‹ Les plantes fourragèresChapitre 7 sur 115 · Partie inférieun* Partie tupinwn · texte numérisé non relu

Partie inférieun* Partie tupinwn

B. de Magdebourg 14,00 13,00

B. deSiléftie 9,00 7,00

B. rouge «'cnrlnie 10, /iO 9, GO

« B. disette bkucUe 8,70 7,80

Uoyeonea... 10,S2 9,50

Cette particularité, couslulée depuis plusieurs aiuiées pur M. Decatsne, résulterait, d'après M. Payen, de ce que le tissu libreux de la tète est serré et laisse peu de place au tissu saccharifère entourant les vaisseaux.

Ajoutons pour compléter les observations précédentes, les aoaly^ suivantes :

Oetcb. Noc. Jfée. Jant, Fit. Mare.

Collet 2,01 '2,00 1 ,-2:1 0,74 0.32 0,02

Tranche IctnpitMflinale. 8,74 8,04 8,61 8.13 7,34 r.,fV2 — ceuUdlo... . 12,07 1-2,31 12,08 11,93 11,72 11,49

l'urtie iiiléri«dTe 10,47 10,89 10,65 10,0» 10,49 10,32

RaciRM adventices. . . 5,41 7,34 7,20 6,79 6,30 5,94

M. Peligot a observé que le sucre augmente avec la maturité de la racine. Ce fait a été de nouveau constaté à Versailles^ en 1852, par M. Riche. Voici les quantités de sucre que M. Biclio a pu doser à la récolte, et un mois après cette opération :

Variitét, 10 œMtre, 5 notembre.

Silésie 13,610 13,401

Jaune grosse 9,i:>(» 9,525

Olul>e>iune 9.179 10,0.'."»

— rouge 8,677 9,371

DiMtlo 6,665 8,5U

— Uanche 5,900 7,577

Total 53,187 58,479

1^ différence en laveur de la seconde analyse est donc de 5,292 pour 100. Aussi est-ce avec raison que II. Pelouse a V 2

Digitizod by G<.jv.' .ic

16 LES ?LAKT£â FOUARAGi:H£S.

dit qu*on ne devait commencer Textraction du sucre que -

lorsque les racines étaient arrivées li leur point de maturité.

Toutes choses égales d'ailleurs, les petites racines renier' méat plus de sucre que les grosses.

Twrmim. — A. Naturb. — La betterave est un peu difficile sur la nature du sol. Les terres qui lui conviennent le mieux sont les terres franches , les loanis, les sols un peu tenaces ou argilo-siliceux, fertiles ou substantiels. Les terres argileuses un peu calcaires, dites bonnes terres à bli, lui sont très-fa vûi ables, surtout si sa racine est destinée à la fabrication du sucre.

Le sol doit être profond , à causé de la racine qui s'enfonce fortement dans la couche arable; en outre , il est nécessaire qu'il soit frais ou légèrement humide pendant l'été.

Sur les sols secs et maigres et les terres acides, les betteraves restent toujours petites.

Les terrains très-argileux ou très^lcaires ne leur conviennent pas. n en est de même des sols trop humides, car si sur de semblables terrains les racines sont souvent très-volumineuses, elles contiennent beaucoup d'eau et sont peu sucrées.

Les terres silico-argileuses un peu calcaires ou qui ont été

chaulées uu nianiées et bien fumées, sont spécialement propres à la betterave à sucre.

B. Pbiîparatidm. ^Les.terres que Ton consacre à la culture de la betterave doivent être très-bien préparées. Pour qu'elles soient très-meubles à l'époque des semis, on doit les labourer profondément et à grosses mottes , aussitôt après les ensemencements d'automne, afin de les exposer le plus possible à l'action bienfaisante des gelées à glace et des dégels. Ces labours d*hiver doivent avoir au moins Q^,2Q à 0"',25 de profondeur.

BET;tERAyE, 19

Dans plusieurs exploitations on [ait suivre les charrues ordinaires • soit par l'araire ou le brabant, soit par uae charrue sous-soL A l'aide de cette heureuse combinaison, on défonce la couche sur laquelle repose le sol à 0",ao et 0*»,d5 de profondeur, sans mêler à la terre végétale des particules terreuses non iertilisécs par l'aii" et les engi'ais.

Après les fortes gelées , on donne un second labour. Celte opération est exécutée à Taide d'une seule charrue. Lorsque les terres sont un peu fortes, on leur donne souvent un troî- .siènic et quelquefois un ([uatrième labour. On doit avoir le soin de croiser entre elles ces façons d'auieublissenient.

On complète la préparation du sol par remploi du rouleau squelette ou du rouleau'CroskiU^ et par l'action de la herse ordinaire ou de \a. herse-NoiTtaiciiin , selon la ténacité de la couche arable et les mottes qu'elle présente quelques semaines avant le moment où les semis doivent être exécutés. La herse de Norvège ou hérisson permet d*ameublîr complètement la surface du sol , si on l'emploie par un beau temps.

TvOrsque le sol manque de [irofondeur, on doit, comme on le lait aux environs de Magdebourg (Prusse), le labourer en planches étroites et légèrement convexes , ou le disposer en en j etits bîllons.

Ce mode de culture a été expérimenté pour la premiti e l'ois en 178G par Lacuée de Cessac,aux environs d'Agen (Lotet-Garonne }j il a été adopté dans ces derniers temps par MM. Grombecq (Nord ) , Bodin (Ule-et-Yilaine Giot (Seineet-Marne). Voici comment on prépare le sol :

On laboure à plat, ou lierseet on conduit le l'umiei-. Quand cet engrais a été distribué, on Tenterre en exécutant i»imple«' ment des mdos ou ados, ou bilUms à dmx mies (voir Pratique (fe VagricuUure) , avec un binot ou un buttoir. Plus tard , on laboure de nouveau en détruisant ou fendant lan ados , yyxia

LES PLAMTËS FÛURRàGÈHKS.

OQ herse et on raule ; quelques jours avant la semaille , on réforme les billoiis au moyen du binot et oa roule ensuite leur sommet avec un rouleau léger.

Les ados ou billons sont espacés les uns des autres de milieu en milieu, de 60, 0«,70 à 0«*,80, suivant la fécondité du sol et la variété de betterave qu'on doit cultiver.

Quelquclbis , on sème directement sur les billons qu'on a formés à l'aide du labour qui suit la fumure.

La culture sur billons de 0",70 de largeur est la seule possible dans le midi de TEurope et dans les localités du centre de la France, où le sol est peu profond, peu fertile, où les betteraves peuvent souffrir des grandes chaleurs pendant Tété.

G. Fbruutâ. — La betterave exige que le sol soit fertile, car son produit est toujours en raison directe de la richesse de la couche arable.

On maintient ou on élève la fécondité à l'aide du fumier, de la poudretle , des tourteaux ou du purin. On doit éviter d'appliquer des engrais salins, du nitrate de potasse par exemple , sur les terres où Ton doit cultiver la betterave de Silésie, car les sels, en passant dans les racines, rendent très«difflcile l'extraction du sucre qu'elles contiennent, et ils nuisent à la clarification des sirops.

Les fumiers purs ou ceux aux(|ue]s on a ajouté des terres calcaires ou de la craie, sont les engrais qu'il faut employer de préférence» surtout s'ils sont à demi décomposés. Les fumiers longs ou pailleux rendent les racines très-fourchues et favorisent sur toute leur étendue l'apparition d'un chevelu très abondant.

Lorsqu'on doit employer du fumier très-peu décomposé» il fiiut le conduire en décembre ou en janvier par des temps de gelées et l'enfouir aussitôt après le dégel.

I.( s fumiers courts , décomposés et terreux, sont les seuls qu'on puisse appliquer en lévrier ou en mars.

J). Quantité d*engrais à appuquer. — La quantité de fumier à appliquer par hectare varie suivant la fertilité naturelle des terrains et la quantité de racines que Ton peut espérer récolter. Suivant :

De Domhasie 100 Ulog. de fumier produisent 164 kilog. de n€tnef. Crud 100 — — 200 —

Hoyenne 183 ^

Ainsi , 100 Icilog. de racines sont produits par 55 kilog.

de fumier.

Donc, une terre qui produirait en moyeuue 30 000 kilog. de racines, exigerait, pour les betteraves seulement, une fumure de 17000 kilog. de fumier dosant 68 kilog. d'azote. Cette quantité d'azote est un peu inférieure à celle que renferment les 30 000 kiio^. de racines.

J'ai reconnu qu'il fallait élever la quantité de fumier à 65 kilog. Ainsi, ia fbmure absorbée par lès betteraves au lieu d'être de 17 000 kilog. serait an minimum de SO 000 kilogrammes.

Suivant M. de Gasparin, il faudrait appliquer 500 kilog. de fumier normal dosant 0,40 d'azote par chaque 100 kilog. déracines que le sol peut produite. Ainsi, dans l'exemple précité, la fumure s'élèverait à 1 50 000 kilog. par hectare. Ce résultat n'est ni pratique ni scientifique.

M. J. lierre fait connaître de la manière suivante la quantité d'azote que les betteraves enlèvent par hectare :

Yariéié*,

Racines.

Feuilles.

Totaux.

Beitera?e disette blanche.

miii &

98kiL >

368 kil. &

— globe jaune....

— — Fotige • . •

— jaune longue. ..

1G8 fi

Moyennes. . • •

138 kil.

213 kii.

Les 138 kilopr. d'azote représentent 61 500 kilog. de racines et 1<'.N 74 kilog., 18 50u kilog. de feuilles.

Ces racines et ces feu i 11 os , d'après leur teneur en azote, absorberont donc 34 000 kilog. de fumier.

L'expérience a prouvé quMl n*y a pas avantage à fumer outre mesure les terres qui doivent supiiorter une culture de betterave à sucre. Lorsque la richesse du. sol est excessive, les betteraves grossissent beaucoup, et cet accroissement de < volume a lieu au détriment du sucre.

En Saxe, on applique du ])urin aux betteraves et on ciioisit de préférence, pour exécuter cet arrosage, un temps couvert. Cette méthode n'est pas très-usitée dans le nord de la France.

ffeinfs. — A. Époque. — La betterave se sème du 15 février au 15 avril, quand les gelées blanches ne aoni plus à craindre.

Dans le Nord , les semis se continuent jusqu'à la mi-mai.

Dans le Midi , on les commence vers la fin de février, pour les terminer avant le premier avril.

En Algérie , on sème les betteraves en janvier et février.

Le moment le plus favorable pour faire les semis en place, est lorsque la température moyenne de Tair a atteint + 8

Ën général, les semailles hîtives sont celles qui dorment les meilleurs résultats. Toutefois, lorsque l'on sème trop tôt, beaucoup de plantes montent à graine dans le courant de l'été.

Les betteraves nionti-es n'ont fias de valeur agricole : elles produisent de mauvaises graines et leurs racines sont ligneuses et ne contiennent pas de sucre.

B. En place. —Les semis en place se font de deux manières :

l" A la main. — Autrefois, les semailles se pratiquaient

• à la volée et à la main. Cette méthode , virement recommandée par Chaptal , a été , dans ces dernières années , presque complètement abandoMiiee, parce qu't llt! av.ùt ti-op d'inconvénients. On Ta remplacée sur les petites exploitations , par les semis en lignes.

Pour semer k la main la betterave en lignes, on tend un cordeau sur l'un des bords du champ qui doit être ensemencé, et on trace ensuite un rayon à l'aide d'un rayonncur à main^ sur la longueur delà ligne qu'il détermine. Une fois cette raie tracée, on déplace les piquets du cordeau pour les planter l'un et l'autre à la nirmc distance de la rigole que Ton vient d'ouvrir, et on continue ainsi jusqu'à ce que toute la surface de la pièce soit rayonnée.

Au for et à mesure que le premier ouvrier opère , une femme projette des grairtes dans les raies et un jeune homme les recouvre au moyen d'un râteau.

Un homme et deux femmes peuvent ensemencer 40 à 50 ares par jour.

Le travail n'est parfait que lorsque les lignes sont parallèles et régulièrement espari^es les unes des autres. Les rayons ne doivent pas avoir plus de 0'",03 à C^yOe de profondeur.

Lorsque l'étendue à ensemencer est considérable» où rayonne le sol avec un rayonneur à cheval, et on fait déposer les <;raines dans les rayons par des femmes. Les semences sont ensuite recouvertes au moyen d'une herse traînée par un cheval. Quatre femmes peuvent ensemencer un hectare en ' une journée.

On j)eut remplacer le travail des femmes en faisant répandre les graines de betterave, dans les rayons, par un homme conduisant le temoir à brouetu de^IhmbasU,

Lorsqu'on sème la betterave sur des billons , on répand les graines au moyen d'un semoir ou on charge des femmes

2k LES PLANTES FOURRAGÈRES.

de les enfoncer avec le ponce rar le sommet des ados. Dans

cf mudi) de culture suivie en Franco par M. Giot et en Angleterre par M. J. Heaton , les semences sont espacées de 0",25 à 0*,40, selon la manière d*être des racines de la betterave qu'on cultive.

On peut aussi enterrer les graines sur le sommet des billons eu se servant du pla;itoir imaginé par M. Portai de Moux.

On a proposé » il y a deux ans , de semer les beturaves en po* guets, à Taide du semoir-Ledocte , mais ce procédé , expérimenté dans diverses exploitations, n'a pas très-bien réussi. 11 ne convient que pour de petites exploitations, existant sur des terres très-légères et fertiles.

. S» Au semoir à cheval, — Les semis faits à Taide d'un semoir à cheval , sont ceux que l'on exécute sur les exploitations qui cultivent chaque année plusieurs hectares de betterave.

Tout semoir doit être tratné par un cheval docile et dirigé

par un homme intelligent, afin d'obtenir une parfaite régularité dans le parallélisme des lignes/ Il doit répandre dans les rayons ouverts par les tubes de 10 à lô graines par chaque mètre de longueur.

Lorsque le sol est couvert de mottes ou qu'il est sec, on fait suivre le semoir par un roulage dans le but de presser la terre contre la graine et liâter la germination.

Le semoir àcuUkrs de Grigwm et le semoir^Jacquel Hobitlard sèment en nwyenne 3 hectares par jour.

C. En pépimèhe. — Les terres qui se lassent sous les pluies battantes et se durcissent ensuite à leur surface sous le moindre hàle, obligent à semer les graijies de betterave en pépi* nière, pour opérer plus tard la transplantation des jeunes plantes.

Uigiiizeo by LiOOgle

M. Favreta comfMiré dans )e Eerry, pondant quatre années » la culture par semis à la culture par repiquage. Voici les résultats qu'il a obtenus en 1857 et 1858 :

Bettaraves semées 33600 kil. 32 000kil.

— repiquées 336QIA 38SQ0

La diilérence en faveur du repiquage a donc été en

1861 de 8400 kilog. ou n pour 100.

1858 de &700 - ou 15 —

î.o sol sur Ic iiicî on veut faire une pépinière, doit être meuble, riche, bien fumé et avoir été labouré à la. bêche. Il faut aussi qu*î1 soit bien exposé et abrité des vents .du nord et de l'est. Les semis doivent y être faits de bonne

heure.

Les betteraves blanches de Silésie et blanches à collet rose ne supportent pas très-bien le repiquage parce que leurs racines sont très-pivotantes.

Une pépinière bien garnie de jeunes betteraves et ayant un. hectare dVlerulno , doit fournir assez de plants pour transplanter 8 à 1 2 liectares.

On a soin de contre-balancer par des arrosages l'influence nuisible des hâles de msrs et d*avril. On peut aussi empêcher les pluies de battre la surface de la pépinière en la couvrant aussitôt après le semis de fumier court ou de débris de paille. Ce paiUis a encore Tavanlage de maintenir dans le sol une plus grande fraîcheur pendant les jours chauds d*avril et de mai.

On éi lairrit les plants , si cela est nécessaire, quand ils ont deux ou trois feuilles. F-es betteraves trop serrées dans les pépinières /î(eni, c'est-à-dire s*élèvent et grossissent difficilement.

I). Sur couche. — M. Kœchlin a préconisé, il y a quelques

années , un nouveau mode de culture. Ce procédé consiste

il semer la graine de betterave sur couche et sous châs<;ig vers le 15 janvier pour repiquer les plants vers le 15 avril à O^'^ôO les uns des autres sur des ligues espacées de l mètre.

D'après M. Rœchlin| 40 mètres de châssis suffiraient pour élever les 20 000 plants nécessaires par hectare, et chaque betterave pèserait en moyenne 17 kilûg. C'cit donc un produit de plus de 300 000 kilog. que Ton obtiendrait par cha* que hectare cultivé par ce procédé.

Ce mode de culture est-il possible en grand? Je ne le crois pas. Jusqu'à cejournul n'a dit l'avoir pratiqué sur plusieurs hectares.

Les agriculteurs qui l'ont expérimenté n'ont opéré que sur quelques ares. Pourquoi y ont41s renoncé? C'est que

quoi qu'on fasse et quelque précaution qu'on prenne, ou constate toiyours qu'un nombre plus ou moins grand de betteraves montent à graine vers le mois de juillet, et sont dès lors entièrement perdues pour le bétail.

E. OuANTrré de graines. — Lorsque les semis se font en place et en lignes, on répand par hectare de 5 à 6 Icilog. de graines.

Les semis sur billons ou ados n'en exigent que 2 à 3 kilogrammes.

Un hectare de pépinière exige environ 30 kilog. de semence.

Un litre de semence de betterave pèse en moyenne S50 grammes et il contient environ 18 000 graines.

Ainsi , en semant sur un hectare 5 kilo-, tio semence , on répand près de 250 000 graines, c'est-à-dire cinq fois au moins le nombre de plants qu*il est nécessaire d'avoir.

Les graines doivent être placées de O'^.OS à 0*^04 de profondeur dans le sol. '

P. Trempage des semences. — Dans un praiid nombre de fermes on humecte les graines peudant 4 ou 5 jours avec de l'eau ordinaire ou du purin, ou on les fait tremper pendant quelques heures dans du vinaigre léger, aiifti quQ le pratique Mme Millet-Robinet. Cette pratique mérite d'être adoptée : elle hâte la germination des semences.

Quelques auteurs ont recommandé de les faire germer dans du sable humide, pour. ne les semer que quand le germe est apparent. Ce conseil est mauvais , car pendant les semis , on détruit toujours un très-grand nombre de germes.

(j, ËspACEHENT DES UG»ES, ^ Les lignes doivent être plus ou moins éloignées les unes des autres , selon la fécondité du sol et le volume que doit prendre la variété que l'on cultive.

Les lignes des smis en pépinière doivent être écartées seulement de 0", 1 0 à 0", 1 5.

Les lignes des semis en place des betteraves à sucre doivent être espacées de 0'",40 à O^'.SO.

Les lignes de betteraves fourragères sont toujours éloignées les unes des autres de O^.SO à 0",65. .

Caltarm « eatvelton. — A. SARCLAGES. — La graine de

betterave que l'on n'a point fait treni])L'r reste longtemps en

terre avant de germer. C'est pour ce motif qu'il est souvent utile de faire des sarclages dans les pépinières pour enlever les mauvaises herbes qui s'y sont développées. Ces sarclages

sont confiés à des femmes; on doit profiter des pluies pour les exécuter.

La betterave germe ordinairement entr^ le is* et le 15* jour; mais il n*est pas rare de voir les cotylédons n'appa*

raître que vers le SO*" jour si la t-^mpérature se maintient audessous de 4- 9« ou lû''. En germant, elle donne naissance

à deux cotylédons lancéolés, un peu spatulés, arrondis à leur soiiiijict et d'un vert intense lavé de rouge.

Les sarclages sont rarement pratiqués dans les semis en place.

B. PneinER binage. — Le premier binage , le plus important de tous, 50 fait h bras au moyen de la binette ou de la rasette flamande lorsque les plantes ont deux feuilles primordiales.

On doit le confier à des ouvriers intelligents, car il est

utile qu'il soit fait avec beaucoup d'atlenlion. Il ne faut l'opérer que par un temps sec.

Souvent on se contente de faire ameublir les intervalles des lignes, dans le but de ne pas détruire des betteraves.

Chaque homme se met à cheval sur la ligne qu*il bine.

Quand les ouvriers n'ameublissent ou ne m Uoiont que les espaces compris entre les lignes, on leur donne, dans les départements du Nord , de 8 à 10 fr. par hectare.

A Grignon, o(i le premier bindge est complet, on donne par hectare 20 à 22 fr.

C. Second binage. — Le second binage s'exécute 3 ou 4 semaines après le premier quand les betteraves ont 3 à 4 feuilles déjà développées et que les mauvaises herbes commenceiit a s'emparer de la couche arable.

Lorque les plantes ont été favorisées dans leur végétation par une température à la fois diaude et humide, on exécute quelquefois ce binage à Taide de la houe "k cheval.

].(' (leuxii^me binage se paye de 16 à 18 fr. l'hectare.

Un liomme bine 10 à 15 ares par jour.

D. ËcLAiRCissAGE. » Lorsque les plants sont trop nombreux sur les lignes, on les éclairctt à main. Ce dédoublement se fait vers la fin de mal et dans le courant de juin. On ne doit pas dépasser cette dernière époque.

B£rr£aAV£. * 29

Il est l)ien utile de commencer Tt^claii cii-sage loistiiie les belteraves oiU troià ou quatre feuilles.

Suivant la variété» on espace les plants de o^âd, 0*^,30 ou 0",40.

Cette opération doit être surveillée. Il ne suffit pas d'enlever les plants qui sont trop nombreux sur\ine longueur tléttrnuiiée, il laut aussi arracher une ou deux piaules parmi celles qui proviennent de la même graine , parce qu'elles se nuiraient réciproquement si elles étaient abandonnées à elles-mêmes.

Quand les betteraves sont jeunes, on coupe avec l'ongle au-dessus du collet celles qui doivent être détruites.

Voici le nombre de plants qu*on peut compter sur un bectare et la surface qu'ils y occupent :

IHttmut def lignet. DUlûnee d€* pUmt9, Nombre. Surface carrée.

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