SARRASIN COMMUN
cultive pas toujours le sarrasin seul. Souvent on l'associe au ma», pois gris, vesce, alpiste et moha de Hongrie. Aiusi cultivé, il fournit toujours un fourrage plus abondant et de meilleure qualité.
Récolte. — Le sarrasin doit èlre faucht' lorsque les fruits des premières fleurs sont formés. Kécolté quand ses fleurs blanches ou purpurines s'épanouissent, il fournit un fourrage trop humide et de qualité très-secondaire. Toutefois, il' importe de ne pas attend re pour le faucher que ses fleurs n'existent plus; récolté trop tardivement, les tiges ont perdu une partie de leur propriété alimentaire.
ReadMeat. — Un hectare de sarrasin peut fournir, quarrd le développement de ses tiges n'a pas été contrarié par la sécheresse, de i5 000 à 20 000 kiiog. de fourrage vert.
Valmir Mirifiv«. — A. FOURRAGE VERT. — Cette polygonée forme un assez bon fourrage vert pour les vaches et les bœufs, mais il faut qu'elle soit donnée avec modération. On a dil qu'elle occasionnait des vertiges aux animaux qui en consommaient; je n'ai jamais observé un fait semblable. J'ai seulement remarqué que les bœufs et les vaches qui en mangeaient à discrétion étaient sujets à la météorisation.
J'ajouterai que lés bétes à cornes nu mangent le sarrasin avec avidité que lorsqu'elles y sont habituées.
Le sarrasin vert contient, suivant Grome :
Thaër regarde ce fourrage comme aussi nutritif que la production verte des vesces. Pabst représente sa valeur ali-
Eau
Fécule
Fibres
Albumine
IfaUères eitnctîVes,
506 LES PLAIVTBS rOOBRACÂHCS.
mentaire par 425 et Veit 450. Ainsi, 44 kîlog. de sarrasin vert remplaceraient 10 kilog. de foin de prairies naturelles.
B. Sbmençis. — Les graines du sarrasin sont très-alimen* taires. Sous leur action, les animani des espèces bovine et
porcine s'engraissent pronoptement. On les emploie aussi avec avantage dans Tengraissement des volailles.
Un hectolitre de sarrasin commun pèse 64 à 65 l^ilog.
lies graines de cette polygonée non déf)ouiilées de leur enveloppe contribuent à rendre les chevaux poussifs.
D'après M. fioussingault, les semences du sarrasin commun renferment :
Eau I3,u0
Amidon, mère 64,00
Ligneux et ceUuIose.f. . . 3,50
Albumine, etc - l;),iO
Sels .... ««««Va* '2,.)0
Matières grasses :{ , \H)
Elles contiennent :^,90 pour 100 d'azote. M. Boussingault représente leur valeur nutritive par 58. Voici les chiffres que leur accorde la pratique :
Block 33 Pétri r^l
G. Heuzé (50 Royer... 52
Palwt m Yeil bO
Moyenue. ..... ôO
Ainsi, les graines du sarrasin seraient aussi nutritives que les semences de i orge, du seigle et de l'avoine. (Voir, pour plus de détails sur la culture du sarrasin « les
PLANTES alimentaires.)
SAARASIN DE TARTARIE. 509
• SECTION XXL Sarrasin de Tartarle*
PaGOPTKIIII TARTAUCVll, Gcertn.; POLTOOMUX TAATAaiCtM, t.
l'iantc diattyUdone de la famille des Polygonées.
Cette éspèce, originaire de la Tsrtarie, a beaucoup dé rap->
port avec le sarrasin commun. Toutefois; les Heurs, au lieu d'être disposées en corymbe, forment un épis lâche. Ëu outre, les graines sont chagrinées ou tuberculeuses.
Le sarrasin de Tartarie est plus rustique et végète avec plus d»; vi^'ucur sur les sols médiocres que l'espèce précédente. De plus, il est moins sensible aux gelées tardives du ^ printemps et à celles d'automne et supporte mieux les grandes chaleurs.
C'est sa grande rusticité, son aptitude à mieux l éussir sur les sols pauvres qui le luiit préférer au sarrasin orduiaire comme plante fourragère.
On peut aussi Tassocier au maïs, k lavesce et au pois gris, i A fertilité égale, le sarrasin de Tartarie fournit plus de fourrage vert que l'espèce précédente.
On le cultive coname le sarrasin commun» à cette excep* tion, toutefois, qu'on peut le semer un peu plus tôt et plus ^ tard.
Un hectolitre de sarrasin de Tartarie pèse 50 kilo?. J'ai obtenu , en 1860, 20 000 kilog. de fourrage vert par hectare.
Gétte espèce, & l'état vert, est plus nutritive que le sarrasin
coniiiiuu. Ce fait résulte de ce que ses ti^es coiiliemieiit moins d'humidité, qu'elles sont plus rustiques et moins altérées par l^s chaleurs pendant les mois de juillet et d'août
510 LES PLANTES FOURRAGÉlIBS.
que les tiges du sarrasin ordinaire. J'ajouterai que quand oa fauche le blé noir de Tartarie les graines sont déjà bien formées, et que ces semences augmentent par leur partie amylacée la valeur alimentaire des tiges et des leuilles.
On utilise aussi les semences du sarrasin de Tartarie dans l'éducation et Fengraissement des animaux domestiques et des volailles, mais avec moins de succès que celles du sar* rasiii commun. C'est que ces ^Taines contiennent nioins de parties farineuses et plus de son que ceile:s de [ espèce commune«
Les graines de cette variété ne font pas partie des semences
qui servent à l'alimenlation de Thomme.
SPERGULE. 511
SlilGTiOr^ XXII.
Spergale.
(De tpargtnt répondre ; alImioD I la fucllilé «v«c laquelle elle répaod ees graine».)
SPVIIOIILA ABEirsis, L.
Fiante dieotylédone de la fatniHe det CaryophylUee.
Anglais. — Spurry. Flamand. — Spurrie.
AlUmant. — Spoi^el.
Historique. — Climat. — Mode de végétation. — Variété. — Composition. — Terrain : nnUirc, préparation. — Semis : époque, exécution, récolte on vert. — Convenioa des tiges vertes en foin. — Rendement. Récolte des gnitnefl. — Valeur nutritive. — Bibliographie.
Historique. — La spergule est cultivée depuis longtemps dansla Westpbalie, le Hanovre, la Belgique, etc. On rappelle souvent morgeline, espargoute, spanjoute.
Climat. — Oïl lie cultive la speri^ulL» que dans les contrées où le climat est brumeuic au humide. Klle redoute trop les sécheresses pour qu'on puisse la regarder comme une bonne plante dans les provinces du Midi , à moins qu'elle ne soit cultivée sur des sols frais ou des terres arrosées.
Mode de végétation. — Cette plante (iig. 42) a une tige ascendante, haute de 0"^30 à O^^ôô, et des feuilles étroites, linéaires, fasciculées, pubescentes, un peu .charnues et munies à leur base de stipules membraneuses. Ses fleurs sont blanches et disposées en panicule lAche. Ses graines sont globuleuses, noires, petites et linement chagrinées; elles sont contenues dans des capsules globuli formes à cinq valves.
Elle accomplit toutes ses phases de végétation avec une ;;iaude pronipLiLude, et elle exi^c seulement 1100" de chaleur, ou 75 h 90 jours pour mûrir ses graines.
Cette plante ne résiste pas aux gelées.
Vsrtéié. — On cultive dans la Gourlande et dans la Livonie une variété qui se distingue de la spergule commune par ses tiges, qui s'élèvent jusqu'à un mètre de hauteur. Cette plante
est connue sous le nom de yrauclc spergule^ spergule géante. iluichenbach l'a nommée spm-gula ^rumma. Cette variété dégénère assez facilement.^ c*ai9oaiiioB. — Le docteur Lehmann a constaté que la
sperj^ule en lleui s contenait les principes suivants :
État vert. État ttc
Matières protéiques sdublds dans reau ... 1 162 I . .
— ^ insolublM dans Peau.. 1,34) ^^'^^
— non azotées 9,6G kh,Wl
— grasses.. 0.85 'r,0"2
— ligneuses 5,30 i.^jUi
— minérales 3,42 11,41
Eau.... 78,81 » »
Terrain. — A. Nature. — La spergule doit être cultivée sur des sols sablonneux et frais. Elle végète mai sur les terres calcaires et les terrains argileux : les premières sont trop sèches, les seconds sont trop compacts. D'ailleurs,
cotte plante ne croît nalui iHeincnt (jue sur les terres légères et siliceuses. Elle réussit tçès-bien sur les sables de la Campine.
n n'est pas nécessaire, lorsqu'on cultive la spergule cam* mune, que le sol soit riche, car cette plante n'est pas exigeante, il n'en est pas de même de la spergule géante; elle demande que la terre soit fertile pour atteindre une hauteur de 0"*,90 à fmètre. C'est pour ce motif que cette variété, qui est rniiuue depuis près d un demi siècle, n'a pas été acceptée de préférence aux vesces, pois gris, maïs, etc., comme plante fourragère d'été.
B. Préparation. ^ On prépare le sol au moyen d'un la-
SP£RGUL£.
boui ( t d un liersage. Il est rare qu'on se trouve dans la nécessité de donner à la terre une préparation {)lus complète qu'un déchaumage. J*ai dit que la spergule devait ôtre cultivée sur des terrains sablonneux naturellement meubles.
Semis. — A. ÉPOQUE. — On sème cette plante à deux époques : !• au conimencenient du printemps lorsque la température a atteint + 8"; 2* vers la lin de l'été, c'est-à-dire
en août. C'est à tort qu'on a recommandé de faire des semis successil:?. Ces ensemencements ne sont possibles que lorsque le sol et le climat sont naturellement frais ou que l'on peut compter pendant l'été sur des pluies fréqu(jites. Ainsi, c'est en vain qu'on exécuterait dans l'Ouest des semis pendant le mois de juillet, avec l'espérance d'obtenir vers la fin d'août ou pendant les premiers jours de septembre un fourrage vert abondant.
En résumé, pour déterminer l'époque des semis on doit plutôt avoir égard à la fraîcheur du sol et à l'humidité de l'atmosphère qu'à la nature et à la fertilité du sol.
B. Exécution.'— Ou répand de 12 à 15 kilog. de graines par hectare.
Quand on redoute des sécheresses on doit en semer
de 16 à 18 kiIo^^ C'est à tort que bchv^erz indique fcO à 100 litres.
Kig. 42. — Spergule.
514 ' L£S PLA]SX£S FOUKKAG^RE^.
Un hectolitre' de graines de spergule ordktairê pèse 63 à
64 kilog. La spergule géante pèse 58 kilof^'. seulement.
Les semis se font k la volée et on recouvre les semences h raide d'un hersage léger, ou d'un roulage» ou au moyen d'un fagot d'épines.
■éc«ito vert. — On fauche ou on arrache Ta spergule
quand ses petites lieurs blanches commencent à s'épanouir, c'est-à-dire 50 jours environ après Tépoque des semis. On ne doit pas attendre que toutes les fleurs soient développées, car la rapidité avec laquelle elle végète ne permettrait pas de la donner verte aux animaux.
Le plus ordinairement on la fait consommer, sur place par les bétes à cornes ou les moutons.
Les vaches qui, en Belgique, la consomment sur place sont attachées à un piquet à l'aide d*une corde.
Donc, suivant l'époque des ensemencenieiils, on peut la taire manger en mai ou en juin, en septembre, octobre ou novembre.
ie« tiges vevCm es Mm, — Le fanage de la
spergxile est assez lonj; et diflicile, parce que ses tiges renferment beaucoup d'humidité.
Généralement on la fauche et on la met le même jour en petits moulons qu*on abandonne à eux-mêmes pendant une ou deux semaines; lorsqu'elle est sèche, on la rentre en vrague ou après l'avoir fait botteler.
Il faut attendre pour la faucher, lorsqu'on veut la transfor- ' mer aisément en foin» que ses tiges aient pris une teinte jaune doré, c'est-à-dire qu'elles aient perdu sur pied une partie de leur eau de végétation."
Quoi qu'il en soit, ou ne fait consommer cette plante à l'état sec que très-accidentellement
ReadcMBt. — Il est difticile de préciser la quantité de
SPERGUtE. 515
tiges et feuilles vertes qu'un hectare peut foui lur. Cette productioa résulte de la légèreté et de la fraîcheur de la couche arable.
Dans les drconstances ordinaires, c'est-à-dire sur les terres
où prospère laspergulc, la pi uUuctioii moyenne varie entre 10 uoo à 12 ûûû kilog. de fourrage vert, soitaoûOà 4000 kilog. de foin sec.
Voici les produits moyens inscrits dans la statistique belge
depuis ISOl jusqu'en 18ô6 :
Provineei. Produit.
Anvers 6CKK) kil.
Brabanl 6800
Flandre occidentale 5 900
Flandre orientale 8300
^ limboarg.. 32000
Moyenne Il 600 kil.
Les (lullies suivants indiquent Ids rendemeutâ moyens qu'on peut espérer :
Récolte très-bonne 33000 kil.
Bonne récolte lôUOO
Récolte assez honne OlX)0
— médiocre 4000
Aéa«it« d«B «MiMM. — Lorsqu'on veut obtenir des graines
on laisse les plantes sur pied jusqu'à ce que les capsules soient en pai lie arrivées à maturité. On doit s'empresser de récolter les tiges aussitôt que les semences sont noirâtres, car elles s'égrènent très-facilement.
La spergule ne mûrit pas toujours ses graines dans la province du Liinbourg (Belgique).
Quand les tiges sont sèches et les graines complètement noires, on procède au battage. Cette opération se fiit à l'aide, du fléau.
On nettoie ensuite les sentences au moyen d un crible ou d'un tarare.
vaievr ■vtritiTe. — La spergule verte convient à tous les
animaux. En Belgique, elle est cultivée principaleintjiit pour les vaches laitières, parce qu'elle favorise particulièrem6nt la production du lait. Le beurre qui provient du lait fourni parles vaches qui se sont nourries de spergule est conna dans le Brabant sous le nom de'6eu/TC de spergule (sj>uri ic butter;. 11 a la propriété 4^ se conserver irais plus longtemps que le beurre ordinaire.
Les chevaux ne mangent pas très-bien la spergule.
D'après Sprengel cette jjlaiite contient 75 pour 100 d'humidité. Voiciy d'après la pratique, les chitlres qui représentent sa valeur alimentaire :
Block 366 Pahst . . 325
Flolow oOO Hoih 4^0
Lelimtim 281 Royer. *. m
. Moyenne 390
Le foin de spergule est aussi nutritif que les tiges sèches
du lentillon.
La graiue de cette plante n'est pas alimentaire.
BIBUOGAAPHIË.
»e Mullère». — Cours complet d'agriculture, 1788, it»-K, t. 1. j». Feuille du cultivateur, 1793, petit in-4, p. 301. . — Traité des prairies artlfîcielles, 1819, in<8, p. 388. noNP r,MM- i M-ipIet d'agriculture, Î8')3, in-8, t. XIV, p. 106. «hir »ie Lindei-olt*. — I^ Cultivateur, 1K2^), in 8. t. I, p. lô. V. Altiroeck. — Agriculture de la Flandre, 183U, in-8, p. 172, •llMMrt. ^ Le CultiTateur, 1838, in-8. t. XIV, p. 269. •oInvcM. — Culture des plantes fourragères, 184), iu^S, p. 197. Doltard. — Traité des pniirics artificielles, iii 8 . p. î'iH. I.eeo4. — Traité des plantes fourragères, 1844, in 8. p. ;;..u. Calombcl.— Journal d agric. prat., 1845, gr. in-8. 2* série, 1. 111, p. 22.
«MMpMTla. -> Cours d'agriculture, iO'S, t. IV ^ p. 487. VIlMMtte. ]k>n jardloier, 1856, in-i2, p. 618.
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MOUTARDE BLAKCHB.
SECTION XXIII
aton tarde blaiiclie*
(De Mm grec du s«nov4.)
SlNAPlS ALDA, L.
Plante dicoiyîéâone de la famiUe de* CruHfèret.
Anglais. — Muslard.
Allemand. — UusterL BtiUandais, — Mostaard.
Danois. — > Sennep.
Suédois. — Seiup.
PortugaU. — Hostarda.
Rutse. — Gortschiia.
Arabe, — KhirdaL
Ualt(Bn. — Mostarda.
Espagnol. — Mostaza.
Historique. — Climat. — Mode de végétation. — Terrain. — Semis. — Récolte. — Rendemeot. — Valeur Dutritive. Bibliographie.
■iitori^m. — Il .y a un demi-siècle seulement qu*on cul*tive la moutarde blanche- comme plante fourragère. Depuis trente annte sa culture a pris beaucoup d'extension dans le nord de la France. Ou la connaitsous les nom&àtiMulardon, mmardin , herbe au bewrrt,
Elle se distingue des autres plantes fourragères par la rapidité avec laquelle elle se développe.
Climat. — Cette plante peut être cultivée en Europe sous toutes les latitudes; mais elle ne résiste pas aux premières gelées d*auComne.
Mode de véfl|ét«tion. — T.a moutarde blancli^ a une tige droite, cylindrique, rameuse, hérissée de poils roides et haute de 0"*,65 ; ses feuilles sont pennatiûdes, à lobes dentés ; ses fleurs sont jaunes et ses siliques sont bosselées, à valves munies extérituicment de trois nervures saillantes. Quant aux graines , elles sont Jaunes et presque globuleuses.
Dans les circonstances ordinaires, cette crucifère fleurit 40 ou 50 jours après la germination des graines.
LES PLANTES FOURRAGÈBES.
Terrain. — La mouîarde blanche réussit Irès-bien sur les terres argilo-calcaires, silico-calcaires et les sols d'alluvion. fille végète aussi très-facilement sur les terres siliceuses quand ces sols sont profonds et de bonne qualité. '
On la sème ordinairement sur les terres qui ont produit du froment ou de l'avoine. Alors, on les déchaume à l'aide d'un léger labour et on complète cette préparation par un beraage ordinaire.
On peut remplacer la charrue par un scarificateur lorsque les terres ne sont pas très-argileuses.
Semis. — La moutarde blanche se sème pendant tout l'été, depuis les premiers jours de juillet jusque yers la fin d'août.
On peut répéter les semis tous les 15 jours.
On répand ordinairement de 12 à 15 kilog. de graines par hectare. Les semis se font à la volée.
Un hectolitre de graines pèse 78 kilog.
(i'est par un hersage qu'on enterre les semonces.
■«eoite. — On fauche la moutarde blauciie avant la formation des siliques qui proviennent des premières fleurs, c'est'-à-dire lorsqu'elle commence à fleurir.
Cette récolte commence vers la fin d auùt et se continue jusqu'en novembre, si des semis successifs ont été exécutés. Dans les environs de Paris, on en fait consommer jusqu'à l'apparition "des premières gelées d'automne.
Quand la moutarde a été semée en juin et juillet et que ses ti^es ue dépassent pas O'^.dO d'élévation , on la fait quelquefois consommer sur place par les bétes à cornes.
Cette plante ne fournit qu'une coupe.
(Voir, pour les autres détails de culture, t. Vil, les