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SOUDE COMMUNE

Semis. — A. Epoque. — On sème la soude en automne

ou à la fin de l'hiver, e'est-à dire en octobre ou novembre, ou en février ou mars. C'est par exception qu'on exécute les semis en avril.

B. — Exécution. — On répand les graines à la volec, et on les enterre par un hersage léger on un fagot d <•pines.

Les agriculteurs qui exécutent les semis en mars ou avril, font suivre cette opération par un roulage, afin que la terre conserve longtemps la fraîcheur que les graines demandent pour germer facilement.

On doit, autant que possible, exécuter les semis quand le temps est pluvieux.

G. Quantité de graines. — La quantité de graines qu'on répand par hectare varie suivant leur qualité et les causes qui peuvent favoriser ou nuire à leur germination.

En moyenne, on en sème par hectare 3 à A hectolitres.

On doit tous les deux ou trois ans renouveler les graines, c'est-à-dire les remplacer par des semences récoltées sur des plantes indigènes, parce que la soude dégénère facilement; quand on la cultive ainsi d'année en année, elle devient moins alcaline que la soude qui croît à l'état sauvage.

Soins d'entretien. — Au printemps, et à mesure que les mauvaises herbes apparaissent et se développent, on les détruit par des sarclages répétés. La soude craint l'envahissement du sol par les plantes indigènes.

Récolte. — A. Epoque. — La récolte de la soude cultivée se fait de la lin de juillet au commencement de septembre, lorsque ses tiges et ses rameaux prennent une teinte rougeâtre, et que la moitié environ de ses graines sont bien formées.

La soude coupée trop verte ou lorsque sa dessiccation est

complète, contient toujours une moins forte proportion de

parties alcalines.

B. Opération. — On coupe les tiges avec la faux ou la fau cille, ou on les arrache a\ec la main.

Les femmes ou les ouvriers qui exécutent ce travail sont accompagnés d'enfants qui sont chargés de réunir les plantes en petits tas qu'on abandonne à eux-mêmes pendant 3 à 5 jours.

Quand les plantes sont fanées, on les réunit en une ou deux meules oblongues bien faites et bien convexes.

On couvre ces meules avec des paillassons, ou des nattes, ou des toiles, en cas de pluie, afin que celles-ci ne les pénètrent pas.

Les plantes restent en meules pendant 8 à 10 jours, c'esttà-dire jusqu'à ce qu'elles soient en fermentation.

Incinération. — A. Disposition des fosses. — L'incinération de la soude se fait en plein air dans des fosses creusées en terre, de forme circulaire, et ayant un mètre environ de profondeur et de largeur. Le fond de ces fosses a la forme d'une large cuvette. On doit revêtir leur surface d'une couche d'argile si le sol est sablonneux, et élever sur leurs bords un bourrelet d'argile de 0m,15 environ de hauteur, pour empêcher les eaux pluviales de s'y introduire.

B. Séchage des fosses. — On termine la préparation des fosses en séchant par le feu toute leur surface. Voici comment on procède à cette opération : on jette dans chaque fosse 300 à 400 kilog. de bois de corde et on y met le feu. Dès que ce combustible est consumé, on augmente l'intensité du feu en jetant dans la fosse deux ou trois fagots, afin que l'argile soit bien calcinée et qu'elle arrive au rouge. Alors on retire la braise et la cendre, et on balaie le fond de la fosse.

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