‹ Les plantes fourragèresChapitre 65 sur 115 · SS · texte numérisé non relu

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LBS PLAMTBS FODRIUGiniS.

la npurritore des animaux floumis à la stabolation, depuis le mois de juin jusque dans le courant de septembre.

Ces It^f^Liininf'uses ont beaucoup aidé dans la Beauce, la Brie, la Picardie, etc., à la suppression de la jacbère et à la propagation de la race ovine mérinos.

CMpMittoa. — La vesce, d'après le docteur Yœlcker, on tient à l'état vert les substances suivantes :

CUmi. — La voce ithivûr résiste aux gelées d'hiver lorsqu'elle réside sur des terrains sains qui ne souffrent pas des brusques alternatives des gels et des dégels et quand elle a

été semée de bonne heure en automne. Dans le nord comme dans le midi de la France, elle occupe annuellement une étendue importante et on la regarde comme une plante inséparable d'une culture progressive ou d'une exploitation

bien dirigée.

Les i>csces de printemps demandent, contrairement à celles d'hiver, une température un peu fraîche, un peu humide, et elles redoutent bien plus qu'elles les sécheresses intempestives et prolongées ainsi que les pucerons.

Terrain. — A. Nature. — La vesce ithiver est un peu difiicile sur la nature du soi. Gomme elle redoute l'immidité, elle doit être semée sur des terres plutôt siliceuses qu'argileuses, plutôt légères que compactes. Les terres calcaires* argik'uses, calcaires-siliceuses à sous-sols perméables sont les terrains sur lesquels elle acquiert au printemps le plus de vigueur.

Substance*; soliibles dans l'eau

Uatiëres mtuéraieb

Fibres végétales

MatièfM giMMs t . .

Eau.....

AsolB

Les vesees de prinimpi ne demandent pas des terres aossi légères, aussi perméables ou sèches que la fesoe d'automne,

parce qu'elles y réussissent mal, k moins que Tannée ne soit humide ou pluvieuse.

Les terres argileuses, argilo-calcaires, argiio-siliceuses, fraîches au printemps et en été, sont les seules qui conviens nentàces légumineuses. Toutefois, il ne faut pas que l'humidité du sol et celle de l'atmosphère soient Uès-prononcées, parce que ces plantes peuvent végéter trop vigoureusement sur les terres arrivées dans la période céréale et industrielle, se coucher et pourrir en partie. '

15. Préparation. — Le sol destiné à la vesced'hiver n'exige pas une préparation complète.

Lorsque cette légumineuse suit une céréale, on retourne le chaume en août, par un léger labour ou au moyen d'un scarificateur, selon l'état du sol cultivable, et on fait suivre cette opéiation par un hersage énergique. Quelques jours avant d'exécuter les semailles, on laboure de nouveau en disposant la terre arable en petits billons ou mieux en planches convexes de 2 à 3 mètres de largeur.

Lorsque le sol est exempt de plantes nuisibles, qu'il se laisse travailler facilement et qu'il n'est pas nécessaire d'enfouir des fumiers pailleux, un seul labour, parfaitement exécuté, sufSt généralement.

Les terres ne peuvent être labourées à plat ou en planchea de 20 mètres que lorsqu'elles sont perméables.

Quelle que soit la place que l'on accorde aux vesces cbpriftleinpf dans les assolements, il est nécessaire que le sol soit convenablement pré[)aré et surtout débarrassé, autant que cela est possible, des plantes naturelles à racines vivaces. La propreté du sol est une des conditions premières de réussite dans les années de sécheresse et sur les terres qui sont en-

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fore dans la poriode de ferUlité fourragère; car, quoi ijifoii en puisse dire, les vesœs \le printemps ne sont réellement des plantes étoufTantes que quand elles sont cultivi^es sur des terres calcaires, argilo-calcaires et silico-calcaires eu période céréale et industrielle.

Lorsqu'on fait précéder la culture des vesces par une jachère, la terre doit recevoir, si éUe est argileuse, un labour avant l'hiver et une seconde façon au printemps quelques jours avant l'époque des semailles.

La disposition du. sol en billons n'est plus nécessaire même sur les terres fortement argileuses. Quelle que soit la nature de la terre, on doit exécuter les labours à plat, disposition qui porniit h la couche arable de conserver davantage d iiuinidité pendant les sécheresses.

G. FERmrré. — Les vesces tfhivar sont des plantes assez exigeantes et leur réussite complète est douteuse sur les terres en période fourragère ut surtout en période pacagère, quoiqu'elles soutiieiit de l'atmosphère, par leurs tiges et leurs nombreuses feuilles, une partie de leur nourriture.

Lorsque la terre est encore dans ces périodes de fertilité, on doit la fumer avant de terminer sa préparation. Cette fnmure ne sera jamais entièrement absorbée et prolitera encore largement à la plante qui suivra cette culture four-> ragère*

Les terrains plus riches ne réclament pas d'engrais; leur

vieille force est suflisante, quand ils sont argilo-calcaires ou calcaires-siliceux, pour que la vesce d'hiver y donne des récoltes fourragères abondantes.

Les vesces de printemps exigent que les terres soient fbmées, à moins que celles-ci ne soient sans cesse fraîches pour ainsi dire pendant Tété et qu elles appartiennent aux périodes céréale et industrieUe.

VBSCE.

Cultivées sur des terres sur lesquelles on a appliqué une fumure« ces légumineuses végètent assez rapidement, pendant leurs premières phases de végétation, pour ne pas être

arrêtée s daos leur développement par les sédieresses du printemps.

Quand les vesces sont cultivées pour leurs graines, il est nécessaire de les placer dans des conditions de fertilité supérieures Il celles où les vesces fourragères doivent végéter.

flaaatité d cngrate A appliquer. — J'ai dit que les vesces ne donnaient de bonnes récoltes que lorsqu'on les cultivait sur des terres déjà fertiles. 11 faut, en effet, que la richesse du sol résultant de la dernière fumure soit équivalente à 85L J kilog. de fuuiier dobaMlu,40 d'azote, pour qu'on puisse récolter 3000 kilog. de foin sec par hectare. Cette fertilité correspond à celle que possèdent les terres qui produisent 17 hectolitres ou 1350 kilog. de blé.

De ces faits on doit conclure qu'il faut que la tei re ncèle une fertilité de 285 kilog. de fumier par chaque 100 kilog. de foin qu'on espère récolter, et qu'il est nécessaire d'appliquer cette même richesse quand la oouclie arable n*a pas une fé-

condité double de cette richesse.

Ainsi, une terre qui ne contiendrait plus de reliquat de la fumure qu'elle aurait reçue avant l'existence des plantes qui précèdent la culture de la vesce, et qui pourrait produire, à

cause de sa nature, 4000 kilog. de foin de vesce, devrait être fertilisée avec une fumure de 11 500 à 12 000 kilog. de bon fumier par hectare.

. s«mU. — A. Ëpoqub.— 1" Vesce d>hmr. — La vesce d'hiver se sème en automne, depuis les pi emiers jours du mois de

septembre jusqu'à la mi-novembre.

lies semis faits pendant le mois de septembre , sont ceux qui donnent les meilleurs résultats, sturtout lorsque le sol est

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argileux et qu'il repose sur one couche imperméable. La pratique constate , en eiïet, chaque année, qu*tl est nécessaire

que les vesces soient un peu élevées à l'entrée de Thiver. Quand elles ont pu se développer avant l'apparition des premiers froids, elles résistent mieux aux gelées à glace et k une humidité excessive et prolongée pendant Thiver.

Un général) les semis d'automne doivent être" exécutés avtHiL iii liii (J'uctoljre. Pratiqués après cette époque, ils donnent rarement de bons résultats^ parce que la plupart des plantes périssent sous l'influence des dégels suivis de gels.

S" Yese» d$ printêmpi. — L*époque à laquelle les vesoes de printemps peuvent être semées est très-variable.

Ainsi, on peut pratiquer les semis depuis les mois de mars jusqu'en juillet, et les répéter successivement tous leâ.quin£e ou vingt jours, de manière à obtenir du fourrage vert pendant tout Tété et surtout pendant le mois de juillet, é[ioque où le trèfle rouge est rai ement fauchable.

Toutes choses é^^aies d'ailleurs, les semis exécutés dans les premiers jours de mars, ne donnent pas toogours de trèsbons résultats, à cause de la température froide et des vents du nord et de l'est qui régnent parfois au conmiencement du printemps et qui retardent et arrèteut même la végétation des plantes.

Les vesoes semées au commencement de mars, sont habituellement fauchables à la fin de juin ; oelles qui proviennent

des semis faits en avril, jjeuvenl êtie consommées vertes dans les derniers joui s de juillet; eniin, celles que l'on sème vers le 15 de mai, se fauchent dans la deuxième quinsaine d'août

Ces faits concernent principalement l'agriculture de la région septentrionale, car on sème peu de vesce au printemps dans les contrées du Midi, à moins que cette légumineuse soit

cultivée pour les semences qu'elle fournit lorsqu'elle arrive à maturité,

H. (JuANTiTÉ DE SEMENCE. — Il cst liTipossible de préciser la quanlité de graiaes de vesce d'hiver que i'oa doit répandre par hectare. Cette quantité varie suivant la nature du sol et le climat où cette légumineuse est cultivée. Ainsi, on en sème tantôt 200. tantôt 250 et mùmc ;^00 lilres. Il y a avantage à faire les atuiis un peu drus, afin que la vesce soit moins exposée aui clianoes défavorables de l'hiver.

La vesce de printemps se répand dans une proportion un peu plus faible, mais qui varie encore selon la nature du sol, son exposition et Tâpreté du climat. Lorsque le terrain est calcaire, siliceux ou argiio-siliceux et en période céréale, 180 à 200 litres suffisent pour Tensemencement d'un hectare.

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