‹ Les plantes fourragèresChapitre 67 sur 115 · VE8GB · texte numérisé non relu

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Si Ton attend, au contraire, qu'elles soient toutes délleu* ries, que les graines soient bien formées dans toutes lescosses» les vaches et les bœufs ne les consomment qu'avec lenteur et souvent même ne mangent que les sommités des tiges.

Les chevaux et les bêtes à laine sont les seuls animaux qui les mangent avec avidité quand les gousses sont très-déve* loppées.

Quoi qu*on en ait dit, on ne peut espérer une seconde

pousse que lorsque les vesees ont été fauchées de très-bonne heure. Ce second produit est toujours très-casuel, môme sur les sols fertiles. U vaut mieux ne demander à la plante qu'une seule pousse, parce que celle ci est toujours supérieure aui deux productions que l'on peut espérer. Cependant si l'avoine d'iiiver dominait sur Ja vesce et si elle avait une végétation très-prononcée, il pourrait y avoir avantage à faucher avant que toutes les fleurs des vesces fussent développées. La repousse de l'avoine conjointement avec celle de la vesce formerait un bon j^ûturage, si la production n'était pas fauchable.

G. Fanage. — Lorsque le produit en vert ne peut être consommé par les animaux parce qu'il est trop abondant ou que

les piailles ont dt jà séché sur pied, il est utile de faucher le reliquat et de le convertir en foin.

La fauchaison, qui se fait ou à la faux ou à la faucille, selon l'état et l'étendue de la récolte, ne doit point avoir lieu tardivement, c'est-à-dire lorsque les semences sont complètement mûres. Arrivée à cet état de végétation, la vesce a perdu la presque totalité de ses feuilles et ses tiges sont entièrement desséchées. *

Pour que cette légumineuse conserve par le fanage toute sa iacullé nutritive, pour qu'i'lle donne un fuiii delKâlet recherché par tous les animaux, il faut opérer sa conversion

eu substance sèche quand la plupart des gousses commencent à grossir, lorsque les liges ont déjà perdu leur couleur verte pour prendre une teinte jaune verdAtre; car ce ne sont pas les tiges, les feuilles, que lesaiiiinaux rechcrclient lorsque la vesce a été convertie en foin; ce sont les gousses, les semences qu'ils préfèrent à toutes autres parties.

Le fanage des vesces n'est pas toigours facile à exécuter. Il est très-long, parce qu'il s'ojière et doit avoir lieu lentement. Cette opération exige le concours d'un beau temps surtout quand les plantes sont couchées sur le sol. Si la température est humide, quelles que soient les précautions prises, les tiges et les feuilles prendront une teinte brune et perdront de leur qualité nutritive.

Après la fauchaisou, la production herbacée reste sur le sol pendjintun jour ou deux, afin qu'elle se ressuie; ce n'est qu après qu'elle a éprouvé cette modification qu'on exécute le fanage. Il faut éviter, pendant cette opération, de laisser les plantes longtemps dans la même position sur le sol. K\posées toute une journée à l'ardeur du soleil et à l'action de la lumière, les tiges acquièrent une teinte blanc jaun&tre qui leur est préjudiciable. Pour éviter cette altération, on réunit d'al)ord les plantes en gros andains que l'on soulève et retourne de temps à autre. Lorsque la dessicîcation est avancée, on réunit le foin en très-petites meules ou velUocftes, Gelles-ci soiit renversées et reformées le lendemain , suivant que l'humidité a une tendance à se concentrer à l'intérieur de la masse.

D. BoTTELAGE. — Aussitôt que les plantes ont perdu la presque totalité de leur eau de végétation ^ on procède au bottelage. Cette mise en botte se fait avec des liens de paille de seigle. On rentre ensuite le foin dans des locaux sains.

C^BMBiaaitott wmr plaea. — Dans un grand nombre de

fermes de la région du nord de la France, les vesces, k l'époque de leur floraison, sont consoniiiitH s sur place par les troupeaux. Ce pâturage ne doit avoir lieu ni trop tôt, ni trop tard : dans le premier cas on perd en quantité et on fait consommer un fourrage qui peut nuire aux animaux; dans le second Jes tiges, à cause de leur dureté, sont délaissées parles bétes d laine et il en résulte une perte souvent considérable.

La consommation sur place des vesoes en fleurs a beaucoup contribué, dans la Beauce et la Brie , à la propagation de la race mérinos et h ramélioralion des troupeaux.

Rapport entre le fourrage mec et le produit ¥er(. — T^a

vesce à l'état vert donne plus de foin que le trèfle et la lu* lerne quand elle a été bien &née. D'après H. LeGorbeiller,

elle contient :

Eau 18,65

Matières iftcbes 8 ! . ;r)

Suivant Bosc, 100 kilog. de tiges vertes fournissent 37 kilog. de foin. M. de Villeneuve indique le même chiffré. KeiidMeat. Le produit en foin varie suivant la fertilité

des terres. Mais on 1 apprécie facilement. Uii't'it au produit en vert, il est plus difiicile à déterminer, parce que la faucbaison est toigours successive, et que dès lors les diverses coupes ne doivent et ne peuveot présenter des poids identiques.

A. Produit en vert. — Pour évaluer aussi exactement que possible la quantité de fourrage vert qu'un hectare de vesce peut fournir, il faut supputer le rendement en sec et établir

la proportion suivante:

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