foin
Ainsi, un hectare qui produirait 'iOOO kilo^^ de fuiii doimerait 10 000 kilog. de fourrage vert. Sur les sols argilo-caK V S8
434 L£S PLANTES FOURRÂC£K£S.
caires fertiles, ce produit peuts*élever jusqu'à 15000 et même 20000 kilog. par hectare.
B. Produit en sec, — La production en foin suit aussi une graduation selon que le sol e«tea période fourragère, céréale ou industrielle.
Void les produits moyens que l'on a constatés, par heetare :
Mœllingar 2,300 kil. Pluchet 4,300 kil.
Lecoq 3,000 Dailly 4,^)00
Thaêr, sol non fumé. . . 2 ,400 Crud h ,000
— soi fumé 4,000 De GupariD.... 5,000
Gilbert 4,000 Ifeyer 5,500
HoImuImUii 4,200
MoyoDiM 4,000 ksi.
Ce produit de 4000 kilog., est celui sur lequel on est en droit de compter, quand les terres donnent en moyenne
25 hectolitres de blé par heclare.
£n Flandre, sur les terres riches, ou obtient de 6000 à 6000 kilog. de foin, soit 1200 à 1600 bottes de 5 kilog.
Je crois utile d'oBserver que le seigle, Vavoine ou l'escourgGOii, que l'on sème avec les vesces, augmentent plus ou inoins le produit suivant la proportion dans laquelle ces graminées se trouvent mêlées aux légumineuses.
MéMito émm grafaiM. — A. ÉPOQUE. — Lorsque la vesce est destinée à produire des semences, il laut la laisser sur pied plus longtemps, si ou veut obtenir des graines bien nourries.
Toutefois, comme les cosses s'ouvrent facilement sous l'in- Huenœ simultanée de la chaleur et de Thumidité, on ne doit
poiiii attendre, pour opérer la récolte, que toutes les gousses soient entièrement mtllres.
On fauche ou on faucille lorsque les semences des premières fleurs ont atteint leur complète maturité ou lorsque la plupart des gousses se sont décolorées et qu'elles commencent
à se séclier. Les graines encore un peu vertes achèveront de miiTir pendant le javelage.
On doit opérer de préférence le matin ou le soir, aûn d'éviter l'é^Tenaize.
Quand ies liges ont st»journjé 24 ou 48 iieurcs sur le sol, on les met en bottes et on les rentre dans les bâtiments d'exploitation.
B. Battage. — Lorsque les gousses sont parfaitement sèches, on procède au battage. Cette opération ne demande pas autant de force que Fégrenage des céréales ; il suffit de frapper légèrement avec le fléau pour que les gousses s'ouvrent et que les semences s'échappent au dehors.
Les pailles ou les tiges qui ont été dépouillées de leurs semences, quoique peu nutritives» peuvent être données durant l'hiver aux animaux que Ton alimente avec des betteraves» des navets ou des carottes.
flnaBlité de igraines qu'on peut ré«olter. — Lc pfoduît
en graines est, en général, accidentel, et la faible étendue de terrain que l'on consacre ordinairement à cette récolte, permet difficilement de préciser le nombre d'hectolitres que l'on peut espérer par hectare.
Uuand le§ ve^tces sont cultivées en grand pour leurs semences, il n'est pas rare de récolter 18 à 30 hectolitres par hectare. C'est avec raison qu'on considère 35 hectolitres comme un produit maximum. Sur les sols de fertilité ordinaire, ou n'obtient souvent que 15 et même 12 hectolitres.
wmiûm à» i*keet«utM, — Un hectolitre de graines bien nourries pèse 78 à 80 kilog.
Valeur nacritive. — Les vesces fournissent trois produits qui diffèrent l'un de l'autre par leur valeur nutritive:
A. Production verte. — Les tiges vertes des vesces forment une nourriture saine, nutritive et d'une digestion fa*
Uls plantes fourragekes.
elle. Elles secondent, mais ft un moindre degré que le Irèfle
vert, la sécrL'iion du lait chez les vaches et les brebis.
£lles conviennent aussi à tous les animaux qu'on élève et qu'on engraisse; elles les fortifient et les rafraîchissent.
Nonobstant elles doivent être données avec précaution à tous les animaux , car elles développent, coiurne le trèfle, la météorisation et échauflent les chevaux qui en consomment beaucoup pendant plusieurs semaines.
Voici là valeur alimentaire que la pratique leur a attribuée :
Sloek 430 Polh....' 450
Flotow 600 Thaër 450
PaUt 460 Veit 460
Les vesces fauchées en vert ont donc une valeur nutritive égale à celle que l'on assigne à la luzerne.
B. FoTNDB VESCE. — Le foin de vesce bien récolté est recherché par tous les animaux. Ordinairement on le réserve pour la saison hivernale» comme nourriture des bétes à laine, des vaches et des chevaux.
Les vaches qui sont nourries exclusivement de loin de vesoe duiiiient peu de lait, et le beurre qu'on obtient de ce liquide a toujours une saveur un peu amère.
Ce foin a une couleur blonde, une saveur agréable; mais son odeur est très-faible, si on la compare à l'odeur du foin de luzerne, de sainfoin, etc.
Il moisit facilement quand on le conserve dans des bâtiments humides ou lorsqu'il a été mal récolté.
M. Boussingault a reconnu que le foin de vesoe contenait :
Moyenne
Azote
1 ,14 pour IQO.
lt,00 —
Il représente sa valeur nutritive pur lui.
Voici les chifTres que la pratique lui assigne :
Crad 90 Royer 94
Gemerhaitten 90 Sefanée 90
Pabst. 100 ThaCr 90
Pelri 12o Yeil »... 90
Moyeoae ,96
Le foin de vesce qu'où a fauché et faué par un beau temps est toujours de boime qualité^.
G. Famé de vsscb. ^ La fane de vesce, lorsqu'elle n'a pas souffert de Thumidlté pendant la récolte des graines, nourrit assez bien les bêtes à cornes et les moutons. Les cbevaux ne la mangent pas très-bien.
On a représenté sa valeur nutritive par les chiffres ci* après:
Block 16.> Peln 200
P»]»t 150 Tliaftr 190
Moyenne Iô9
Cette fane est plus dure que le foin de vesce ; elle est assez cassante et devient toujours poudreuse avec le temps. On
doit la secouer avant de la donner aux animaux.
D. Graines. — La graine des vesces est nutritive ; elle remplace l'avoine dans la nourriture des chevaux et sa farine Joue parfois un rôle important dans Talimentation des vaches
et rengruissement des bœufs et des porcs.
Suivant M. iiuu2>biugault, elle présentera composition suivante:
Eau 14,6
Amidon, sucre, etc 48,9
Albumine, euéin« 37,3
Matières grasses 2,7
Ligneux et cellulose 3,r>
Sels 3,0
Elle contient en azote 4,37
Ce savant chimiste représente sa valeur nutritive par S6 et
celie de l'avoine par 61. Ainsi, 43 litres de graines de vesce pourraient remplacer lOO litres d'avoine. Void la valeur nutritive que lui attribue la pratique :
Block 33 Thaër 06
Pabst 40 Boyer 45
Pétri 45 Veit 35
Moyeune 44
D'après l'expérience, la valeur alimentaire de Tavoine se-
rail 55. Il laiidrait donc, d'après ces chiffres, 80 litres de vesce pour suppléer à 100 litres d'avoine.
Avant de donner cette graine aux animaux, on la divise ou on la fait légèrement tremper dans l'eau. On la donne entière
aux pij^eong.
Valeur commerelale des graines. — lies semeOCCS de
vesoes valent ordinairement de 14 à 18 fr. rhectolitre. Ms 4e MviMt. — La culture de la vesoe n'engage pas par
hectare un capital consid(^raMp , mais le prix de revient du foin qu'elle Tournit est souvent plus élevé que la valeur intrinsèque du foin de trèfle ou de luzerne. Voici les faits que la pratique a enregistrés par hectare :
AffncHllcurii.
Dépensti»
Produu en foin.
Prix rrnent de 100 kU*
291 fr. 00
4,300 kil.
6fr. 85
lUquinud . . .
Advioella ....
De La Forast.
Voyennes..
201 fr.
4J00kU.
4fr. 70
La valeur locative des terres était par hectare : 1* 88 fr. ; %' 53 fr, ; 3* 58 fr. ; 4* 85 fr.; 5* 65 fr. ; moyenne 58 fr. M. Gélarié a obtenu en 1854 les résultats suivants :
Dépenses 2.'»3 fr, r>4
Bénéfices 20 11
Prix de t«f ieat de 100 JclL à l'éUt Tert. 0 OS
Produit à t'heotire 27 ,300 kil.