‹ Les plantes fourragèresChapitre 88 sur 115 · SARRASIN COMMUN · texte numérisé non relu

SARRASIN COMMUN

SECTION XX

(De fnpfi b^lrc, 0»^'';, ble ; c'e^t-à-dire fruit nemblable à cclut du Uélre et employé

oonuMleblé.)

Kaûoptbi;ic vulgare, N.; Polygonum fagopyrom, h.

Plante dieotiffidoM de la famille dit Pdffftmitê.

Auijlaùi. — Buckwheat.

,AUemand. — Buckweizen.

Itali''n. — Orano saraceno.

Espagnol. — Trigû soraceao.

Historique. — Climat. — Végétation. — Terrain. — Nature. — Serais. — Association «In sarmsin à d'autres plantes. — Récolte. — Rendement. — Valeur nutritive : fourrage vert, semences.

Historique. — Lesarrasiii ordinaire, connu sous les noms de blé noi)\ carabin, est originaire de l Asie. Suivant Régnier, les Celtes le cultivaient et le désignaient sous le nom de had rassin (blé rouge), mot d'où est venu son nom actuel. On le cultivait en .Angleterre avant 1597. Noël Fail rapporte qu'il a été introduit de Lyon dans i aucieune province de Bretagne, au seizième siècle, par L. Champenois. C'est à tort que plusieurs écrivains ont dit qu'il avait été importé en France par les Maures ou lès Sarrasins.

Le sai rasin est cultiv»' coiiuiie plante fourragère dans la Cliampague, la Sologne et la Savoie.

VécéiMiM. — Cette plante a une tige droite, rameuse, garnie de feuilles inférieures pétiolées, ovales ou c(Mrdifopmes sagittécs el de feuilles supérieures pétiolécs. Ses fleurs sont blanches ou rusées et disposées en corymbe. Quant à ses graines^ elles sont brunes, lisses, et présentent trois angles bien prononcés.

A l'époque de ré[! anniiissement des fleurs et surtout au moment de la maturité des fruits, les tiges et les ramiiica-

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lions présentent supérieureuieiit une teinte rouge très-apparente.

GiiMAt. — Le sarrasin est sensible aux froids tardifs du

*|)rintemps et aux gelées bldnches qui apparaissent de bonne heure en autoiiiiie; il souflre aussi pendant l'été quand il survient de longues sécheresses. C'est pour ces causes que sa culture ne s'est étendue en France que dans les provinces de Touest et du nord, où Tatmosphère est moins sèdhe que dans les contrées niiridionales.

ToMta. — Cette plante n'est pas difticile sur la nature du sol et elle réussit très-bien sur les terres argilo-silioeuses, silico-calcaires, silico -argileuses, schisteuses et granitiques. Klle ne végète mal sur les terres sablonneuses que quand elles sont arides et sèches pendant l'été.

En général , toute» les terres k froment et à seigle conviennent au sarrasin.

Quoique peu exigeant, le sarrasin ne réussit que lorsque ^ les terres ont été bien ameublies. On doit donc donner aux terrains que Ton destine à cette plante les- labours et les her* sages qu'ils nécessitent.

Lorsqu'on le cultive sur des terres pauvres on accroît la fertilité du sol en appliquant du noir animai, de la charrée ou de la poudrette. Les terres à froment n'exigent pas d^ngrais pour produire une bonne récolte verte.

SeMto. — On sème le sarrasin commun quand on n'a plus à redouter de gelées tardives, c'est-à-dire depuis le 15 mai jusqu'en août. Dans l'Ouest et le Nord, on termine les semis vers le 15. juillet. Danà le Centre et le Midi, on les continue jusqu'à la fin d'août.

Les graines se sèment à la volée à raison de 80 à 100 litres par hectare. Ou les enfouit au moyen d'un hersage.

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