C. Préparation. — Le molia de Hongrie est aussi exigeant
LSS PLANTES POURRAGÉAIS
que les autres millets par rapport à la préparation du sol. Quand les terres ont été bien divisées, il profile mieux, pendant les mois de juillet et d'aoi^t ou les temps de sé*
cheresse, de l'influence si féconde des petites pluies ou des rosées.
La terre doit être propre, c'est-à-dire aussi ezemptç que possible de mauvaises herbes, car le rooha se défend mal ,
pendant les premières phases de sa végétation, de l'apparrilJioii des plantes nuisibles, de celles surtout qui végètent promptement et qui prennent un grand développement.
8«als. — A. ÉPOQUE. — C'est dans le courant de mai, dans les provinces du Nord et de l'Ouest, et vers la fin d'avril, dans les contrées du Midi, lorsqu'on n'a plus à craindre de gelées tardives, que Ton pratique les semailles.
Lorsqu'on veut obtenir des productions vertes successives de moha, il faut exécuter plusieurs semis k des époques différentes et successives.
On peut pratiquer des semis jusqu'à la mi-Juillet. Seuié après cette époque , le moha ne serait pas assez développé pour être consommé avant les gelées du mois d'octobre.
B. Quantité de graines. — On répand par hectare de 10 à IS iciJog. de graines. Mathieu de Dombasle a commis ^ une erreur quand il a dit qu'il fallait en répandre de 30 à 40 kilog. M. Vilmorin en Indique 7 à 8 kilog. Je trouve cette quantité un peu faible, parce que toutes les graines ne germent pas.
G. Ghaulags des semences. — Avant de projeter les graines sur les terres destinées à la culture du moha de Hongrie, on doit les chauler ou les sulfater, parce que cette plante est
sujette au charbon (uredo carbo, Oec.}« (Voir Les plaisïes
ALIMENTAIRES, t. VL)
1). Trempage des sbmbnces. — On a proposé de&iretrem-
Oigitized by
MOHA DE HONGRIE.
per les graines du nioha pendruit 24 heures, (iette opération n'est pas utile , parce que les graines sont petites et quelles ne peuvent être enterrées profondément. (Voir Maïs» irem^ page des graines,)
E. ExÉcuTKW DES ssxAiLLBS. — Les graines se répandent à la volée. On les recouvre au moyen d'une lit i se légère. On doit éviter de faire suivre cette opération par un roulage, à moins que les terres ne soient très-légères.
Lorsqu'il survient des pluies abondâtes après les semailles, les terres se battent, se plombent et elles ne tardent pas, sous rioUuence du soleil, à se prendre en croûte. . Quand les choses se passent ainsi , comme la récolte du moha est gravement compromise, il faut s*empresser de donner de nouveau un léger hersage sur toute la superticie du dianip.
Le moha ne végète bien que quand son cotylédon, qui a la forme d*un petit cornet, apparaît sur une terre meuble.
Récolte de i« production v«rte. — C'est dans le courant d'août et de septembre, suivant l'époque à laquelle les semis ont été exécutés , que Ton procède à l'enlèvement de la production herbacée.
On ne doit pas faucher trop tôt pour ne pas perdre sensiblement en quantité ; mais lu fauchaison peut se prolonger jusqu'à la maturité des graines.
Quand le moha a été coupé un peu vert, c*est-à«diFe avant le développement des épis, il repousse avec assez de vigueur et fournit alors un bon pAturntje aux bêtes i laine.
Vanaiie. — On peut faner les tiges de cette graminée. Cette opération ne présente pas de diflicuités.
SOO kilog. de tiges et feuillea vertes donnent 100 kilog. de' foin.
KeBdement. — Cultivé sur des terrains qui lui sont lavo-
rables, le molia donne de 1 5 ouu à 20 000 kilog. de fourrage vert. C'est ce produit que j'ai obtenu en Bretagne, où j'ai introduit cette gramioée en 1840. A Grignon, on obtient souvent des produits plus élevés.
En 1848 , année mémorable par la sécheresse désastreuse qu'elle a forcé d'inscrire dans les annales de l'agriculture , le moha s'est constamment maintenu chez M. Péaa de Saint-Gilles, dans le Loiret, sur un sol calcaire, dans un état sinon de grande vigueur, au moins dévie et de verdeur; il a donné dans ces conditions 7900 kilog. de foin sec àThectare. Ce produit représente 15 000 à 16 000 kilog. de fourrage vert.
Mée«i<« «es grataics. — Lemoha ml^rit sa graine en juillet
dans les provinces du Midi, et vers la fin d'août dans U région septentrionale.
On procède à cette récolte lorsque les graLoes de la moitié inférieure des épis sont arrivées à maturité*
On coupe les tiges à la faucille ou à la fàuj.
Au fur el à mesure que les tiges sont coupées, on les met en javelles dressées sur le sol; elles restent dans cet état jusqu'à ce qu'elles soient sèches et les graines parfaitement mûres. Ces falsceauic , après avoir été écartés à leur base, doivent être li^s avec les tiges les plus vertes.
Si les javelles restaient étendues sur la terre, il faudrait, s'il survenait des pluies fréquentes et continues, les retourner de temps à autre pour que les semences ne s'altèrent pas.
Le battaç^e se fait à l'aide d ua ileuu léger ou au moyen d'une macliine à battre.
On nettoie les graines avec un van ou un tarare.
Un hectolitre de graines de moha pèse ^3 à 65 kilog.
La paille peut élru donnée roiiiiiie aliment aux bêtes à cornes, si elle n'a pas été détériorée par le javelage.
MOBA DE HONGRIE. 481
Bvtritive. — Quoique ks chevaux mangent trèsbien le fourrage vert de moba, on doit le réserver pour les bôtes à cornes, principalement pour les vaches laitières. Suivant Pabst, la valeur nutritive du millet donné auxani-
iDaux h l'état vert devrait être re|)n''seiH<'H' par 425; ce chiffre ne peut être appliqué au fourrage vert du moiia. D'après les faits que j'ai observés en nourrissant des vaches avec du maïs vert et d'autres avec du moha fauché avant que ses graines soient mûres, cette valeur serait égale à 27b.
M. Bella a constaté que lOû kilog. de moha sont aussi nutritifs que 152 à 156 kilog. de maïs et qu'il faut 341 kilog. de moha pour produire 100 litres de lait; la même quantité de lait n'a été obtenue qu'à l'aide de 468 kilog. de maïs vert.
Les semences du moha peuvent être données aux poules ou aux dindons; ces oiseaux en sont avides. Prix de revtoMt. — Voici le Compte d'une culture de moha •
laite par M. Géiarié :
Dépense» pftr hflCtare 89 rr. 40
î''ni:-fictî 110 . 60
i'nx de revient de lûO ktl 2 03
Le produit sec s'est élevé à 4200 kilog. par hectare.
liiliLlOGRAPiiil::.
De uomlMMle. — Calendrter du cultivateur, 1846, in-U, p. t5S. 99 CHNip«H«. — Goura d'agriculUira» t84S, io-S, t. IV, p. 600. Yllawvta. — Bon jardinier, 1856, in-U, p. 861. C{j
SECTION XIV
Mtdm on blé de Targuie.
(D« U<(V| vivre; ■Ilusion à te qmllté natriilve df eenancct.)
Zba mats, L, r
Ptenfe nwnowtyiidoM de la familk du Graminéei.
iinflf/ofï.— Indian-corn. /fo'fVfr, — Grano turco.
A//(?m<ind.— Turkischer Weilzen. ticmoïKaù. — Melia,
lfo<tondatf. — Turkschetarwe. Portugais. —Mitiio. CjyMi0itoi.->Trtgo de Indiaa.
Historique. — Climat. — Mode de végélaliou. — - Variétés. — Terrain : nature, fertilité, préparation. ^ Quantité d'engrais à appliquer. — Semis : époque, exécution, quantité de graines, enfouissement des graines. — Trempapp dos semence?. — Soins li'enti < (ipm . — Rtcolte, — Renflement en vert. — Foin sec. — Hécolte des grames. — Valeur nutritive : fourrage vert, MSMneee. — Emploi du mab vert. Son aoUon sur le bétail. — Prix de rerient. ~ Bibliographie.
Hiscoriiiae. — Le maïs est venu d'Orient en Europe. Les peuples de TAsie et de la Grèce le cultivent depuis très-longtemps. C'est à tort qu*on a écrit que la France > l'Italie, etc., ne le connaissaient pas avant la découverte de iWiiiérique. , Des chartes du treizième siècle prouvent qu'il a Hé importé de l'Asie Mineure en Italie» en 1204. En 1819, M. Hifaud a découvert des graines de maïs dans un hypogée trouvé dans les raines de Thèbes.
Climat. — Cette graminée ne mûrit pas ses graines sous toutes les latitudes de l'Europe; mais elle peut y être cultivée comme plante fourragère. C'est qu'elle n'exige pour, développer des tiges entièrement fauchables, que 1400 à 1500^ de chaleur totale, soit 80 à 90 jours ayant une tempéraïuio moyenne de 16 à 18«.
■•d« 4e vésétMi0a. — Le mais a une Uge simple, articulée et garnie à chaque nœud d'une feuille lancéolée, engai*