LENTILLE ERS
L*hecto1itrc pèse de 78 à 80 kilog.
On la fait ordinairement consommer sur plue \yàr les bêtes à laioCy lorsqu'elle est -en pleine fleur. La qualité du fourrage vert qu'elle fournit compense sa faible production.
Suivant M. Sautayra, de Montélimart, les tiges vertes de cette légumineusc seraient mortelles pour les porcs.
Les graine» de la lentille ers sont aussi nutritives que les semences du lentillon» mais elles sont beaucoup échauilaotes. Dans le Midi on les donne aux mulets et on les emploie avec avantage dans Tengraissemcnt des bœufs et des porcs. Les volailles en sont avides.
On doit éviter de les employer en mélange dans le pain, parce qu'elles ont des propriétés aussi nuisibles que les graines de la jaros^e [lathyi^ cicera), (Voir Jarossi, p. 444.)
BifiLlOGRAPHiË.
l%«rl. — Cours complet il agnculturp. !823, in-8, l. XIV, p. lî». ■•Il«r4. — Traité des prairies arliticielles, in-8, p. 97 vIlMMrtA. Bon jirdinior, 18S6, in-l2, p. 580.
LES PLANTES FOURKAGÈHES.
SECTION X
oiseau, roii; pied; alluuiou à la disposition des (pousses ttjjumnt les doig s
&m oiieMi.)
ORNITUOPUS SATIVUS, BfOt. ; ORNiTllOPUS COMPRESSUS, O&NITUOPUS
ROSEUS, DuT.
JPhuife dtcolflétfone île tafamillê dn Uffumintunt,
Flamand. — Vognel-vœl. Portugais. — Serradella.
.Historique, — Climat. — Mode de végélâtïon. — Terrain. — Serais. — Récolto df» la pt odiiction herbacée. — Conversion du produit vert en foin.'— Reodemeot. — Kécolte des graiue». — Bibliographie.
Historique. — La iierradelle ou pied d'oiseau v>l cultivée depuis longtemps sur les terres sablonneuses et sùdies en Portugal, dans le Minbo, les environs de Porto et aux ties Açores. Elle fut cultivée, en 1794, par Mi^ington, & Ruslifort (Angleterre) ; mais les fh>id9 de Thiver ne lui permirent pas de donner au printemps suivant une récolte al)ondan(e, bien qu'elle eût atteint en décembre près de 0*60 de hauteur. No* nobstant, cet agriculteur en sema, en 1796, plue de 5 hec* tares sur des sols sablonneux. Cette légumineuse est aujourd'hui cultivée en grand dins la Campine et sur quelques points de lancienne province de Bretagne.
ciiMt. — Cette plante végète sous toutes les latitudes; mais redoutant les gelées un peu intenses, elle doit être semée au printemps daFis les parties septentrionales.
Dans la région de l'ouest, où elle réussi i bien quand on l'a semée en automne, les grands froids la font souvent yérir pendant l'hiver.
■o4e de vej^ctatioM. -» La semdelle a une racine pivo* tante, des tiges ascendantes ou couchées» longues de i mètre
serhadëlle. 465
à 1 mètre 80, des feuilles Telues composées d'un grand nombre de folioles, des fleurs pédonculécs au nombre de 2 à 5 et de couleur rose ou lilas, des gousses presque droites contenant de 5 à 9 graines, des semences aplaties, chagrinées gris rougeàtre ou gris brun.
Ses tiges et feuilles vertes contiennent 80 pour 100 d'eau.
On a confondu cette légumiueuse avec Varnithope délicat, (oANiTHOPUs PERPUsiLLUS, L.), qui cToit naturellement dans toutes les contrées de la France, sur les lieux arides et sablonneux. Cette espèce est plus grêle, plus petite, et les dents du calice des fleurs sont trois fois plus courtes que le tube; en outre, ses gousses sont arquées. Les dents du calice de la ■ serradelle égalent le tube. *
Cette léguroineuse, quelque rapide que soit sa croissance, ne peut jamais lutter dans les bous sols avec le tièlle rouge.
Elle ne donne qu'une coupe.
Temla. — La serradelle vient très-bien sur les sables,
les sols li'gers, pierreux et chauds et les terres silico-argileuses. iiUe végète mai sur les terres très-argileuses et les sols humides. Sur ces derniers terrains, elle perd facilement ses feuilles inférieures.
Mais il ne suffit pas pouf qu'elle végète avec vigueur que les terres soient légères, il faut aussi qu'elles soient fraîches ou résidant sur un sous-sol perméable^ C'est lorsque cette légumineuse peut plonger ses longues racines dans la couche arable et le sous-sol qu'elle résiste très-bien aux sécheresses de r^té et qu'elle fournit pendant cette saison un abondant fourrage.
Là finesse de la graine exige que la couche arable soit parfaitement ameublie par des labours et hersages.
Semis. — Dans les contrées méridionales de l'Europe, on V. • 30
' sème la serradelle en automne, aa mois de septembre ou octobre. La douceur dès hivers de la région de l'ouest de la
France permet aussi de pratiquer les semis pendant cette saison.
Dans le centre et le nord de notre pays, en Belgique» en
Allemagne et en Angleterre, on doit la semer de préférence
au pi iiih'iii[j.s, eu ludis, ;ivril et uuu après k's gelées.
On répand 25 à 30 kiloij. de graines à l'hectare. Cette quantité est suffisante parce que la serradelle forme ordinaire- ! ment des touffes larges.
La tendance des tij^es à se coucher sur le sol oblige à as- SitcifT la serradelle au liioha de Hongrie ou h l'avoine.
M. Yiimorin recommande de la semer dans une céréale de printemps; alors on pourrait en automne ou la faire consommer sur place ou la faucher si la longueur des tiges le permettait. Dans la Campine on la sème en mars sur les terres occupées par le seigle d'hiver. Après la récolle de cette céréale» elle repousse très-bien et fournit une bonne récolte après les premières pluies de septembre.
La semence doit être enterrée très-superficiellement au moyen d'un hersage léger.
Elle ne lève qu'au bout de quinze à vingt jours, suivant la température du sol et de Tatmosphère.
Bée«lt« d« la prodaoa»m h«rteeée. — On flgiuche les tîges
de la serradelle quand elle est en pleine tlcur. En général, deux ou trois mois sufUsent, après l'apparition des pousses à la surface du sol, pour que les tiges épanouissent leurs fleurs.
La serradelle que l'on a semée en septembre fleurit en mai; celle qui provient de semis eiécutés au commencement de mai se couvre de fleurs vers la iin d*août ou pendant le mois de septembre.
SBRRADELLE.
On jjeut aussi l'aire consommer la production verte de celte légumineuse sur place par les vaches ou les bétes à laine. '
Mé—itm ém u pff»i«etloa «éobe, — Quand on veiit dessécher la serradelle ou convertir en foin sa production verte, on
doit la laut.htr au moment où les graines commencent à mûrir, c'est-à-dire lorsque les siliques blanchissent.
M0B4eM«it* — Cette plante fournit un abondant fourrage quand on la cultive sur des terres légères, fraîches et bien fumées; mais ce produit, quoi qu'on en ait dit, est loin d'at- Iciiidre sur les sols pauvres le rendement de la ^ t sec? et des pois gris, quand bien même la serradelle aurait été associée à de Tavoine.
M. Scliiuilz Warner, i)rès Vendelle, a obtenu en 1856 , en bologne, 6000 kilog. de fourrage sec par hectare. Les terres qu'il avait consacrées à cette légumineuse étaient légères et avaient une étendue de 20 hectares. M* Warner avait appliqué 120 kilog. de guano par hectare.
M. Uoulard Moreau a obtenu dans le département de r Yonne des résultats analogues en répandant avant la semaine 100 kilog* seulement de guano par hectare.
On peut évaluer le produit sec que donne la serradelle sur des terres de bonne qualité à 4000 ou 5000 kilog.
Dans les circonstances ordinaires, là où on a intérêt à la cultiver, le produit qu'elle donne est à peu près égal à celui que fournissent la spergule et le lentillon lorsque ces plantes sont cultivées sur des terres qui leur conviennent.
Sa facilité de résistei aux sécheresses, de végéter sur des sols peu fertiles» sur des terres de landes défrichées» permet de la regarder comme une bonne plante et de ne pas trop se préoccuper de la quantité de fourrage qu'elle peut donner, puisqu'on ne la cultivera que lorsque la réussite des autres légumineuses annueikîs sera douteuse ou casueile*
Réeoice des fpraines. — On procède à la récolte des gaines lorsque les tiges et les gousses sont presque sèches.
L'égrenage des gousses se fait à l'aide du fléau.
Un hectolitre de graines pèse 46 kilog.
La serradelle ne produit qu'une petite quantité de graines. Cette faible production iiuit beaucoup à sa propagation dans les contrées où elle serait d'une utilité incontestable.
TOivifive éwk fléamige. » La valeur alimentaire du fourrage vert et du foin fournis par la serradelle parait être la même que la valeur nutritive du fourrage vert et du foin produits par la lupuline.
BIfiUOGRAPHIE.
fipr^ngel. — Annales de Roville, IKSi , in-8, t. VIII, p. 234. ■«ecoq. — Traité desprairies arlilicielles , 1844, in-8, p. 481. Horren. — Moniteur de la propriété, 1848, iu-6, t. Xlli, p, 160. rWUppw, — Bulletin de h Soe. cent, d'egric, 1856, in-S, t. U, p. 164. VllMrlB.— Bon Jardinier, 1856, inrl2, p. 502.
LUPm JAtTNS. 469
SECTION XI
Lupin Jaune.
(De Lii|Hi«,loap; «Untioa à m fMoliéépalsBote.)
LUPLNUS LUTEUS, L.; LUPISUS OOORATUS, H*
Plante dieot^Uionê de la fàmiOt éu id^mnSiimm,
Historique. ~ Climat. — Mode de végétation, — Terrain : nature et pri'paration. — Semis : époque , exécution , quantité de graines. — Soins d'entretien. -~ Récolte. — Produit en seç. — Récolte des graines. — Produit en graines — Poids de rbeetoUtre.<- Aetion du foin sur les animaui. — Emploi des graines.
Historique. — Cette légumirieuse est cultivée en Prusse comme plante fourragère depuis 1840. Elle est aujourd'hui très-répandue en Sve, en Sîlésie» dans la Poméranie et les provinces du Brandebourg. L'eitensîon de sa culture a produit une véritable révolution aj^ricole dans la Prusse orientale* C'est avec raison qu*on la regarde comme une plante précieuse pour les contrées pauvres et sablonneuses.
M. de Gourcy a fait connaître le premier en France !e la- |jm jannc coinmo plante fourraj^ère.
Climat. — Lo lupin jaune végète aussi bien au nord de l'Europe que dans les contrées méridionales.
Mnde à» végéintina. — Cette plante est annuelle; ses ra* cines sont pivotantes; ses tiges sont dressées, rameuses vers le sommet, couvertes de poils courts, soyeux et argentés, et hautes de û'",80 à 1"',20 ; ses feuilles sont composées de 7 à 9 folioles obovales ou oblongues. Ses fleurs jaunes et odorantes sont disposées en épis ayant 0"M0 à 0*,15 de longueur; elles produisent des gou^^c^ j/ul)escentes contenant de 3 à 5 graines petites, presque rondes, comprimées, lisses et brunes parsemées de blanc«
Le lupin jaune se développe d'abord lentement ; mais lorsqu'il a atteint 0'»,i2 à 0'",16 de hauteur il croît très-rapidement, n résiste à la sécheresse et ses tiges conservent leur belle couleur verte sous Tinfluence des plus grandes chaleurs. Sa floraison est magnifique.
Terrain. — A. NATURE. — Le lupio végète très-bien sur les sols de consistance moyenne un peu frais, sur les terres sablonneuses profondes, les sels légers et ferrugineux, les terres de bruyère qui ont perdu leur caractère acide.
îl ne réussit pas sur les sols imperm('^il)les et les terrains calcaires, ainsi que je Tai constaté cette année pai^ expérience. En général» il reste petit sur les terrains peu profonds.
A part sa nature, le champ sur lequel on veut cultiver le lupin jaune ne doit pas être ombragé. Cette léguruineuse se . développe d'autant plus qu'elle végète en plein air et subit Taction du soleil.
B. IMparation. » Les terrains qu'on consacre au lupin jaune doivent être bien préparés et propres. Il reste toujours chétif sur les sols qui n'ont pas été complètement ameublis.
Sente* — A. Époque. — On sème le lupin jaune dans la. région septentrionale de l'fiurope quand on n'a plus à crain* dre de gelées.
En Allemagne et en France on fait des semis successifs tous les quinze jours, depuis la lin d'avril ou la première quinzaine de mai jusqu'au 15 de juillet.
B. EztonoN. ^ On répand les graines à la volée.
On les enterre légèrement au moyen d'un hersage exécuté avec une herse ayant des dents en bois.
On doit' se garder de rouler le sol après la semaille.
G. QuAurmé de graines. — On sème par hectare de 100 à 150 kilog. de graines.
Le lupin végète inégalement lorsque le semis est clair.
LUHN JAUNE. 471
Bmimm d'eatoetleB. — Cette légumincusc n'exige pendant sa croissance aucun soin ^'entretien. Toutefois^ on la plfltre dans les contrées le sulfate de chaux en poudre opère efO-
cacement sur les légumineuses.
Rée«Ue. — On ne fait pas ordinairement consommer le lupin jaune en vert, car k cet état il est un peu amer et les chevaux et les bêtes à cornes n'en veulent pas. Ouant aux bétes à laine, elles s'en accommodent très^lentement.
Lorsqu'on veut le convertir en foin on le fauche quand la tige principale de la plupart des pieds a perdu ses fleurs. Alors on le laisse en andains pendant huit jours environ^ puis on le met en tas ou en menions ayant l à 1*",50 environ de hauteur. Au bout de douze a quinze jours, .[uana il a perdu presque toute son humidité, on le rapporte à la ferme et on le conserve dans un lieu sec.
En général, malgré une tempémture élevée, la dessiccation du lupin jaune est très-longue.
Le foin qu'on obtient en suivant le procédé que je viens d'indiquer a une belle couleur verte.
Dans quelques fermes, en Allemagne, aussitôt après la fauchaison, on stratifié les tiges du lupin jaune avec de la paillu. Ce mojen dispense de les laisser en andains pendant . une semaine.
WfëwAt «i aee. ^ La quantité de foin que fournit le lupin jaune varie suivant la nature du sol.
En général, on peut compter sur un rendement moyen de 4000 à 5U0O kilog. par hectare.
11 faut que les terres soient sablonneuses, profondes et fraîches pour que cette légumineuse donne de 6000 à 8000 kilog. de foin sec sur la même superficie.
On ne fauche le lupin jaune qu uuu ^eule fois.
Réc«iie des «rminc*. — La récolte des graines n'est pas
LES PLANTES FOURRAGArES.
facile, parce que les gousses 8*ouvrent facilement sous Taction du soleil en deux valves non^ roulées en spirale, et elles lancent à deux ou trots mètres de distance les semences qu'elles contiennent.
Cette déhiscence oblige à couper les tiges quand les gousses commencent à brunir pour les mettre aussitôt en bottes qu'on place ensuite au milieu d'une aire ou sur une bâche. Dès que les ti^^es sont sèclies, on les bat avec un fléau. Cette opération est assez difïlcile , car les gousses restent longtemps humides et verdâtres. On doit éviter que la pluie arrive sur les siliques ou sur les graines.
Cette récolte se fait ordinairement k la fin d'août.
Produit en graines. — Le lupin jauue produit de 15 à 30 hectolitres de graines par hectare.
9Mm êm rhestAUive. — Un hectolitre de graines pèse en moyenne de 72 à 76 kilog.
Action du foin sur Ic.v animaux. — Lc lolu de lupîn
jaune est mangé par tous les animaux, mais 11 convient plus spécialement aux bétes à laine. Son amertume les préserve de la pourrUurô ou cachexie aqueuse.
On peut, lorsque les moutons refusent de le rnan'^^er ou lorsqu'ils le consomment d'abord diilQcilement, le mélanger avec d'autres fourrages secs.
Bmptoi 4m cMittM. — En Allemagne on fait cuire les graines de lupin jaune ou on* les met à tremper dans l'eau pendant vingt-quatre heures pour les donner ensuite aux animaux qu'on engraisse.
PBiroOREC. 473
SECTION XII
(Dt «f«l( t troii, ét t «llutira à ta forme trUngoltiro 4« u ooroile.)
Tbigonella FŒNUK Ga^CUM, L.
Arabe. — Helbé. Espagnol. — Las olholvas.
Italien. — Fieno greco. Allemand. — Bockshorn.
Historique. — Modo de végétation. — Terrain. — Semis. — Poids de l'heC' tolitre de graines. — Soin$ d'entretien. — Récolte. — Reudemeat.
■istoriqae. — Le fenugrec est connu depuis la plus haute anti<iuité. Les Grecs, autrefois, le cultivaient pour le transformer en foin. On le cultive de nos Jours comme plante fourragère en Arabie, en Syrie et en Egypte. Il existe un proverbe égyptien qui dit : Heureux sont les hommes dont les pieds pressent la terre sur laquelle croît le helbé.
Cette légumioeuse est aussi cultivée sur quelques fermes du midi de la France.
îWodft de végétation. — Le fenupTTec a une racine simple et fibreuse ; sa tige est roude, creuse et d'un vert clair; ses feuilles sont légèrement dentées sur les bords. Ses fleurs blanches, avec une nuance de jaunâtre, produisent des gousses étroites et recourbées en faucille. Ses graines sont brun jaunâtre ou jaune rougeâtre, aplaties, de forme irrégulière et divisées par une rainure.
Les tiges, les feuilles et les graines ont une odeur forte, pénétrante et aroinatique.
Terrain. — Cette légumïneuse m réussit bien que sur les sols de consistance moyenne, les sols argilo-siliceux ou silico'* argileux bien exposés.
Les terres argilo-calcaires sont celles sur lesquelles elle acquiert le plus grand développement.
8«m1s. »0n la sème, dans le Midi , depuis la fin d'août
jusqu'au coinmoncoinent d'octobre. Il est utile que les plantes soient fortes avant Thiver. Un la sème aussi quelquefois au mois de février ou de mars.
Bans les provinces du Nord, les semis se font pendant les
mois d'avril et de mai , lorsqu'on n'a plus à craindre de gelées.
Les semences doivent être peu enterrées.
On répand les graines en lignes espacées de 0",40 à 0",50
ou il la volée.
Pai4« de i*heq|oiitre. — In hectolitre de graines de tenugrec pèse, en moyenne, 68 kilog.
Mmm «*eBtr«tta. — Au printemps , on bine » si cela est
nécessaire, les semis exécutés en ligne.
Réeoite. — On fauche le fenugrec lorsque ses tiffos ont de O'^f^O à 0"*,^b de hauteur et lorsqu'elles sont en fleur.
On procède ensuite à la conversion en foin. Les tiges ne durcissent pas en se séchant.
Rendement. — Cette léguuiineuse peut donner, lorsqu'elle est bien développée, de 3000 à 5000 kilog. de foin sec par hectare.
Ce foin n*est pas donné seul au bétail ; on le mêle avec du
foin ordinaire ou do la paille. Les chevau.v et les bétes a cornes mangent ce mélange avec plaisir.
HOHA DE BONGRIB.
SECTION XIII
(DO ptuUi, ptiu; •lliwioii à 1« propriété mitrillfa de» fraioM du millet.)
PAmcDV GnHumciiiif Banb.; Sktama qibxaii ica , Pal.
Plante numoetOfflidone de lafamiUe du Graminées,
Àngknt. — Germaa mtUet.
Historique. — Climat. — Mode de végétation. — Terrain : nature, fertilité, préparation. — Semis : époque, quantité de graines, chaulage et trempage des graines , exécution. — Récolte de la production verte. — Fanage. ^Rendement. — Récolte des graines.— Valeur ontritive. — Prix de nrient. — BibUographie. ^
uistoriqae. — Cette graiTiiiiée est cultivée depuis longtemps en Allemagne. Elle a été importée de cette contrée dans la Moselle, en 1816, par le père de TArthur Young français, M. le comte de Gourcy. fin 1820, M. Vilmorin père Ta
reçue de M. Boi da , agiMculleur des environs de Metz. Grâce aux essais et aux écrits de M. Vilmorin , le moha de Hongrie est aujourd'imi connu et cultivé par un grand nombre de cultivateurs de la France.
Climat. — Ce pauisest, connue tous les autres millets, assez sensible aux froids du printemps et de l'automne. C'est pour ce motif qu'on ne peut le semer que lorsque la température moyenne s'est élevée à IS* au-dessus de zéro.
Ouoiqu'il résiste très-bien aux sécheresses et qu'il développe des feuilles larges et d'un vert très-foncé pendant les grandes chaleurs de juillet et d'août, il demande une certaine humidité dans le sol ou l'atmosphère pour végéter avec vigueur. Nonobstant, les grandes chaleurs lui sont bien moins contraires que les pluies torrentielles et les vents secs et froids.
476 LES PLANTES FOORIUGftRBS.
S\\ survient pendant la végétation des venta du nord ou de Test, il 8*arréte, ne pousse plus, pour ainsi dire, et les extrémités de ses feuflles et de ses tiges prennent une teinte
rouge très-prononc('*e. (^et état stalionnaire se prolonge jusqu'à ce que Tair soit plus chaud et plus humide.
M«i« ét «égten^a.-— Le moha de Hongrie (6g. 40) a des tiges droites, hautes de 0*,70 à l" ; ses feuilles sont planes à gaines lisses ; ses tleurs verdâtres sont disposées en une panicule spiciforme. Les épillets sont munis d'une involucre persistante composée de soies roides et dirigées en haut. A la maturité des semences qui sont petites, jaunâtres et violettes, l'épi a une teinte violacée, noirâtre.
Chaque pied produit de 6 à 15 tiges.
T«mlft. — . A. Nature. — Cette graminée doit être cultivée sur des terres argilo-calcaires ou calcaires siliceuses. Les terrains sablonneux, argileux et crayeux ne lui conviennent pas.
Mais il ne suffit pas que la couche végétale soit plutôt légère que compacte, il faut aussi qu'elle soit profonde • afin que le moha puisse résister plus victorieusement aux plus
grandes sécheresses.
Les terres argiio-siliceuses ou silico-argileuses que l'on a . diaulées ou marnées conviennent aussi très-bien à cette plante fourragère.
On peut remplacer la chaux ou la marne par des cendres pyriteuses, du noir animal ou du guano.
B. Fertilité. — Le moha de Hongrie, quoique moins exi-> géant que le maïs, végète mal sur les terres pauvres. Il faut que les sols soient déjà riches, qu'ils appartiennent a la riode fourragère ou céréale pour que cette plante puisse fournir un abondant fourrage.
On doit, quand la terre est peu fertile, lui appliquer une
MÛHA D£ HONGRIE. 477
fumure ou la fertiliser avec de la poudrette, du guano ou des cendres pyrite uses.
On se dispense d*appliquer des engrais lorsque le sol a été
Fig. 40. — Moha de Hongrie. — Au 10*.
bien fumé les années précédentes et qu'il n*a produit, après cette fumure, qu'une ou deux récoltes de céréales.'