SEIGLE
Les senicnces de seigle qui ont éprouvé raction de la cuisson conyiennent i>articulièremeiit aux chevaux. Ces aDimaux les mangent difficilement lorsqu'elles sont données à Tétat
naturel, à caust' de leur dureté. Le seigle cuil augmente beaucoup de volume : un litre eu produit trois. Ce grain réduit en farine convient spécialement aux bétes à cornes et aux porcs à Tengrais.
D'après Roy er et .M. Dailly, la valeur uutriti\e du seigle cuit doit être représentée par 33.
Les semences de seigle contiennent à Tétat normal» suivant H. Boussingault :
Eau • 14,00 à 16,60 pour 100.
Matières gra&ses 2,00
Azote 1,43 à 2,00 —
Ce savant représente^leur valeur nutritive par 58.
Voici les chifTres que la pratique assigne à ces graines :
Block ."{3 Polh HR
Dailly 26 Hiedcr . ;»2
Flotow 44 Hoyer 28
Kramtt 6S Sehnée 68
Meyer 51 Tbaôr 71
Pabst 45 Veit 40
PsUi.. û4
Moyemie 47
Un hectolitre de seigle commun pèse 72 à 74 kilog. ; le
seigle multicaule a un poids de 71 à 72 kilog.
BIBLIOGIUPUIE.
HrmH, — Cours complet d'agriculture, 1833, t XIV, p. 14t.
l. — Traité des prairies artificielles, 1826, in-H, p. 145. t. Culture des plantée fourragères, 1842, in-8ji p. 19ô.
LES PLANTES FOURRAGÂIŒS*
SËGTIÛN XVII.
Avoine.
(De ment déilrar, c^Mt'è-dirt fraioe radMrcbée pir Iw adîhibux.)
AVBNA 8AT1VA , L.
PlanU monocotylédQne de la (amilte des Graminéet.
Ânglatt, — Oat. Italien. — Vena.
Alletnand. — Hafer. Portugais. — Avea.
iiuilandais. — Ha ver, Espagml- — Âveoa.
Danoit. — Havre. Ruue. — Owes.
L*avolne est aussi cultivée comme plante fourragère verte dans la plupart des localités de l'Europe.
On la sème en septembre dans le midi et Fouest de la France, contrée» où Ton cultive principalement Yanoine « d'hiwr*
Dans les localités où on ne cultive que des avoiim de prin^ temps, on exécute les semis en février, mars et avril.
On répand dans Tun ou Tautre cas de 280 à &50 litres de graines par hectare.
Celle céréale se plaît de préférence sur les terres un peu ar^Mleuse^ et argiio-calcaires.
lin iiectoiitre de semence de bonne qualité pèse de 46 à 50 kllog.
On fauche l'avoine d'hiver vers la fin de mai et pendant la première quinzaine de juin; l'avoine .de mars se récolle vers la lin de juin ou durant la première quâizaine du mois de juillet
Cette céréale ne doit être coupée que lorsque ses panicules sont formées, car, quoique fauchée un peu tardivement, les animaux la mangent très-bien. £Ue ne durcit pas aussi promptement qùe le sdgle.