acquièrent plus de cousistance. (Voir t. II, Plâtre.)
D. CsNORAGES. » Dans les contrées où les plâtrages sont
sans action sur le développement du trèfle, on les remplace par des cendrages exécutés eu octobre ou en mars, au moyen
TRÈFLB ROUGE
(le cendres pyrileuses, de cendres de tourbe el dv houille , ou de ^ chnrrée. Ces engrais minéraux uni une action puissante sur les trèAes qui végètent sur des sols non calcaires. (Voir Gendres PTIUTBUSBS, GeIIORBS DB BOUILLE, CbNDUSS DE TOUABE Ct Charrée, t. II.)
En Flandre, la cendre de tourbe est employée sur les trciles à la dose de S5 hectolitres par hectare. Ou la répand en mars par un temps humide.
E. Ghaulage. — On peut remplacer avantageusement le plAtre et les cendres par de la poussière de chaux. Cette opération, presque inconnue en France, est destinée à jouer un rôle important dans la production des légumineuses cultivées sur des terres siliceuses, argilo-siliceuses, schisteuses, argileuses et ^M-aniti jucs. Ce chaulage doit être exécuté par un temps sec et lorsque l'air n'est pas agité. On l'exécute aux mois de juillet et d'août, aussitôt après l'enlèvement de la céréale qui a protégé le trèfle pendant ses premières phases d'existence.
F. Arrosages. — On peut arroser le trèfle avec du purin ou des -eaux vannes de vidange étendues d'eau.
M. Du Breil, à Vitré (lUe^^t-Vilaine), a expérimenté sans succès, en 1840 , l'arrosage des tréflières avec de l'acide sul-
lurique étendu d'eau, sur des terres sciiisteuses ou argiiosUiceuses.
rtatMntaiibiM. « Le trèfle résiste diCficilemeni à l'en- Tabisaement du sol par les plantes vivaces à racines traçantes.
I^ végétaux qui lui nuisent le plus sont Vaurosiis traçante (AGiiosTis vuLGARis, Wllh.), Vogrostis stohnifèrc (agrostis STOLOMiFERA, L.), le chiendent (TRmcuic repeus, L.), la foUê woinê (ayxiia fatua, L.), la cynontre hiritsie (cykcsorus
ECHiNATus, L.), et la petite oseille (rumex acetosella, L.). Cette dernière plante , que Ton appelle vulgairement vinette, est
très-Tommtiix dans les provinres de l'Ouest; elle se multiplie j>ar ses semences et par ses racines. On parvient à modérer son action envahissante et nuisible en fauchant à Tautomne de la première année, quelque peu abondante que soit lavé* gétation du trèfle ou en appliquant durant l'hiver, alors que les gelées ont durci la couche arable , une fumure en couverture. Cette fumure aecroit la vigueur du trèfle au détriment de l'existence de la petite oseille.
Le rvsnde envahit aussi parfois les tréflières. J'ai indiqui', page en parlant de la luzerne, le moyen de. la détruire ou d'arrêter ses ravages*
L'arobanehB d^è trèfle (orobancsb minor» Sutt.) nuit aussi au trèfle en se développant sur ses racines; mais jusqu'à ce jour on ne < onnatl aucun moyen de prévenir l'apparition de cette plante parasite.
Cette plante apparatt le plus ordinairement en juillet et en août. On doit rarracher à la main avant qu'elle ne soit en fleur, alin qu'elle ne puisse mùrii' ses graines. On répète cette opération toutes les lois que cela est nécessaire. L'orobanche repousse très*promptement
AniaiMxswteibtos. —Quelque grande que soit la fertilité du sol, le trèfle redoute l'attaque des limaces, du ver blanc, des souris et des muloi^.
Les limaces nuisent surtout aux tréflières qui proviennent de semis pratiqués en automne. Ainsi, ellee profitant de l'humidité du sol et de Tatmosphère pour vivre pendant celte saison aux dépens des jeunes plantes, en rongeant leurs premières feuilles au fur et à mesure qu'elles apparaissent.
Ouant aux souris et aux mulots , toujours communs dans
les contrées où les eliamps sont entourés de fossés ou de baies vives, ils se relugient durant Diiver au sein des tré-
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