V. Giot <Seine-et-llsrae) 63000 kU
M . Bella (Seîne-«t-Oise) 62 000
H. Pmj (Indm-et-Loire) 67000
En général , les jiroduiis moyens qui suivent indiquent très-bien la réussite ou la uou réussite de la betterave cultivée en grand soit sur des sols riches, soit sur des terres de bonne qualité, soit sur des terrains de qualité médiocre :
Bècolte très-bonne 4u 000 kil. de racines.
— bonne 30000 —
iboniie 30000 —
BBTTBRAYE.
Le betteraves appartenant aux espèces fourragères pèsent rarement^ en moyenne, au delà de 2 kil()g.
Les betteraves à sucre ont ordinatreoient m pMs moyen de 0 kiloif. 300 à 0 kîlog. 500.
Poids de rheelolltP« «t da mètre eabe. — Quoique la
densité de la betterave soit semblable à celle de l'eau» un hectolitre de racines pèse, en moyenne, mesuré ras, 56 & 60 kilog. ; mesuré comble, 70 à 75 kilog. Ce faible poids
lient aux vides qui existent dans la mesure.
M. Boilel a reconnu que le poids du mètre cube était pour les betteraves :
Disette.. 632 kil. et qu'il contenait 397 racines.
Jtunc grosse... 687 — — 64S
Gtobe jaune... . 643 — — SIS' —
A Grlgnon, j'ai obtenu des poids un peu plus faibles. Les betteraves perdent de leur poids en séjournant dans les silos. M. Lesueur, d'Abbeville, a recueilli les chifires
suivants :
Au moment de l'arractuigc , le mètre cube pesait de 515 kil. à 650. — de la fabrication, — 490 505.
IMvisées avec un coupe-racines, elles augmentent de volume. Cette augmentation varie entre 20 à 25 pour 100. Ainsi, 4 bectolitres de racines divisées à l'aide du coupe-racines que l'on fabrique à Grlgnon, ont donné phis de 5 hectolitres et 100 kilog. remplissent une mesure de 160 litres. Un hectolitre de racines divisées et mesurées ras, pèse de 48 à 52 kilog. Mesuré demi-comble > il pèse 60 à 62 kilog.
IhuMittié ê» femiliM. ^ La production en feuilles est assez élevée. Le produit moyen, à Grignon» est de 11000 kilog. à Thectare.
Rapport eatre les raclaes et les feuilles. — Suivant
M. Girardin, on obtiendrait 100 kilog. de feuilles par 100 kil
LES PLANTES FOURRAGËK£S.
de racines. Cette production , admise par M. de Gasparin,
ne concorde pas avec les observations faites par Scliwerz. Ainsi, suivant ce céièbre agriculteur allemand, les racines seraient aux feuilles :: 100 : 85.
La culture de Grignon justifle ce rapport ; jusqu*à ce jour, les feuilles recueillies au moment de Tarraci^age ont été aux racines :: 32 : 100.
Suivant M. de Bergemann, de Boun, les betteraves désignées ci-après produisent :
Feuilles jtar Racin» riedtéts IQOk. deracitii's. par hectnre.
B. roug« longue »emée en place 23 kil. mi bitm kil.
" transplantée 40 600 4auOU
B. ronge glob* lemé» eo plae«.. ». 30 700 66300
— tnmsplanlée 4S 000 «3000
B. jaum globe Moée en place.... 37 000 âi8on
Moyennes 3SkU. 500 $1 lOQ ktl.
Ainsi encore les feuilles sont aux racines : : 33 : 100. p«rte-«r«taen. — A. Ghoix. C'est au moment de Tarra*
chagc qu il laut choisir les racines qui doivent produire des graines Tannée suivante.
Pour qu'une betterave puisse être regardée comme bonne, il faut : qu'elle possède tous les caractères de la variété ou de la race que l'on veut propager; 2" que la racine se soit développée en terre ou en partie hors de la couche arable , selon la variété à laquelle elle appartient
On devra choisir des racines ayant un pivot unique , c'està-dire sans racines secondaires. J'ai dit que les racines fourdiues ne s'arrachaient pas aussi facilement et qu'on les nettoyait moins promptement que celles qui n'ont qu^un pivot, n faut, en outre, qu'elles soient de moyenne grosseur, in* tactes et fermes, qu'elles tombent promptement au fond de l'eau et que leur téte ne soit pas piuâ développée que leur partie médiane.
B. GoNSERVAiiuN. — Lorsque les betteraves ont été choisies, on enlève leurs feuilles sans touclier au collet des racines. Ensuite, on les rentre avec précaution afin de ne pas les blesser, et on les dépose dans une cave nî trop sèche, ni trop hmiiuie, dans laquelle la tt^mpérature, pendant l'hiver, se maintient toujours k quelques degrés seulement au-dessus de zéro. On a le soin de les isoler les unes des autres avec du sable sec et de les placer de manière à ce qu'elles aient une position oblique et leur collet complètement dégagé de la masse sableuse.
G. Mise en place. — Les racines porte-graines se mettent en place en mars et avril. On les plante à un mètre de di»* tance, dans un endroit bien aéré, exposé au soleil el à l'abri des vents.
M. Decrombecq les plante à l'automne et les garantit des gelées pendant l'hiver avec une couverture de fumier. Ce
moyen n'est lavoi able que quand les betteraves sont plantées dans des terres saines.
Lorsqu'on doit récolter des graines de plusieurs variétés, on sépare les races en les plantant à une très-grande distance. Ce moyen évite des hybridations et permet d'obtenir des graines aussi franches que possible.
Au fur et à mesure que les tiges se développent, on les attache à des tuteurs ou des échalas pour que le vent ne les détache pas du collet des racines et ne les renverse pas sur le sol.
D. RÉCOLTE DES GRAiNËS. — Qu coupe les tiges à la fin de septembre ou au commencement d'octobre, quand les fruits ont une teinte jaune brun, et on les laisse ensuite sécher sons
un hangar ou dans un grenier aéré. On égn iJt- les ranniicalions chargées de semences en les Iroltanl entre les mains ou eu les frappant avec un fléau léger.
LES PLANTES FOURRAGÂRES.
. La graine de betterave, emmagasinée dans un local saîn, conserve sa faculté germinative pendant 5 à d ans; mais il vaut mieux, chaque année, ne semer que des semences d'un
ou de deux ans.
Lorsque, malgré toutes les précautions prises dans la récolte des semences, on reconnaît que la variété que Ton cul* tive a dégénéré, ce qui arrive de temps k autre lorsque la nature des terres ne convient pas à la betterave, il ne faut pas hésiter à acheter de nouvelles graines.
Haaatlté de gvata«s ««'ob pevt réceltor. Une racine
bien choisie et qui a développé une tige munie de nombreuses
ramifications, peut donner 200 à 250 grammes de graines. L'expérience j)rouve qu'il faut planter au moins lOû racines porte-graioes pour pouvoir récolter 25 kilog. ou un hectolitre de semences.
r«tia keetolltre de «relnea. — Un hectolitre de
graines de betterave pèse de 24 à 27 kilog.
Uo kilog. de semences de belle qualité contient de 15000 à 18 000 graines;
Predalca dlven Uvanile pev les Feelnee. — La betterave
fournit du jus, du sucre, de l'ai» col, de la mélasse cl de la pulpe (voy. Plantes industrielles, deuxième partie).
Valeur M«tritlve. — A. RACINES. — Les racines des bette^ raves constituent une excellente nourriture pour les animaux
ûomestiques. D'après Ai. Boussingault, elles renferment :
Eau. Àiote. Matihet grauet.
Betterave diseUe 87,8 0,21 0^0
— deSiMiie 84,0 0,26 0,10
Comparées au foin de prairies naturelles qui dose 1,15 poui' 100 d'azote, la première serait à cet aliment :: &40 : lOO, la seconde :: 4es : lOO. Il faudrait donc l* 54, 2« 46 kilog. de racines pour équivaloir à 10 kilog. de foin. Ces chiffres sont
BSTTERATE. 51
inférieurs aux doniK't's fournies par la pratique. Ainsi, en représentant par iOO le foin de prairies naturelles, les betteraves auraient pour équivalents :
Block 366 Pabst tth
Crud 225 Pétri 400
DeDombaslc 261 Roycr . 250
notow 300 Sehwers 330
GemerhauBOn .... 460 Thafir k/BO
Meyar 2&0 Veit 300
lloyeoiM..v- 334
B. Feuilles. Les feuilles de betteraves ont la composition suivante» d*après H. Boussingault :
Kau 90,30
Azote 0,40
Matières grasses 0,60
Sucra et unidoD. • • • 3,00
Sdt ; 1,40
iJgneut Qt cellulose IJO
Albumine... 3,60
C'est avec raison qu'on les regarde comme des aliments de qualité très-inférieure, parce qu'elles sont très-purgatives. Comparées au foin de prairie naturelle, leur valeur nutritive
est représentée par les chillVes suivants :
Btoclc 600
Crud eOO
Goeritz 700
Flotow 64H)
Pabst eOO
Veit 500
Moyenne 600
M. Boussingault les régarde comme un peu moins nutritives que le trèfle rou:,'c consommé h l'état voi t ; il leur assigne 274. Je regrette de ne pouvoir partager l'opinion du savant professeur de chimie.
52 ' LES l'LAMES FOURRAGÈRES.
G. Pulpes. — Les pulpes ou résidus de sucreries de betterave sont très-nulritives lorsqu'elles ont été soumises à l'action d uoe presse. Elles contiennent, d'après M. fioussingault:
tau 80,00
Asote 0,18
Matière» gr««Mt 0,10
Sucre amidon. lo,oo
S^'ls 0,08
Ligneux et cellulose 7 ,00
Albiunino 2,20
Parte. 0,24
Bien pressée, la pulpe ne renferme jamais moins de 70
pour 100 d*eau.
Sa valeur nutritive, comparée au foin, est d'après :
Kœgel ;: 100 : 111
Plbst î: 100 ! 175
Moyeune 100 : 143
M. Boussingaùlt lui assigne théoriquement le chiffre 303.
Pour conserver la pulpe de betteraves pciulaiit plusieurs mois, il faut Tcntassor dans des citernes, la presser et couvrir l'ouverture de ces fosses lorsqu'elles sont entièrement pleines, de 0">,20 à O^.dO de terre* On peut aussi les conserver dans les silos souterrains.
Préparation des racines. — La betterave est administrée • crue après avoir été nettoyée ou lavée et divisée. On a proposé de la faire cuire, mais, jusqu'à ce jour, l'expérience n*a pas démoulré que ce mode de préparation soit véritablement avantageux en le considérant sous le point de vue économique.
Celte racine ne doit jamais être donnée seule, parce qu'elle
rculerme beaucoup d'eau et que les animaux s'en dégoûtent assez promptement. G est toiyours alliée au foin, à d'autres
BBTTERA7E*
substances sèches Pt niitrilivos qu'on doit la faire ronsoinmer. Il faut aussi ne pas la donner pendant longtemps en grande quantité aux animaux lorsque Tair est très^froid, à moins qu'elle ne soit associée au son, à des balles de froment ou travoine, car elle peut occasionner des maladies graves.
Quand on introduit cette racine dans ralimentation, il faut, autant que possible, ne diviser que la quantité que les animaux doivent consommer pendant la journée et le len* dem un matin. Préparée trop longtemps à l'avance, la betterave perd une partie de ses propriétés alimentaires. Ainsi, les tranches prennent une teinte noir&tre, deviennent flasques, état qui répugne toujours aux animaux et qui les oblige à prendre celte racine en dégoût.
Action de Ia betterave rar les MUaiaax. — La betterave
plaît beaucoup aux ruminants.
Dans la plupart des exploitations elle est réservée aux animaux de rente. Klle est trop aqueuse pour qu on puisse la donner pendant longtemps aux bœufs de travail.
Cette racine convient particulièrement aux vaches et aux brebis nourrices, à cause de ses hautes propriétés galactogènes; sous son action, le lait est aussi abonùaul, au.ssi parfait qu'il peut 1 être. Toutefois, si la betterave combat victorieusement les effets toujours £kheux d'une alimentation très"sèche, si elle prévient, ainsi que l'observe M. Magne, les constipations , les alTections cutanées , ainsi que les pléthores, qu'occasionnent les foins, les pailles et les grains consommés en trop grande quantité^ on ne doit pas oublier que quand elle est administrée sans ménagements et à l'état cru, elle détermine la diarrhée chez tous les animaux, des tympanites aux ruminants, et *peut occasionner la pourriture aux bètes à laine et rendre leurs menabranes muqueuses pâles.
Gomme moyen d'engraissement, les betteraves ont une
très-grande valeur, bien qu'elles produisent, quand elles sont données en excès, une viande Llanciie, flasque et légère. Il est des contrées en France où elles jouent dans l'engraissèment des bœuis, et même des moutons» un rôle important.
Dans le Palatinat, suiTant Schwertf, on en nourrit les chevaux pendant tout l'hiver, et cela depuis le < oiiiniencement d'octobre jusqu'en juin, après avoir associé ces racines à de la paille hachée. Sous l'influence d'un tel régime, les chevaux aufçmentent en chair, même pendant les travaux. Maâiieu de Dombasle, qui a voulu suivre ce mode d'alimentation, a constaté que beaucoup de chevaux ne mangent pas volontiers • ces racines, et Grognier rapporte que si sous leur action les chevaux augmentent en embonpoint, ils deviennent mous et paresseux.
Les porcs consomment la betterave cuite avec succès. . Kapiol êm ffB«lil««. — G*est lorsqu'on procède à Tarrachage des racines qu'on détache les feuilles des betteraves
pour les donner aux animaux. Les feuilles qui ont déjà une teinte vert rougeâtre, celles qui sont cliargées de terre ou qui sont déjà sèches ne doivent pas être rapportées à la ferme.
Les feuilles recueillies humides ne doivent pas être abandonnées en las pendant longtemps, car elles fermentent, prennent une teuile noire et perdent leur valeur alimentaire.
Amtimm 4e« fe«iiim nr le Mtaii. Les feuilles de betterave ne conviennent qu'aux vaches et aux porcs; elles sont trop aqueuses pour qu'on puisse les donner aux bœufs de travail ut aux b<Hes 'i laine.
Quand ces feuilles ont été bien récoltées et qu'on les aille à une petite quantité de foin, elles nourrissent assez bien les vaches laitières.
Mathieu de Dombasle les condamne comme une mauvaise nourriture, et Schwerz leur attribue, quand elles constituent
seules la ration des animaux, une vertu purgative. Cette propriété, qui est très-conmie des cultivateurs des départements du nord de la FraDce, parait ne pas être Tapanage des feuilles de betterave qui se développent sous un climat plus chaud que celui de la région septentrionale. Ainsi M. Dumas , de Nîmes, a parfaitement nourri des génisses avec des feuilles de cette plante racine.
AeHra 4e te palpe mm» lee.snlairax* — La pulpB pressée de betterave constitue, soit fraîche soit conservée, une excellente nourriture pour les animaux de rente.
Dans la Flandre et la Picardie on en fait beaucoup consommer seule ou mêlée à d'autres aliments aux vaches laitières, aux bétes bovines et ovines à Tengrais. Toutefois, cette nourriture n'est pas assez tonique ou alibile, pour qu*elle puisse être donnée seule aux animaux de travail.
Dans le nord et les environs de Paris, on utilise depuis plusieurs années les pulpes de betterave provenant des distilleries établies suivant le procédé imaginé par M. Champonnois. Ces pulpes sont un peu plus aqueuses que les pulpes provenant des sucreries de betteraves, mais lorsqu'on y mêle de la paille ordinaire hachée, des cossettes ou siliques de colza, (le la paille de colza divisée, etc., on l'emploie avec avantage dans l'engraissement des bêtes à cornes et des bêtes à laine. Ainsi préparée, elle est aussi nutritive que la betterave crue.
La i)ulpe provenant des distilleries ne se conserve pas aussi longtemps en bon état que la pulpe pressée.
Administrée à haute dose et seule, la pulpe non pressée relâche les intestins et occasionne des diarrhées.
Valeur eonimcrciaie. — A. Ractnes. — Le prix de la betterave à sucre varie peu. hii France, dans les contrées oùil existe des sucreries, on la vend ordinairement de 16 à SO fr.
Ô6 LES PLANTES FOURRAGERES.
les 1000 kilog. rendus aux fabriquas. I.a stnlif^lique de 1840 rétablissait, en moyeDoe, à 1 fr. 85 les 100 lîilog. Celle de 1860 contient les chiffres suivants :
AÎSDC 1 fr. 56
Nord 1 BU
Pas^e-Calais I il
Siunne 1 6%
^ Ifoyeone Ifr. 10
En Prusse, la valeur moyenne des betteraves est de IS fr. 6.5 c. les 1000 kilog. On les pèse lorsqu'elles arrivent dans les sucreries et on défalque du poids constaté 10 p. 100 pour la terre qui peut y rester attachée.
Les racines destinées à ralimenlatton des animaux se vendent de 10 à 12 fr. les lOuo kilog.
B. Pulpe. — la pulpe est achetée aux sucreries et aux distilleries de betteraves soit par les cultivateurs qui ont livré des racines, soit par ceux qui manquent de substances fourragères. Elle se vend de 8 à 12 fr. les lUOû kilog.
Frim ée revie»!. — La culture de la betterave engage un capital assez élevé par hectare. Voici un extrait des comptabilités de Roville et de Grignon; il concerne sept années de culture :
ÏÏoviUe. Grifntm»
DépêHMS 305 fr. 12 540 fir. 14
BéMef» 77 35 Ty'î 40
Prix de revient de 100 kil. . .. 1 Ih I 19
— de rbectolilre. 1 05 » 72
M. Célarié a constaté, en 1857, les résultats suivants :
Dépenses 261 fr. 79
Bénéfices 219 63
Prii de revient de 100 kiL . . . . m 77
M. Alfred Stoechlin, à Golmar, cultive la betterave par
Iranspianlatîon. Voici le comble il a enregistré:
Dépenses 397 fr. eiO
Prix de revient de KH) kil. . . . l »
BOTERAVE* 57
BIBLIOGRAPHIE
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SECTION II
(^•u., brûler; allQtton aux proprlél6saiciUioi«»de»frftlii<«.
PACCDS CAHOTAI L.
Fiante dicotylédone dt la famillt du Ombellifires.
Anglais. — Cairot Allêmarui. — Mohre.
Flamfutd, — Worteleo.
Italien, CaroU.
r^pagnol. — ZanaborfA.
Portugaia, — Cenounu
Historique. — Climat. — Yég»itation. — Variétés. — Composition. — Sol : nature, préparation et fertilité. OuAntité d'engrais à appli(iuer. CuU ture spéciale. — Semis : époque, à la main, A 1a bouteille, ou au semoir, qnrintit*'' df gr.iines, trempage des semences, espacement rks Iiïrnc<;. — Cultures d'CDlretien; sarclages, binages, écUircissages.— lr.in>pl<uiUtiion. — Insectes nuisibles. — CvUure dérobée. — Récolte : époque, arrachage à la bêche, à 1a fourche, à la houe et à la charrue, décolletage, mi<;e en m-. — Conservation : en cavc«; pt nn -- Rcn ifinont. — P^rids
l hectolitre et du mètre cube. — Quantité de feuiJT<5. Rapport entre les racines et les feuilles. — Porte-graines : choix, conservation, mite en terre, récolte des graines. — Qualité des graines. — Quantité de graines. — Quantité d'alcool, par 100 kilog. de racines. — Vairnr initiitive des racines et des feuilles. — Préparation des racines. — Action de la carotte sur le bétail. — Emploi des leuilics. — Action des feuilles sur les AnimAux. — Valeur eommerciAle des rAcines. — Prix de revieiit. Bibliographie.
■totortqve. — La carotte est connue depuis les temps les plus reculés; maïs on ne commença à la cultiver en grand
que vers le milieu du dix-huitième siècle. A celte époque, la Société royale d'agriculture de Londres, la regardant comme une excellente plante fourragère, proposa des prix dans le bul de la faire accepter comme telle par les agriculteurs de IWnp^^otot re. Ililling fut celui qui conlribuale plus k en répandre la culture.
En France, Rozier, Yvart, etc*, la recommandèrent vivement, mais sa culture ne devint générale qu'à daler de ISSS,
PLANTES ALIMENTAIRES ET FOURRAGERES PUr.che v
.époque OÙ M. Vilmorin père introduisit de Belgique la variété
connue sous le nom de cnroiir hlaurhe à collet vert.
£n 1763 on ne connaissait, eu Kurope, que trois variétés : la rouge, la jaune et la blaacbe.
Cilmt. — La carotte peut être cultivée sous tous les climats. Toutefois, si sa racine sans inconvénient Thiiver en pleine terre dans les contrées méridionales de TEurope, elle demande à être abritée des froids ou de l'humidité pendant cette saison dans les pays septentrionaux.
Mode de Tégéiation. — Celte plante est bisannuelle, à racine pivotante, fusilbrnie on napiforme, charnue et saccliarifère ; elle forme sa racine la première année, mais elle ne développe sa lige et ne fleurit que Tannée qui suit celle où le semis a eu lieu ; sps feuilles sont conij)osées et assez finement découpées; ses fleurs sont blanches, petites, nombreuses et disposées en ombelle presque sphérique; son fruit est jaune verdâtre, ellipsoïde, aplati, sillonné, couvert de pointes courbées en dehors et très-aroniatique.
La carotte redoute moins le Iroid que la betterave , soit au printemps, soit en automne. Ses premières phases de végéta* tion sont très-longues ; elle se développe peu en été dans les temps de sécheresse, mais elle prend un rapide accroissement sous l'influence des pluies d'automne. On l'arrache en octobre ou novembre, lorsque la température moyenne du jour est descendue à + 6 à + T*".
vmrtétéii. — On distingue seize variétés de carotte. Voici celles que l'on cultive en grand :
1" CaroiU rouge îonguê ou ronge de Flandre, — Racine fusiforme, longue, régulière et très-enterrée; peau et chair rouges.
Variété très-répandue et très-bonne.
2" Caroue rouge pâle de Flandre. -~ Racine fusiforme, peu
00 LES PLANTES FOUARAGÈBES.
iV'gnîièrp, longue, enterrée, ofTnint un collet développé;feuilles très- vigoureuses ; peau et chair jaune rougeâtre.
Variété productive, de très-bonne garde et assez hâtive.
3* Carotte hlanehe à collet vert. — Racine fùsiforme, trèsallongée, presque cylindrique, sériant d'un tiers environ hors de terre; peau blanche sur la partie inieneure et verte sur la partie aérienne; feuilles nombreuses et développées; chair blanche un peu cassante.
Variété remarquable par le grand volume de ses racines.
4' Carotte blanche des Vosye^. — Racine conique, courte, à collet large, verdâtre, affleurant la surface du sol ; feuilles découpées assez finement; peau lisse et ambrée; cftair com<pacte, blanc jaunâtre.
Variété digne d'être propagée et reconuiiandée par Mathieu de Dombasle pour les sols peu profonds.
La carotte blanche des Vosges rappelle la carotte blanche de Breteuil, que Ton a presque complètement abandonnée ; cette dernière est moins évasée au sommet et plus longue.
5" Carotte jaune (TAchicow't ou javm longue, — Racine fusiforme, effîlée^ assez régulière ; collet excédant la couche arable de quelques centimètres et coloré de vert; feuilles vigoureuses ; peau jaune pâle.
Variété excellente, productive et de bonne garde.
6* Carotte rouge à coUet «ert. — Racine fusifqrme, très-allongée, sortant d'un quart environ hors de terre; peau rouge jaunâtre sur la partie enterrée et verte sur la partie aérienne.
Variété excellente, cultivée en Angleterre et en Belgique, mais moins productive que la carotte blanche à collet vert.
Composition. — La carotte diffère de la betterave par la forme de sa racine et aussi par les éléments qui constituent cette dernière.
PLANTES ALIMENTAIRES ET FOURRAGERES
Planche VI.
CAKOÏIE. 61
M* Payen a analysé les variétés 1, S, 3 et 4. Voici leur coinposilion :
Rouge loMpue.
Houye pdle.
lilanche
Blanche
A rnllft ,*#fl 1
fi fi 9 t Vi vnfiv
Matières sèches. l'i,93
Là matière sèche contient