‹ Les plantes fourragèresChapitre 82 sur 115 · HAÏS · texte numérisé non relu

HAÏS

B. Semences. — Les graines du mais sont employées avec succès dans raUmentation et rengraîssement des animaux dt»mestiqi]es et des volailles.

Selon M. Doussinpault, les semences du maïs contiennent 17 à 18 pour 100 d'eau et 1,64 à 2 d'azote, et 7,8 à 8,8 de matières grasses. Il représente leur valeur nutritive par Voici les chiffres que la pratique a obtenus :

André 40 Pétri m

Durger 28 Veit 3G

FilMt 4$ Rûjtir 28

Moyenne ^6

Avant de donner les graines de maïs aux animaux, on les concasse, on les réduit eu farine ou on les lait tremper dans l'eau. Alors, leurs diverses parties sont plus assimilables et servent mieux à la nutrition.

Empioto ée mmu ▼«rt. — On donne souvent les tiges vertes du maïs telles qu'on !es récolte, maïs il vaut mieux les diviser à l'aide d'un hache-paille ou d'unie serpe^ On peut aussi se contenter d'écraser leur partie inférieure au moyen d'un maillet.

En général, il est utile de ne donner le mais vert aux animaux qu'après l'avoir laissé faner pendant plusieurs heures, une demi-journée par exemple. Le maïs coupé au milieu du jour, par un soleil ardent et amdncelé en tarvolumineux, s'échauffe très-promptement.

Action do mais vert sur le bétail. — Le maïs vert récoUé lorsque les fleurs mâles ou les panicules commencent à se montrer convient à tous les animaux. Les bœufs de travail qui s'en nourrissent ont une peau souple et un poil luisant.

Peut-on donner ce fourraore aux vaches îaiti<>res? D'après M. Bonafous le mais vert, donné avec modération, ravive les vaches qui tarissent et rend leur lait plus sucré et plus abon*

dant. Cette opinion concorde avec les faits observés par RozieretBosc, et confirme Tobservation deParmentier. M. de

Gasparin soutient une opinion toute différente. Ainsi, il dit avoir constaté que les vaches qui se nourrissent à discrétion de maïs vert perdent de leur lait. Je puis aflQrmer que toutes les fois que j*ai fiiit consommer un semblable fourrage à des vaches laitières, j'ar toujours obtenu une abondante quantité de lait, et un lait sucré et très -agréable. On constate les mêmes faits chaque année à Grignon.

Il résulte des observations constatées dans les provinces du Sud-Ouest, que le maïs vert est un des fourrages les plus salutaires, les plus agréables et les plus alimentaires qu'on puisse donner ou aux bœufs ou aux yaches.

Prix 4e Mvi«Bt. — Le Compte suivant a été établi en 1854 par M. Gélarié:

Dépenses par hectare 176 fr. 46

Bénéfice 23 53

Prix de rttTient de 100 kil 0 88

Le produit en vert s*est élevé à 20000 par hectare.

BIBUOGRAPHIB.

Parmcntler. — Traité de la culture dos graines, în-8, t. il, p. 463.

Dcpère. — Manuel d'agricullure pratique , 1806, in-8, p« 73.

MonarouN. — Traité du mais, 1834, in-8, p. 92.

TllMviB. ' Le CoUivatenr, 1841 , in-8, t. XVII, p. 263.

Wtmfmr. — Moniteur de la propriété, 1841 , in-8, t. VI, p. 14.

0olt«rd. — Traité des prairies artificielles, in-8, p. 49.

Bendn. — Agriculture du Tarn, 1845, in-8, p. -261.

Trœhn. — Ferme de Bruté, 1847, in-8, p; 191.

■M «Miparl*. -~ Cours d'igricultera, 1848, iii<8, t. IV, p. &09.

SORGHO SOCRÉ. 491

SECTION XV

(Oc «orgM, non Indien du Miiho.)

HoLcus sAcxmABATUs, L. ; Andhopoqom sagcbavaths , Kanth,

Planée monoeot^Udone de la familk des Graminées.

Historique. — Mode éê végétation* — ^inut. — Terrain. — PréjMration du sol. — Fertilité- du lol. — Semis. — Poids des gitioes. — Levée des semences. — Soins d'entretien. — Bô.cohe dpn tiges. — Rendement. — PràparatioQ des tiges. — Valeur nutritive. — Action véoôueuse du sorgho sucré.

■isioriqne. ~ Le sorgho sucré est coDira en Chine depuis

îon^emps. Il est aussi Irès-répaiitiudans les lades orientales, la Séaégambie et la Nigritie.

Pierre Arduino Ta introduit en Italie, en 1786, comme plante saccharîfère. Il est aujourd'hui cultivé en France

commt' plante foui i mt'ire et comme indiLstrielle.

Mode de végétatiun. — Cette grainiiiéé (tig. 41) est annuelle ; elle produit plusieurs tiges pleines et glabres qui atteignent, suivant la latitude où elles végètent, de i à 4 mitres de hauteur. Ces tiges forment une touffe plus ou moins forte; elles portent des fleurs disposées en «''pi droit et serré' et qui produisent des graines d'un beau noir luisant et enveloppées en partie par les glumelles.

Elle est plus tardive que le maïs. Les arrêts dans sa végé* tation ne lui permettent jamais d'atteindre son développement maxinuini.

Cette plante émerveille par l'élévation de ses tiges, la beauté de ses feuilles et la qualité alimentaire du fourrage

vert qu'elle fournit.

GiiBuit. — Le sorgiio sucré, considéré conune plante four-

U5S PLANTES FOURRAGERES*

ragère, peut être cultivé dans toutes les provinces de la France. Toutefois» ses produits ne sont jamais aussi élevés * dans les localités septentrionales et sur les terres situées à . une grande altitude que dans les contrées du BGdi et dans les terres en plaine.

Terrain. — Il demande Une terre de consistance moyenne, profonde et fertile. Les sols argileux lui sont bien moins défavorables que les terres qui contiennent une notable propor* tion de sable.

On a dit souvent que le sorgho sucré végétait diilQcilement sur les terres qui renferment beaucoup de carbonate de chaux. L'expérience a prouvé l'inexactitude de cette as-

sertion.

Toutes ciioses égales d aiiieurs, les terrains frais, ceux qui conservent une certaine humidité pendant les fortes chaleurs, sont ceux qui conviennent le mieux à cette graminée.

Le sorgho sucré ne réussit biep sur les sols secs, siliceux ou calcaires, que quand on peut, pendant les sédieresses, y exécuter des arrosements.

Pffépustiott ém Ml. — Les terres destinées à cette plante fourragère doivent être bien préparées. On ne doit négliger ni un labour, ni un hersage ou roula<^^e.

Fertilité du sol. — Le sorgho sucré demande un sol fertile. Cette richesse n'exclut pas l'emploi des engrais qui agissent promptement.

Ouicooque veut obtenir beaucoup de fourrage vert doit

appliquer dans la culture de cette plante une forte proportion de guano, de fumier ou de pouUretle. Plus l'engrais appliqué agit promptement, plus le sorgho à sucre accomplit ses premières phases d*existence avec promptitude.

Semis. — Les semis se font en place, à la volée ou en lignes. '

On les exécute à l'époque où l'on opère les semailles de mai's, de millet ou de haricots.

Ou peut faire germer les graines dans l'eau pendant S4 heures si on veut hftter la germination.

!• Lorsqu'on sème à la TOlée, on répand de- 8 à 10 kilog. de graines par hectare.

Un couvre les semences avec la herse ou à l'aide d'un râteau .

S* Les semis en lignes, bien préférables à la semaille à la volée, 86 font avec un semoir à brouette ou un semoir à cheval.

A défaut de semoir on opère de la manière suivante : à l'aide d'un rayonneur à cheval ou d'un cordeau et d'un traçoir on ouvre des rayons parallèles profonds de 0»,03 à 0"*,05 dans le sens de la longueur du champ. Ces raies sont espacées les unes des autres de û™,65 à O'-.TS. Une lois ce travail exécuté, on répand les graines dans les sillons, en ayant soin qu'elles soient réunies au nombre de 3 à 4 et que les poquets soient séparés de 0",40 à C^jôO. On recouvre ensuite ces graines avec la herse ou un râteau.

Ce mode d'ensemencement exige de 2 à 3 kilog. de graines par hectare.

n est utile de semer un peu dru, surtout dans le Midi, afin

que le sol soit bien abrité du soleil par les plantes et qu'il cuiisi r \ ( imeux son humidité pendant les fortes chajeurs.

Poids des sNiiaM. — Un hectolitre de sorgho sucré pèse de 60 à 65 kilog.

Un kilog. contient environ ko oui» graines.

Levée des semeaees. — La graine de sorgbo sucré conliée à la terre pendant le mois de mai lève ordinairement entre le douzième et le quinzième jour.

Les cotylédons restent presque toujours jaunâtres s'il survient des pluies à l'époque de leur apparition et si le temps

SOAGUO SUCBÉ. 495

reste froid pendant plusieurs semaines après leur premier

• développement.

Hmimm d'eaircUea. — Le sorgho sucré végète d'abord leu* tement Cette croissance tardive oblige à donner au sol un binage dès que les mauvaises herbes eommencent à s'emparer de la surface du sol.

On répète cette opération pendant le mois de juillet.

MéMiie 4m iIsm. — On procède à la récolte des tiges en août, septembre ou octobre, suivant le développement du sorgho et Tépoque à laquelle les semis ont été exécutés.

On l'opère un peu avant le développement complet des panicules. Si, en agissant ainsi, on perd un peu en qaantité| p^r contre on récolte un fourrage vert qui platt mieux aux animaux. ^

En général, 3 à k mois suffisent au sorgho sucré semé en temps convenable pour atteindre, comme plante fourragère, son développement complet.

Suivant la force des tiges^ on les coupe à la faux, à la faucille ou à la serpe.

Bcndement. — Le sorgho sucré , cultivé sur des terres de consistance moyenne , profondes , fraîches et bien fumées , peut donner de 80 000 à 100 000 kilog. de tiges et feuilles vertes par hectare.

Voici les produits qu'on a obtenus :

M. KiTiftM (Ain) 190000 kll.

M. Nodier (Eure-et-Loir) ... 112 000

M. Noiil Lecomte (Loiret)... 73 000

M. Du Peyrat (Landes) 123000

M. Laurens (Ariége) 100000

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