TRÈFLE ROUGE
flières ou sous les fumures, et c'est sous leur abri protecteur qu'ils scient, rongent toutes les racines ou les tiges.
Dans la plupart des cas, on néglige de suivre les désastres occasionnés par ces insectes et ces animaux. Alors si le trèlle s'anéantit, si sa végétation est languissante, on altribue cette non-réussite à des causes complètement étrangères à la culture, et on est porté à maudire le climat sous lequel on est placé, on bien on accuse la Um d'être avare de ses
productions.
On arrête les ravages des limaces en répandant sur les tréflières de la chaux vive en poudre, et on évite les dégftts occasionnés par les souris et les mulots, en renonçant à appliquer pendant 1 automne des fumiers pailleux.
BéMiie. — A. ÉPOQUE. — Le trèlle fournit ordinairement deux coupes dans le midi comme dans le nord de l'Europe. On fauche la première pousse en mai ou en juin; la seconde se récolte en août et septembre. Quant au regain, il apparaît en octobre.
On procède à la récolte de la première pousse lorsque les boutons apparaissent ou qu'ils commencent à s'épanouir. Il y a avantage à ftucher un peu prématurément lorsque le
temps est beau. Si la production est un peu plus faible, par contre, elle est de meilleure qualité.
Bn outre, le trèfle couvre de nouveau la terre plus promptement, et il est alors moins exposé à souffrir des sécheresses de Tété.
I/association du ray-grass au trèlle oblige toujours le cultivateur à foucher plus tôt que quand cette légumineuse * ombrage seule le sol.
Lorsqu'on attend, pour procéder à la fauchaison, que toutes les fleurs soient complètement épanomeb , on ne recolle qu'un foin de qualité secondaire, parce que les tiges sont
LES PLANTES FOURAAGÈBES.
déjk dures et que les feuilles s'en détachent très- facilement pendant le fanage.
On fiiuche toi^joura la deuxième poufse, quand elle doit être conTertie en foin, lonqoe lea plantas sont en pleine.
floraison.
ii. ^AUcaAGi. — On coupe ordinairement le trèfle avec la faux, soit que le sol ait été labouré à plat ou en planebea, floît qu'on Tait disposé en petits btllons. Dana ce dernier cas»
et lorsque les planches sont étroites et bombées, les faucheurs doivent suivre une ligne perpendiculaire à la direcUon du dernier labour.
En nandre, on fauche souvent les tràfies versés à l'aide de la sape ou piquet.
On cesse généralement de couper les tréflières pendant le milieu du jour, si les plantes sont en pleine fleur et si la chaleur est très^forte. Quand on fauche à cette heure du jour par un soleil ardent, on coupe moins fecilement les tiges si les plantes ne sont pas nombreuses, et on facilite la chute d'un grand nombre de feuilles* (Voir Luzerne, fami^age, p. i^.)