SECTION XXV
Navette. ^
(De br«me, fiom oelliqntf du chou.)
BRASSlC/i NAPUS OLEIFERA.
Pkmte dkotyléâone de la famUlé du Onwfèret.
On cultive dans quelques provinces la navette comme plante fourragère, à cause de sa rusticité et de son aptitude
à végéter sur des sols calcaires de médiocre qualité.
Cette crucifère diifère du colza par ses feuilles qui sont découpées ^ hispides, rudes au toucher et d'un vert bien moins (glauque.
On la sème en septembre à la volée, à raison de 10 à 12 kiiog. de graines par hectare. Les semis doiveut être faits sur des terres bien ameublies par la charrue et la herse.
Selon les circonstances , on dispose la terre en billons, en planches ou à plat. La navette redoute l'eau stagnante pendant l'hiver.
Au mois de mars ou d'avril, selon les latitudes ou elle est cultivée » elle épanouit ses fleurs. Alors ses tiges ont de
0"',40 à 0"*,lb do hauteur, suivant la fortiliié du sol. C'est à cette époque qu'on la fauche pour la donner aux bétes à cornes ou aux moutons. Il faut la couper de bonne heure , c'est-à-dire lorsqu'elle commence à fleurir, parce que ses tiges et ses ramifications durcissent très-vite.
D'après Sprengel, la navette est aussi nutritive que le colza. Elle convient très-bien aux bétes à laine.