GO
Moyenne. . . 22 hect. 20 31 hect. 80
Les colzas non bines axaient été piaules toutes les raies.
COLZA I) I11VEK. 3S
autres étaient séparés par deux bandes de lerre. Dans deux cas. les plantes, sur les Lignes, étaient espacés de o ",20 a 0^,25.
IL E> paille. — Le colza produit une quantité de tiges sèches a peu près égale a celle que donne le blé. Voici les productions que l'on a obtenues par hectare :
J'l('(]u:t di s grailll -
Produit en paille
Bertel. . . . ,
. . 2,590 kil.
1,250 kil.
Grigoen . . . .
Pluchet . . . .
Daillj
Mêttray . . . .
. . 1.1 S'il
Hohenheîm. . .
2,00li
Moyennes. .
. . 1,883 kil.
3,000 kil.
D'après ces résultats la graine est donc a la paille connut 100 : 160,
C. I-N racines. — M. Boitel a pesé les racines munies d'un fragment de tige de 0m,lS environ, que contient 1 hectare de colza. Il a trouvé que la quantité s'élevait en moyenne, a l'état trais, a 3,300 kiJog., quand la production en paille axait atteint 1,200 kilog. Les racines desséchées ont pesé 820 kilog. Ainsi la
Paille : racines rralches :: 100 : 76.
Paille : racines sèches :: 100 : 19.
Ces rapports varient naturellement suivant la richesse du sol, c'est-à-dire la vigueur avec laquelle les plants de colza se seront développes.
Usages des produits. — A. GRAINES. Les graines
de colza fournissent une huile qui sert a l'éclairage et que Ton emploie aussi dans la fabrication des savons noirs, i'apprct des cuirs, (de. Cette huile est ordinairement
jaune et elle a une odeur forte qui est caractéristique. Lorsqu'elle est vieille ou qu'elle reste exposée à l'air, elle blanchit, sa viscosité augmente et elle devient impropre à l'éclairage. Sa densité est de 0,9130. Elle ne se solidifie que sous un froid de 10 à 12 degrés au-dessous de zéro.
L'huile de colza se vend épurée ou non épurée, en tonnes qui contiennent un peu plus de \ hectolitre et qui pèsent 91 kilog.
B. Siliqles. — On emploie les siiiques ou cousettes de colza dans l'alimentation des animaux domestiques. On les donne de préférence aux vaches et aux bètes à laine quand on leur fait consommer des racines : betteraves, carottes, etc. Les agriculteurs qui ont une distillerie de betteraves mêlent les pulpes qui proviennent de cette opération avec des siiiques. Ces cossettes tempèrent avantageusement Faction de l'humidité que possèdent ces aliments, sur la vie des animaux. Quand on les destine à l'alimentation, il faut les rentrer aussitôt que le battage est terminé et les conserver dans des endroits secs. On exécute leur transport au moyen de sacs, de grands tombereaux ou de charrettes garnies intérieurement d'une toile.
Les cultivateurs qui oui suffisamment de fourrages, les brûlent lentement sur place et répandent les cendres qui résultent de cette opération avant de procéder au déchaumage du champ.
G. Paille. — La paille de colza est employée comme liiiere dans les étables et les beuveries ou elle sert pour former des soutraits sous les meules de grains ou de foin, ou pour les couvrir. Quand on remploie comme litière on doit la laisser séjourner plusieurs jours et même une semaine sous les animaux, afin qu'elle absorbe le plus possible de déjections liquides. Cette paille sert a fabriquer
d'excellent fumier, parce qu'elle contient beaucoup de substances salines, mai;- elle est peu absorbante.
On la place quelquefois dans les cours et sur les chemins.
On doit la conserver en meule. Si on la laissait longtemps exposée a l'action îles pluies, elle prendrait une teinte brune et perdrait de ses qualités.
Quantité de produits fournie par la graine. — La graine de colza fournil deux produits : de l'huile et du tourteau.
A. Huile. — La graine de colza contient environ 50 p. 100 d huile quand elle est de première qualité, mais eJle n'en rend ordinairement que 35 a iO p. 100. Un hectolitre du poids moyen de 67 kilog. fournit donc de 24 a 27 kilog. d'huile.
En fabrique, on compte qu'il tant écraser et presser de 325 a i25 litres, ou 218 a 285 kilog. de graines, pour remplir une tonne d'huile de 91 kilog.
Un hectare qui produit 21 hectolitres ou 1,400 kilog. de graines, fournit par conséquent de 490 à 560 kilog. d'huile.
IL Tourteau. — Le résidu qui reste dans la presse constitue ce qu'on appelé le tourteau de colza. Ce tourteau est mince, assez friable ; sa couleur chiné noir, rouge et jaune : son odeur rappelle un peu celle de l'huile de colza.
100 kilogr. de graines donnent de iô a 50 kîl. de tourteau. 1 hectol. du poids de 07 kilos, de 30 à 33 —
nu l'emploie comme engrais ou on le donne aux animaux comme substance alimentaire.
Ce tourteau est riche en azote. D'après MM. Payen et Boussingault, il contient a l'état normal 10. 5 pour 100 et et è, 92 d'azote. Quelque sec qu'il soit, il renferme environ 14 pour 100 d'Iiude.
Valeiia* commerciale. — A. GRAINES. — La graine de
colza se vend à l'hectolitre. Son prix varie suivant l'abondance des produits et les besoins des huileries et du commerce ; il est en moyenne de 25 fr. l'hectolitre. En général il ne descend pas au-dessous de 18 fr. et il ne s'élève pas au-dessus de 30 fr.
Pour qu'une graine soit de première qualité, il faut qu'elle soit ronde, noire et dure, et qu'écrasée elle offre une chair jaune foncée qui graisse beaucoup. Les semences rougeàlres sont moins recherchées et moins estimées par le commerce et les huiliers.
En Flandre, les graines que l'on regarde comme les meil leures sont celles que l'on récolte à Cambrai, à Douai, et a Hazebrouck. Celles des environs de Lille sont plus grosse?. mais elles sont un peu moins oléagineuses. Ainsi, la statistique générale constate que le prix moyen des premières est de 25 fr. GO l'hectolitre, et que les secondes se vendent en moyenne 24 fr. 75.
Voici deux analyses, l'une faite par M. Boussingault et l'autre par M. Moride, qui démontrent que la valeur oléifère des graines de colza varie suivant la provenance de ces semences.
Graines d'Alsace. Graines de Bretagne.
Huile 50,00 . 38,50
Matières organiques .... 35,10 55, H
Sels divers 3,90 3,50
Eau 11,00 2,50
Tout porte à croire que les graines récoltées en Bretagne. avaient été presque complètement desséchées, car en générai ces semences contiennent plus de 2 pour 100 d'humidité.
B. Tourteau. — - Le tourteau de colza se vend au poids. Les 100 kilog. valent en moyenne 12 à 15 fr.
COLZA I) II! VER. f3
Prix tlerevieiBà. — La culture du colza engage par hectare un capital un peu élevé. Voici un extrait de la comptabilité de Grignon et un de Versailles (i). Le premier concerne huit années de culture et près de 240 hectares cultivés en colza; le second embrasse 2 années d'exploitation et 98 hectares.
Grignon. Versailles.
Dépenses par hectare 430lï.~o 346fr.95
Produit brut — 535 80 485 42
Bénéfices — 105 10 138 45
Prix de revient de l'hectolitre. . . 20 58 17 03
Prix de vente - . . . 25 G0 23 83
Bénéfice par hectolitre. 5 18 G 80
M. F. Pigeon a inscrit sur sa comptabilité les moyennes suivantes, résultat de dix années de culture :
Produit, 2C hectol. ; dépenses, 466 fr. ; recettes, 580 IV. ; bénéfices, 1 14 fr.
Tous ces chiffres démontrent qu'on ne peut pas compter réaliser par hectare, à l'aide de la culture du colza, un bénéfice de 449 fr., ainsi que Ta avancé M. de Gasparin. 11 faudrait, pour obtenir un tel produit net. récolter en moyenne 40 hectolitres ayant une valeur de 1,000 fr. De tels rendements ne s'obtiennent que très-accidentellement.
Si la culture de cette oléagineuse a occasionné, à Roville, de 1825 à 1835, une perte de 4 fr. 69 par hectare, cela tient à ce que Mathieu de Dombasle ne fumait pas assez les terres qu'il lui consacrait. Si, au lieu d'appliquer seulement par hectare 15,000 à 17,000 kilog. de fumier, il en eût fait répandre 30,000 kilog., le produit moyen aurait été trèscertainement de 23 hectolitres au lieu de H hectolitres 50, les dépenses eussent atteint 340 fr. 97 au lieu de 259 fr. 85, les recettes se seraient élevées à 510 fr. 32 au lieu de 255 fr. 16, et au lieu dune perte il aurai! réalisé un bénéfice de 162 fr. 35.
(î) Cultures de l'ancien Institut agronomique.
44 PLANTES INDISTRIËLLUS.
1UBL10GKAPH1E.
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