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GESSE

Dans les contrées méridionales, on l'associe souvent à Tavoine d'hiver.

On la faut lie vers la lin du pnnleiiips quand elle est en pleine fleur, ou lorsque les gousses des premières fleurs sont déjà formées et apparentes. (Voir Vbscb, récoUât p. 430.)

Ainsi récoltée, elle fournit un aliment vert excellent et moins échauffant que la production verte des vesces. Ce fourrage convient très-bien aux brebis et aux agneaux.

En 1786, Oussieux récolta dans rAngoiimols 50 hectolitres de graine et 6800 Idlogr. de fanes par hectare.

La fane de la presse cultiv(''e convient très-bien aux moutons; les bétes bovines la mangent aussi avec avidité, parce qu'elle est aussi nutritive et aussi forliflante que les fanés de vesce et de lentillon.

Les semences de cetti' légunnneuse forment un très-bon aliment; elles conviennent spécialement à tous les animaux que Ton engraisse et les échauflent moins que les graines des vesces.

Nous étudierons celte plante plus en détail dans les Plantes

AUMENTAIBES,

BiBUOÛRAPHIK.

VT«ri. — Cntifs complot il'afrriculture, 1823, in-8, t. XIV, p. 536. ItCM^. — Traité «les prairies artificielles, 1844, in-8, p. 451. Ylte«H«. *- Bon jardinier , 1856, ia*l2y p. 383.

LES PLANTES FOURRAftÊRE^.

bEGTION lY.

(De AéHf^, non donné p«r 1m Gieot an poi* chtchf .)

LATHYRUS CICERA, L.

Plante diwtyUâone de la famiUe det Ugummeueee.

ilfi9la«t. ^ Chicitliiig Veteb.

Historique. — Climat. — Mode de végélalioa. — Terrain. — Semis. — Récolte dtt fourrage. — Rwideineiit Récolte det graines. — Poids de l'hectolitre. — Valeur natritîre du fourrage^— Pfopnétés nuisiUes des graines. Bibliographie.

Historique. — Il y a à peine un siècle qu'on cultive la jarosse comme plante fourragère. On la désigne sous les noms de pttiie gme^ jarat^ gaie chiche^ pais cornu, garnisse, garcute, pois carré, gesseite, arosse.

*Cllaiat. — Cette légumineiise , dont la culture s*étend chaque année, est Irès-rustique et peut être cultivée sous toutes les latitudes. Ainsi elle résiste aussi bien aux froids rigoureux qu'aux grandes sécheresses.

■•de de ▼égétotiM. — La jarosse est glabre et a des tiges hautes de 0"','iO à 0"',60; ses feuilles se composent de deux folioles opposées, lancéolées et mucronées; les sti* pules sont ovales ou lancéolées; les fleurs sont solitaires, rouge brique et portées sur des pédoncules plus courts que les feuilles; les gousses sont oblon«?ues, comprimées et canaliculées ; les graines sont anguleuses et gris cendré ou légèrement brunes.

Temas.— Cette plante végète très-bien sur toutes les terres, si celles-ci ne sont pas humides l'hiver; mais c'est sur les terres calcaires, argileuses ou siliceuses qu elle croît avec le plus de vigueur.

JAROSSE. 443

Elle Q*exige pas que la terre soit riche pour donner un abondant fourrage.

La couche arable doit être préparée comme s'il était

question d'y semer des (Voir \ESCEt préparation du

soly p. 423.)

8«mUi. ^ La jarosse se sème en septembre. On doit ezécuter cette opération par un beau temps.

On répand de S50 à 300 litres de foraines par hectare. On les recouvre comme les semences de vesces. (Voir Vsscb, recou/orment des ffraines p. 429.) «éMite te fWvmis». — On fauche cette légumineuse,

quand on la cultive pour le Iburra^^e vert quelle produit, lorsque ses fleurs sont épanouies, mais avant la formation des gousses et la maturité des graines. (Voir Vescb» ré-> cottêf p. 4*^0.)

l.a fauchaison a lieu ordinairement pendant le mois de juin. Aendement. — L^a jaross^ donne des produits eu vert ou

en sec égaux à ceux que fournit la vesce d'hiver, quoiqu'elle soit ordinairement cultivée sur des terres de moins bonne

qualité*.

Bécoite des sraineai. — La récolte des graines s'ellectue à la même époque et de la même manière que celles des semences de vesce. (Voir Yesce, récolte des graines, p. 434.)

Poids de l'heetoiitre. — Un hectolitre de graines de jarosse pèse de 80 à 82 kilogr.

Mtrfave ««• ticM «t feviiiM. — Le fourrage vert que fournit la gesse est recherché des bêtes à laine; il convient aussi aux chevaux, mais comme il est échauffant, on doit le leur donner avec précaution. Les vaches le mangent aussi avec avidité.

La valeur nutritive du fourrage vert n'a pas encore été déterminée. Ce fourrage contient 15,60 pour 100 d'eau.

444 LES PLANTB8 fOURRAGiHES.

Le foin qu'on en obtient est aussi un excellent aliment. PMfvléiés aalslMM émm gnUBM. — Les semences de la

gesse jarosse ont des propriét<^s très-nuisibles : elles occasionnent la mort des chevaux qui en consomment habituellement, et elles rendent bouCUs et œdémateux les porcs auxquels on en donne. H. Dard, vétérinaire, a constaté» en feisant l'ouverture des animaux qui avaient succombé sous Taction toxique de la graine de cette légumineuse, une altération profonde des membranes de re&tomac et une lésion apparente des reins et des uretères.

Ces graines sont aussi un aliment dangereux pour l'homme; les personnes qui vivent de pain dans lequel il entre une certaine quantité de jarosse, ^ont presque toujours frappées de paralysies incurables, si elles ne succombent pas ^

Tes laiU doiveiil eiigap^er les cultivateurs à ne pas faire consonmier par leurs animaux des tiges sèches de jarosse non battues, si elles portaient des gousses remplies de graines arrivées à parfaite maturité.

BIBLIOGRAP&IS.

WMTt. — • Cours complet d'agncullure, 1823, in-H, l. XIV, p. 538. Iic««4. — Traité dei plantes fourragères, 1844, m-8, p. 451. TIImHm. — BuUelin de la Société d'agrieultiire, 1846. iti-8, p. 422. — — Don jardinier, 18S6, in*12, p. 582.

(1) En 1840, le tribunal correclionnel de Niort {Deox-s* vres) a condamné le fermier Lucas, en vertu des articles 317, et 319 du Code pénal, à faire une pension Tlagëre à quatre de ses domotiques qu'il avait rendos complétemeiit paralyti^uesen les iiourri«aiil avee da pain fait avec de la Ikrine ds froment à laquelle il avait ajouté de la Darine de jarone.

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