‹ Les plantes fourragèresChapitre 81 sur 115 · MAIS · texte numérisé non relu

MAIS

Quantité d'eagrala à «pplIqMr. — l£ maïS CUltivé pour

ses tiges et feuilles vertes demande moins d'engrais que lorsqu^on le cultive pour ses graines.

Lorsque les terres appartiennont h la période fourragère ou à la période céréale, on doit appliquer 'j50 kilo;^'. de fumier dosant 0,40 d'azote par chaque 1000 kilog. de four* rage vert que Von peut récolter par hectare. Si une terre devait produire 30000 kilog. de tiges et féuiUes vertes, il faudrait lui appliquer de 13 000<^ 14 000 kilog. de flimier. Le maïs qui mûrit ses semences en exige 600 kilog. par 100 kilog. ou 450 kilog. par hectolitre.

Un hectare qui donnerait 40 hectolitres exigerait donc une

fumure de 18 000 à 20 000 kilog.

Semis. — A. ÉPOQUE.^ — Le mais se sème depuis la première quinzaine d'avril ou les premiers jours de mai, suivant la latitude où il est cultivé, jusque vers le 1*' août.' On sème beaucoup plus tôt et j)lus tardivement dans le midi que dans Je nord de l'Europe. En Provence et dans le Languedoc on exécute les premiers semis vers la fin d*avriL

Il est utile de répéter les semis tous les 15 ou 20 jours. C'est en opérant des semis successifs qu;on parvient dans' le Midi h obtenir du fourrage vt 1 1 d une manière continue depuis la On du mois de juin ou la première quinzaine de juillet jusque dans le courant de septembre. •

B. ExécuTioif . — Les semis se font à la volée ou en lignes. Les semis un li^aies sont reux qu'il faut préfunn- parce qu'ils permettent de biner et de butter les plantes. Les semailles à la volée ne sont favorables que lorsqu'on associe aux mais des pois gris, des vesces, du colza ou du sarrasin.

On espace les lignes les unes des autres de 0"',50, 0"*,60 à 0'",80, .suivant la variété cultivée et la fertilité et la fraîcheur de la terre.

486 LES PLANTES lOimRAGiatES.

Il est nécessaire que . les pieds soient rapprochés les uns des- autres sur les lignes afln qu'ils ombragent le plus possible le sol par leurs tiges et leurs feuilles.

C. OiTAOTiTÉ DE GRAmiîs. — Les semîs doivent être un peu épais, afin que les j)laiiU > nuisibles n*eiivahissent pas le sol. Lorsqu'on sème à la volée, on répand de 120 h 200 litres par hectare» suivant la grosseur de la graine. M. Hcelzlin en sème 800 litres. Burger recommande d*en appliquer 265 litres et M. Troclui en emploie k hectolitres. Cette dernière quantité est évidemment trop forte.

Les semis en lignes n'exigent que 70 à 100 litres. C'est par erreur évidemtnent que Royer a indiqué 36 litres.

Voici le poids de l'hectolitre des variétés de mais que Ton cultive comme plantes lourragères :

Hais jaune 70kiL tfaSsblânc 72kil.

— quarantain 76 — perle 78

I). Enfouissement des graines. — On enterre les graines au moyen d'un labour ou à l'aide de deux hersages énergiques.

n faut que la couche de terre qui couvre les semences ait au moins 0",03 à 0*,05 de profondeur.

Trempage des semence». — On a proposé dc faire tromper les graines de mais avant de les semer, dans le but de rendre leur germination plus prompte et plus certaine. Cette opération n'est bonne que lorsque les semences sont enterrées profondément aussitôt après la semaille. Quand elles sont confiées à des terres sèches ou lorsqu'elles sont enfouies à une faible profondeur, elles perdent promptemenl l'humidité qu'elles avaient absorbée, elles se dessèchent et germent alors plus difficilement que si elles n'avaient pas subi cette préparation.

Nonobstant, ce trempage n'est utile que lorsque les semis

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sont pratiqués en juin ou juillet, sur des terres sujettes à souflHr des sécheresses.

AsMMiaHM te mtam â 4*ml*Mi plMtea. — On peut associer le maïs au pois gris, au moha de Hongrie, au colza et au sarrasin ordinaire ou de Tar tarie.

Mas d*«iiMii«B. — Le maïs cultivé en lignes doit reoe* voir un binage pendant sa végétation.

On peut aussi biner le mais qu'on a semé à la volée.

Quand on le cultive en lignes sur des terres légères sili* ceuses ou crayeuses, on butte les rangées afin de concentrer le plus de fraicheur possible à la base des pieds.

Béemtim. — Oh coupe cette céréale quand les panicules que forment les fleurs milles cuiniiiciicent à se développer. Si l'on attendait pour commencer la récolte que les fleurs femelles fassent très-apparentes, les tiges seraient trop dures pour que les animaux puissent les consommer avec avidité.

Huit semaines h trois mois suffisent ordinaii^emenl au mais pouraltcmdre 1 mètre environ de hauteur.

Dans le Midi, les tiges qui proviennent de semis exécutés vers le l*' avril, peuvent être coupées dans la S* quinzaine de juin; — vers le l*' mai, dans la V quinzaine de juillet; — vers le 1" juin, dans la 1"^^ quinzaine d*août; — vers le juillet, dans la 1'° quinzaine de septembre; — vers le l*' août, dans la l'* quinzaine d'octobre.

La récolte dure de 15 à 20 Jours.

On coupe lestigesau moyen d'une serpe, d'une faucille ou de la faux, selon le dévelojjpement et la dureté des tiges.

Il est souvent utile d'écraser uu peu la liase des tiges lorsque celles-ci sont très*développées, avant de les donner aux animaux.

On peut aussi diviser les tiges à l'aide d'ini h iche-paillc. Ke«deme«i en vert. — Le maïs cultlvé sur des terres ri-

488 USS PLANTES FOURRAGERES.

ches ou famées et un peu fraîches, fournit une abondante production fourragère. Voici les {produits moyeas que Ton a obtenus iNir hectare :

Gasparin 20000 kil. Higoanet. .. 36000 kii.

Royer'....».. SOOOO VUmorin 4O0O0

BelU 30000 Burgtr 44000

Moyenne.. SSOOOkU.

Les produits minimum et maximum ont été :

De VlUeneuTe. 16400 kil. Booafous 60 000 kil.

Chaque pitd pèse de 1 'i 2 kilog., et on compte en moyenne, quand le sol est bien garni, de 15 000 à 25i)00 plantes par tiectare.

p*to «M.— On fait rarement consommer le maïs après l'avoir fait sécher.

Les tiges se sèchent lentement. En général leur dessiccation dure de 8 à 12 jours si le temps est beau.

Suivant M. de Gasparin, le fourrage vert : fourrage sec : : 100 : 25. Ge rapport est celui qu'indiquent Bonafous et de

Villeneuve.

Béeoicc des graines. — Voir pour les détails de la récolte des épis de maïs arrivés à maturité, t. VI, les plantes au-

MENTATRES.

Valeur uutritive. — A. FouRRAGE VERT. — Le maïs vcrt forme un excellent fourrage; il contient de l'aibumine végétale, de la fécule et du sucre* D*après M. Payen, il renferme :

Eau 19,72

Substances sccbes ..... 80,28

"lOO,00

et il dose 0,178 pour 100 d'azote.

Suivant Pabst, sa valeur nutritive devrait être représentée par 275.

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