‹ Les plantes fourragèresChapitre 62 sur 115 · CO · texte numérisé non relu

CO

TRiPLS INCARNAT

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Matièrat aèehes 17,44

Eaa , 86,66

Le trèfle analysé contenait 0,52 par lOû d azote.

Terrain. — A, NATURE. — Le trèfle incarnat est un peu difficile sur la nature du soL £d général» il réuasit très-bien sur toutes les terres à froment et à seigle.

Les sols argileux, argiîo-siliceux, siliceux k sous-sol imperméable, qui retiennent beaucoup d'eau pendant Tautomne et rhiver, ne lui sont pas finTorables.*

Les terres crayeuses qui se gonflent beaucoup par l'effet des pluies et se soulèvent sojis l'action des gelées, et les sols calcaires de formation oolitiques ne conviennent pas au trèfle incai nat des gelées.

Les terres argilo-siliceuse, graniti(iue, schisteuse, silicoargileuse, les terres calcaires du grès vert et des terrains secondaires et tertiaires saines ou perméables, sont celles sur lesquelles il acquiert son plus grand développement.

dette plante est trop délicate pour qu'on puisse la cultiver avec quelque espérance de succès sur les terres sablonneuses pures, et principalement sur celles qui n'ont point encore entièrement perdu leur caractère acide.

B. Prépabatxon. — Un fait bien digne de remarque et qui a parfois plus de puissance dans la réussite du trèfle incarnat que la nature et la fertilité du sol, c*est que sa semence doit être n'panduesur un sol dur, ferme et battu, ou sur un labour très-ancien. L'expérience prouve chaque jour que la réussite de cette plante fourragère est douteuse, et qu'elle est moins productive lorsque la couche arable a été ameublie par la charrue, parce qu'elle aime à développer ses premières radicules sur un sol bien raffermi. Aussi peut-on dire : Pour

LKS PLANTES FOURRAGàRBS,

que le trèfle Incarnat puisse braver les influences atmosphériques de l'automne et de l'hiver, il faut éviter, autant que possible» d'ameublir le sol à une profoudeur aussi marquée que oelle exigée par la plupart des autres plantes agricoles fourragères, oéréales ou industrielles.

Comme cette plante suit ordinairement une céréale d'hiver ou de printemps, il en résulte qu'on peut et doit même exécuter les semiedlles après avoir donné seulement un ou deux hersages au chaume. Il est rare, quand la terre est saine, que les plantes ne végètent pas alors avec vigueur. Toutefois, si le sol était envahi par des plantes parasites traçantes, cette simple opération serait insuffisante. Il fau* drait recourir h l'extirpateur, aç scarificateur ou à la charrue. Celle-ci, lorsqu'elle fonctionne superficiellement, exécute une opération utile et permet à la semence de se trouver dans de meilleures conditions de propreté, sans cependant être à Tabri des influences défavorables des façons d'ameublissement.

Néanmoins, quelle que soit la nature de la terre à laquelle on confie les semences du farouch, il est nécessaire d'ameublir la couche arable le moins possible, surtout si elle se soulève sons l'influence des gelées et si elle se plombe sous l'action d'une pluie battante. En général, il ne s'agit que d'une seule cliose dans la préparation que l'on doit donner à la terre, c'est de placer les semences dans un milieu où elles poissent germer. La végétation avant Thiver n'est qu'un point accessoire : elle aura toujours lieu avec succès si le sol n'est point humide pendant l'automne, quoiqu'il soit trèsdur, ferme, au moment de l'ensemencement. L'aptitude [du trèfle incarnat sur les terres dures et battues est même telle qu'on répand parfois la semence sur les chaumes sans autre opération qu'un hersage ou roulage destiné à couvrir la

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