CHOUX SON POMMÉS
toojours mieux, parce qu'ils sont irioins exposés à souffrir du manque d'humidité atmosphérique.
Emfmmmmmmt ém iicMS «t te ptets. — Les plante doivent être placés en lignes distantes les unes des autres de
0'",65 à 0",85j OD conserve le même éloignement sur les lignes.
L'écartement maximum est de l mètre en tous sens. Les choux branehu et moellier sont ceux qui doivent être
le plus espacés, parce qu'ils couvrent par leurs feuilles ou leurs ramihcations le plus grand espace. (Voir Guou cabus, p. S27.)
Mu 4*«BiMiiMu — J'ai signalé en parlant de la culture
du chou pommé, toutes les cultures d'entretien que réclament les choux non pommés pendant leur végétation.
Je ferai observer que le buttage se pratique en août et septembre, et qu'il fkut impérieusement l'exécuter dans toutes les cultures de choux non pommés. Il a Tavantage de contribuer à Tassainissement du sol pendant l'automne et l'hiver, et d'augmenter la fixité des variétés qui ont des tiges trèsélevées et des ramifications nombreuses. Le chou moellier ne résiste bien aux hivers ordinaires dans les provinces de l'ouest de la France, que quand on a pratiqué avant les pluies d'octobre et de novembre un ou deux battages, (voir Chou cabos, toins d^entreHén, p. Sâ8.)
iBMetM BvtolUM. — Les insectes qui nuisent aux choux h vaches sont ceux que j'ai menlionnés, page 228, en signalant les précautions à prendre pour en préserver les choux pommés.
■teito. ^ La récolte des parties alimentaires que four-
nissent les choux non pommés a lieu à quatre époques pendant la végétation.
A. fiFnuiLLAGB d'automnb. — > La cueille des feuilles com-
Uigmzeu by CjOO^Ic
mence vers lo 15 septembre et elle se continue jusqu'à l'approche des gelées.
11 est nécessaire, pendant cette opération, de ne pas délacher les pétioles de haut en bas; on doit les casser ou les couper de manière qu'une partie de leur longueur reste adliérente à la tige; quand le pétiole est entièrement arraché, il en résulte une plaie qui oblige presque toujours Tœil qui est situé sur la tige au point dMnsertion de la feuille et qui est encore latent, à s'annuler; alors la tige reste en partie nue et présente au printemps un moins grand nombre de ramitications et de feuilles. Ce fait a une importance si grande en Vendée, que les fermiers ont soin de surveiller les personnes qui pratiquent Tenlèvement des feuilles pendant tout l'automne.
• Les ouvriers qui exécutent cette opération ont devant eux un grand tablier ayant les deux extrémités relevées en forme de poche. C'est dans ce tablier qu'ils déposent les feuilles au
fur et à mesure que celles-ci sont détachées des choux pour les amonceler ensuite en tas sur les clieintres ou les fourrières.
Quand le temps est beau, on peut pratiquer l'effeuillage
depuis le matin jusqu'au soir. Il n'en est pas ainsi quand il est tombé de la pluie. 11 faut attendre que l'air ou le soleil ait en partie séché les feuilles afin que les vêtements des ouvriers ne soient point promptement mouillés.
• Quoi qu'il en soit, les hommes et surtout les enfants conviennent mieux que les femmes pour exécutor ce travail quand les feuilles sont couvertes de rosée ou de pluie, parce que leurs vêtements se chargent toujours d'une pius faible quantité d'eau.
On ne doit enlever sur cliaque pied, toutes les fois qu'on pratique l'elTeuillage, que deux k trois feuilles. 11 importe
Uigiiizeo by LiOOgle
CHOUX NON POMMiS. 893
aussi de ne détacher que celles qui sont situées le plus iuférieurement, c'est-à-dire celles qui commencent à jaunir ou qui sont arrivées à leur complet développement. Quand on
enlève un trop i^raiid nombre de feuilles, toutes les fois qu'on opère, les plants s'élèvent, sont plus sujets à souffrir des gelées à glace et ils produisent moins de ramitications et de feuilles au printemps suivant.
On doit cesser retfcuilla^(e quand le froid se fait sentir.
Il ne faut cueillir que la quantité qui pourra être consommée par les animaux pendant les vingt-quatre heures qui suivent l'effeuillage.
On compte, en Vendée, qu'un homme peut effeuiller en automne et au printemps de 20 000 à 25 000 pieds de choux.
A Grand- Jouan, un homme et un enfant me récoltaient chaque jour, pendant l'automne et lorsque le temps' était beau, de 250 à 300 kilogr. de feuilles, soit de 50 à 60 kilogr.
par heure.
£. ËNLÈVBMBNT DSS PIBDS PENDANT L*mVER. — Le choU
moellier n'est pas assez rustique pour rester intact l'hiver en
terre, surtout quand le sol est humide et que les gelées h glace sont très-intenses. Quand on manque de nourriture verte et qu'on prévoit que cette variété sera altérée par les gelées, on coupe les tiges presque rez terre au fur et à mesure des besoins, et avant de les donner aux animaux on les divise longitudin.ilt ujnnt en plusieurs parties. Cette opération est nécessaire; sans elle, les vaches ou les bœufs ne * pourraient pas consommer la moelle ou le tissu cellulaire que les tiges renferment en abondance.
fiCS choux moelliers que l'on récolte de cette manière dans le Bocage de la Vendée, pendant les mois de décembn^ et janvier et quelquefois seulement en février» constituent la
LES Flâlim fOimBAGftRIS<
principale nourriture des bœufs soumis dans les étables aux effets de rengraissement.
On peut aussi couper les choux pendant les mois d'octobre
et de novembre, lorsqu'on n'a pas la main d'œuvre nécessaire pour faire récolter les feuilles ou qu'on u n pas assez de racines fourragères pour hiverner les animaux qu'on pos* sède.