‹ Les plantes fourragèresChapitre 80 sur 115 · HAÏS · texte numérisé non relu

HAÏS

nante à sa base, ciliée sur les bords et longue de û°',aû à 0*,70. Les fleurs mâles forment une panicule au sommet de la tige , et les fleurs femelles sont situées aux aisselles des

feuilles; ces dernières produisent des épis enveloppés de feuilles nombreuses superposées les unes aux autres. Quant aux graines, elles varient de grosseur et de couleur suivant les variétés qu'elles caractérisent, mais elles sont disposées par séries verticales et forment toujours des rangées qui se trouvent en nombre pair.

VMrtéiés. — > On possède aujourd'hui un grand nombre de variétés de maïs, mais celles que l'on cultive comme plantes fourragères se réduisent à cinq, savoir:

V Maïs jaune gros, h 12 ou 14 rangéesde30à35 grains; graip jaune orangé très-gros ; tige élevée de a mètres* Cette variété est un peu tardive.

M<£U quaranUnn, — Épi à 8 ou 12 rangées de S4 k 28 grains; grain de moyenne grosseur et d'un jaune pûle; tige haute de 1 mètre environ. Cette variété est hûtive et convient pour les semis tardifs et les contrées septentrionales.

3* Maïs de Pensylmnie. — Épi à 8 ou 10 rangées de 50 à 60 grains ; grain un peu aplati et d'un jaune clair; tige haute df 2 li k mètres. Celte variété est plus tardive que le mais jaune gros, mais elle fournit, quand elle a été semée de bonne heure, un abondant fourrage.

4* Jfate blane des Landes, — Ëpi à 18 ou 14 rangées de 35 à 38 grains; grain blanc un peu moins gros que celui ilu mais jaune; tige haute de l^j&O. Cette variété est un peu moins précoce que lemaïs-quarantain; dans le Tarn, on la préfère aux précédentes.

5» Mats perle. — Épi à 8 ou 10 rangées de kO k 50 grains; grain blanc, bleuâtre ou noirâtre; tige élevée de 2 mètres. Cette belle variété est tardive, mais elle est très-fourragère.

LES PLANT£S FOUKKAG£A£S.

TerpAin. — A. Nature. — Le maïs doit être cultivé sur des terres proloades, argileuses, argilcwialcaires, de bonne qualité et un peu fraîches. Lorsque les terrains soat secs et peu profonds, il est petit et donne moins de fourragé vert que les pois gris, les vesces ou le moha de Hongrie. En général» il réussit l)i«'n sur les terres où l'on cultive le froment.

B. F£RTiuT£. — Cette gramiaée est épuisante et elle doit être cultivée sur des terres riches, sur des sols fumés. Oo a dit qu'elle était trop exigeante pour qu'on puisse la regarder comme une bonne plante fourragère. Il est incontestable qu'elle diminue la- fertilité de la couche arable et qu'il est utile de la faire précéder ou suivre par une fumure ; mais si Ton réfléchit à la grande quantité de fourrage vert qu'elle fournit, aux avantages qu'elle présente dans les contrées od les nourritures vertes sont rares pendant les mois de juillet, août et même septembre, on reconnaîtra qu'elle doit être regardée comme une plante précieuse. Le fumier qui résulte de la consommation des tiges et feuille^ vertes qu*élle fournit, dépasse bien au delà la quantité d'fiigrais qu'elle exige et que doit contenir la terre où elle est cultivée.

G. Préparation. — Le mais, à cause de ses racines fibreuses, exige que la terre ait été bien préparée et ameublie. On enterre le fumier par le dernier labour préparatoire. Le sol doit être disposé à plat.

Oans plusieurs localités du Midi on se borne à donner à la terre un seul labour. Cette simple préparation n'est bonne que lorsque le mus a été précédé par une culture fourragère verte.

Ainsi, après des vesces d'hiver, du trèlle incarnat , etc., on peut n'exécuter qu'un seul labour, parce que la terre après ces cultures est toii^ours dans un bon état de propreté et qu'elle s'ameublit facilement.

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