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COTONNIER. EN ARBRE

SECTION III

Cotonnier.

(Degoz, mot arabe signifiant matière soyeuse.)

GOSSYPIUM HERBACEUM, L.

Plante dicotylédone de la famille des Malvacées.

Anglais. — Cotton. Italien. — Cotone.

Allemand. — Baumwolle. Espagnol. — Algodon.

Hollandais. — Boomwol. g Portugais. — Algodao.

Danois. — Bomuld. Égyptien. — Koutn.

Historique. — Localités. — Mode de végétation. — Variétés. — Climat. — Terrain : nature, préparation. — Quantité, d'engrais nécessaire. — Semaille : époque , qualité des graines , préparation des semences . exécution, espacement des lignes et des plants, quantité de graines, poids de l'hectolitre, profondeur à laquelle les graines doivent être placées. — Germination. — Soins d'entretien : premier et deuxième binage , éclaircissage , troisième et quatrième binage. — Arrosage. — Taille. — Pincement. — Enlèvement des fleurs inutiles. — Plantes nuisibles. — Agents atmosphériques nuisibles. — Insectes nuisibles. — Récolte : époque , exécution. — Séchage de la soie. — Égrenage. — Nettoyage du coton. — Frais généraux. — Rapport de la graine à la soie. — Conservation des graines. — Produit en soie. — Prix du coton en Algérie. — Emballage. — Usage des graines. — Usage du coton. — Bibliographie.

Historique. — Le cotonnier a une origine très -ancienne. Les Égyptiens le connaissent depuis la plus haute antiquité; mais leurs prêtres avaient seuls autrefois le droit de se couvrir de tissus fabriqués avec du coton. Hérodote rapporte que les Indiens portaient des vêtements de coton . et Strabon fait connaître que le cotonnier était cultivé à l'entrée du golfe Persique.

Cet arbrisseau a été introduit au ix' siècle, en Europe, par

les Arabes. Au xme siècle, il y avait à Maroc et à Fez des

manufactures très-florissantes de tissus de coton. En 1668,

le Levant importa à Marseille 700 000 kilogr. de fil de coton.

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C'est en 1786, que le coton Géorgie longue soie {sea Island) fut introduit en Amérique. Quiqueran, dans son ouvrage intitulé De laudibus provinciœ, et imprimé en 1539, dit qu'on a cultivé autrefois le cotonnier en Provence. Nonobstant, on l'a expérimenté avec succès, il y a un demi-siècle, dans diverses parties delà région méridionale. M. Mourgues l'a cultivé en 1790, aux environs d'Arles , M. L. Dupoy en 1806, près de Dax, et M. Perrot en 1807, aux environs de Toulon. Les remarquables résultats obtenus par M. Dupoy engagèrent à expérimenter sa culture dans les départements des Basses-Pyrénées, des Pyrénées-Orientales, de l'Hérault, du Gard, de l'Ariége, de l'Aude, des Bouches-du-Rhône et de la Corse. A cette époque, le gouvernement accordait une prime de 1 fr. par chaque kilogr. de coton récolté en France, nettoyé et prêt à être filé, et de DeCandolle indiquait comme propre au cotonnier le sud des Cévennes, le Roussillon et la Gascogne. En 1807, la principauté de Piombino en récolta 7500 kilogr., et, l'année suivante, le royaume de Naples en obtint 90 000 kilogr.

Depuis bientôt dix années, on a introduit la culture du cotonnier en Algérie.

Localités. — Le cotonnier est cultivé dans la basse Egypte, la Grèce, la Syrie, la Perse, l'Asie Mineure, les îles de Malte et de Goze, la Toscane, l'Espagne, au Brésil, dans les Indes, en Amérique, etc.

L'Algérie paraît appelée à conserver cette culture industrielle. La surface que le cotonnier a occupée en 1856 a atteint 1925 hectares, divisés ainsi qu'il suit :

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