TRÈFLE ROUGI
soleil. Le soir on rassemble toutes les tiges en mamelons demi-sphéri<iiM8, afln qu^elles ne restent pas sur le sol pen^ dant la nuit à Taction de la rosée. Le jour suivant , on ouvre
ces petites meules, en évitant de secouer violemment les tiges afin de ne pas faciliter la chute de^ ieuilles; le foir. on remet le fourrage en menions pour le soustraire de nouveau à raction de la rosée.
Lorsque le fanage est fait par un soleil ardent et pendant le milieu du jour» la quantité de feuilles qui se détaciient des tiges et restent sur le sol s'élève à 10, 15 et même 20 pour 100 du fourrage récolté.
Les pluies continues et%'£ondantes nuisent aussi au fanage de cette léf^umineuse. Sous leur action prolongée, les tiges et surtout les feuilles prennent une te m te .très-noire et perdent une partie de leur valeur alimentaire.
On évite ces inconvénients en desséchant les tiges au moyen de cavaliers, ou en suivant la méthode de dessiccation par fermentalion , inventée par Klapmayer. Ce dernier procédé de dessiccation permet de rentrer un foin d'excellente qualité , quand il a été bien exécuté. (Voir Fanage, t. IIL)
D. BoTTELAGE. — La facîlité avcc laquelle le trèfle fané perd ses teuilies a conduit depuis longtemps à le bottoler avant de le rentrer dans les bâtiments d'exploitation. (Voir LuzebnXj
bottelage, p. 263.)
E. PÂTURAGE. — La dernière pousse du trèfle , soit que cette légumineuse occupe la terre pendant dix-huit mois seulement, soit qu'elle continue à végéter pendant près de trois années, est souvent consommée sur place par les animaux domestiques. Ce pâturage a l'avantage de permettre d'utiliser les tiges non fan diables.
On fttit parfois pâturer la première et la seconde pousse.
tBS PLANTES FOURRAG&RES
hn général, le Irèfle résiste mal h la dent du bétail, parce qae son collet existe sur la terre. Les seuls animaux qui peuvent le pâturer sans trop lui nuire sont les bétes à cornes.
On doit le préserver des moutons, à moins qu*iî soit question de le défricher. î^esanimaiix appartenant à l'espèce chevaline ne le pAturent avantageusement que lorsqu'on les fixe à un piquet, ainsi que cela se pratique dans la plaine de Gaen. Lorsque les chevaux pâturent en liberté sur des trèfles en pleine végétation, ils gaspillent beaucoup de tiges par leurs pieds.
Quoi qu'il en soit, de tous les pâturages il n'en est aucun qui demande plus de surveillance que celui du trèfle. Lorsque les animaux errent librement sur des tréflières , ils
consomment beaucoup de fourrage , parce que ce dernier leur plaît, et peuvent être exposés ù de graves accidents. Si les indigestions sont àioins fréquentes chez les chevaux que la météorisation chez les ruminants, elles ont nonobstant des
conséquences aussi dangereuses.
Conservation dn produit see. — Le foin de trèlle peut ôtre
rentré bottelé ou non bottelé et conservé dans des fenils ou en meules. (Voir Luzeunb, conservation, p. 264.)
■•|ip«vt eaCve le ff»«rrft|te see et le produit vert. — T^e
trèlle vert fauciié en pleine lleur perd davantage de son poids par le fanage que la luzerne verte. Cette perte s'élève en moyenne à 75 pour 100.
Ainsi, d'après:
Bosc 100 kil. se réduisent à 23 kil. &00
Perrault de Jotemps — 3T 370
Londet » 3S 000
Bomsingault — 38 800
SdiweK — 22 000
Moyenne 36 kil. 700
Le trèile que Ton fauche avant la floraison éprouve une
TA£FL£ KÛUGK
plas grande perte. M. fioussin^uU a reconnu que 100 kîlog.
donnaient seulement 21 kilo^. 200 de loin.
Lorsqu'on le coupe complètement fleuri, alors que les tiges commencent à devenir ligneuses^ on obtient ordinairement de 35 à 36 kil. de trèfle sec de seconde qualité pour 100 lui.
de trèfle vert.
La seconde pousse, qui est toujours moins élevée, moins productive , et qui renferme bien moins d*humidité que la première, a donné à Becbelbronn 29 kllog. de foin sec pour 100 kilog. de trèfle vert.
\j' foin de trèfle perd, pendant sa conservation dans les greniers, un poids égal au décliet qu'éprouve le foin de luzerne dans les mêmes circonstances.
Le foin réputé sec et vendable contient encore 10 pour 100
d'eau.
€ar»€ières du foin et du res»iii. -^Le/oifi (k irè/le bien fané a une couleur brune et une saveur sucrée; ses tiges sont un peu dures, assez grosses et un peu garnies de
feuilles.
U' foin qui a été desséclié par un soleil ardent a très-peu de feuilles et il se brise avec facilité. Celui qu'on a fané par la pluie est noirAtre et a peu de saveur.
Le regain de trèfie a une couleur plus foncée que le foin, mais ses tiges sont moins fortes, plus garnies de feuilles et moins cassantes.
B«B<«MHt. — Les produits du trèfle varient toi^ours suivant la fertilité et la propreté du sol, la fraîcheur de la couche arable, et l'humidité du climat où il est cultivé.
A. Produit en vkrt. — On peut facilement évaluer la quantité de fourrage vert qu'un hecUure de [trèfle peut donner, si on établit la proportion suivante :
2ù,700 : 1(KJ :: iow récolté : x.
L£S PLAfiTES FOUHAAG£H£i>.
Ainsi, si une IrcllitTe donne en moyenne 6000 kilog. de foin sec par hectare, la même superlicie produira 23 000 kilog. de liges et feuilles vertes.
B. Produit m sbc. » La quantité de foin <iue fournit le trèfle ordinaire est tantôt faible, tantôt considérable suivant la nature et la fertilité des terres et l'état de l'atmosphère. Voici les résultats moyens que Ton a obtenus par hectare :
Grignou 5400 kil.
BooaaiDgtult 5100
Hnhenhetm 7000
PiucheU * 96U0
MoyeniM 6800 kit.
Voici maintenant les divers rendements moyens constatés par département:
Maiue<iil~Loirê 2oU0 kil.
Tarn ôDOO
Cdtos-du-Nord 5000
Isère 6000
Haute-Oaroone 6000
Moyenne.... 4900 kil.
Schwerz. évalue le produit moyen du trèfle à 5000 kilog. Cette production est, en effet, celle que Ton peut espérer récolter sur des terres argilo-siliceuses ou argilo-calcaires
produisant 25 hectolitres (Je iromenl d'hiver par hectare.
On dit chaque jour dans les feuilles périodiques qu'on peut compter récolter communément sur des terres en période céréale, aooo kilog. de foin de trèfle. Ce renseignement
manque d'exactitude. Un tel produit ne peut être récolté que sur des terres d la fois saines ^ profondes^ fertiles et toujours fi àicfiM, Les cultivateurs anglais n'obtiennent que très-rarement un produit moyen aussi élevé.
D'après M. de Gasparin , les terres fraîches du Midi produisent 60UU kilog. de foin sec par liectare.
TA£FL£ KÛUG£.
Voici les rendements moyens obtenus en Belgique depuis 1850 jusqu'en 1856 :
Pwinm» Bgndment m wrt, Bmdmmt €H M€Cm
38900 kU.
MOOktt.
FkniJre m-CifÀmalL-
Flauiire urienUle
nm
2i)9(KJ
26000kîl.
&300 kii.
Les chiffres suivants caractérisent les divers rendements moyens du trèfle.
Foin uc.
Très-bonne récolte. . . 8000 kil.
BoDDe récolte 6000
R4eolte paasaUe 4000
Récolte médiocre. . . . 2500
Le trèfle prodoit sonvent dans le Brabant et le Umbourg
10 000 kilog. de foin sec par hectare. Ce rendement doit être regarde comme un produit maximum.
G. Produit par coupes. ~ La première pousse du trèfle est celle qui fournit le plus de foin. Voici les faits que l'on a
observés :
riuchet. Gilbert. Cnul. Bendu.
l** coupe 6600 kU. 3880 kil. 7200 kil. COOO kil.
2* coupe aoOO 1880 1200 3000
Totaux.... 9G00kil. 57G0kil. 840U kil. 9000 kil.
La seconde pousse est souvent nulle dans 1. s provinces du Midi, À cause des sécheresses de Juillet et d'août. Quoi qu'il en soit, dans les circonstances ordinaires, la
première coupe est ordinairement double de la seconde. 11 faut que le trèlle végète sur des terres iraîches pour que le
368 hlùii PLAKTES FOUKKAG£H£b.
produit de la pousse d*aoùt atteigne les deux tiers du rende* ment de la première coupe.
Le regain n'est pas compris dans ces produits. Lorsque le trèfle est suivi par un blé d'hiver; il est nul , puis({ue le défrichement de la prairie artificielle a lieu en septembre ou dans les jn einiers jours du mois d'octobre.
Les tréflières Agées de trois ans donnent loiigours des récoites vertes et sèches moins abondantes que celles qu'elles fournissent pendant la seconde année. C'est que le trèfle disparaît ordinairement en partie à la fin de sa troisième année d'existence , et qu'il est remplacé par des graminées ou d'autres plantes adventices peu productives.
WMm ém mètre mIm. — Un mètre cube de foin de trèfle pèse le même poids qu'un mètre cube de foin de luzerne. (Voir Luzerne, p. 268.)
iiécoite tics graines. — A. ÉPOQUE. — La graine de trèfle se récolte au mois d'août sur la seconde pousse. A cette é|)oque de l'année , les tiges de cette légumineuse , quoique toujours moins élevées et noiiib reuses, présentent des fleurs plus développées et plus garnies de graines. (Voir Luzsrne, récolUi <U$ graines,)
On doit éviter de procéder à cette récolte sur les tréflières que la cuscute a envahies.
B. OrÉRATîON. — On coupe les tiges quand les plantes sont entièrement défleuries et que les tôtes ont pris une teinte brune» et on les laisse sur le sol jusqu'à oe qu'elles soient sèches. La coupe des âges se fait à la faucille ou au moyen de la faux.
Dans diverses contr ées, on enlève les lôtes a la main, ou on les récolte à l'aide d'un appareil que l'on nomme ctieti^tr. Lorsque cette récolte a eu lieu, on les eipose à l'action du soleil sur une aire à battre, et lorsqu'elles sont sèches, on
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