CI. Uuderwood
LA VIE VÉGÉTALE
Protea argenté du Cap.
Paysage patagonien : Jubées remarquables.
Yegetationsbilder.
Flore du Cap. — Comme la flore du Chili correspond, en Amérique, à celle de la Californie, de même, en Afrique, celle du Cap présente de grandes ressemblances avec celle de 1 Afrique du Nord ou méditerranéenne. C'est une contrée d'une extrême richesse, qui renferme de très nombreuses plantes ornementales : on y compte huit mille espèces, dont beaucoup ont été introduites dans les jardins : Pélargonium, Bégonia, etc.
Ce qui la caractérise, c'est la prédominance des Bruyères en arbre et des plantes arborescentes rappelant les Myrtes et les Lauriers. Les affinités du nord et du sud de l'Afrique se trahissent, au point de vue de la végétation, par la présence d'un certain nombre de genres : Othonna, Hélichryse, communs à ces deux contrées. Il y a, d'ailleurs, d'autres affinités se manifestant avec la flore de l'Afrique tropicale, en particulier avec celle de Natal. D'autre part, il y a une analogie frappante avec la flore de l'Australie méridionale, et la présence d'une Protéacée, le Protea argenté, manifeste bien cette particularité, car cette famille est surtout abondamment représentée dans la grande île océanienne.
Flore sino-japonaise. — Il est enfin une dernière flore qui doit être mentionnée à côté de celles qui précèdent, c est la végétation du Japon et de la Chine orientale. Le climat, cependant, présente certaines particularités qu'il ne faut pas négliger de signaler ; il contribue à donner à la flore sino-japonaise des caractères un peu spéciaux : l'hiver est plus froid, surtout dans le Nord, de sorte qu'à certains égards ce domaine floral est intermédiaire entre la zone forestière et la zone méditerranéenne. D'autre part, la partie méridionale de ces contrées confine à des régions tout à fait
chaudes et il n'y a pas lieu de s'étonner qu'on puisse observer des passages à la flore tropicale. Les différences avec la flore méditerranéenne s accusent, notamment dans la comparaison des régions forestières : les espèces ligneuses représentent la moitié de la flore sino-japonaise, tandis qu'elles constituent seulement le cinquième de la flore méditerranéenne.
Les Gymnospermes sont particulièrement abondantes : non seulement il faut citer des Pins spéciaux (Pins chinois, de Bunge), mais aussi le Sciadopite verticillé, le Podocarpe de Chine et surtout le Ginkgo bilobé. Les Cycadées peuvent y prospérer, par exemple le Cycas révoluté et autres.
Les plantes Angiospermes sont nombreuses, avec beaucoup d'espèces à feuillage caduc appartenant à des genres bien connus dans les forêts de l'Europe : Hêtre de Siebold, Châtaignier japonais. Érables, Frênes, Tilleuls, etc. ; il y a aussi des Planera, Platycarya, Carya, un grand nombre de Légumineuses et de Rosacées en arbres.
A côté de cette végétation forestière, on y observe un grand nombre d'espèces dont le port est celui du Laurier et rappelle tout à fait la végétation méditerranéenne : le Camellia du Japon et l'arbre à Thé, le Cinnamome camphrier, le Néphèle Litchi, l'Aucuba du Japon, la Ketmie rose de Chine, le Broussonetia à papier ou arbre à papier, l'Aleurite à laque.
Les affinités avec la végétation tropicale s'accusent, surtout dans les parties méridionales du domaine sino-japonais, par la présence d'un certain nombre de Palmiers et de Graminées arborescentes ou Bambous. Les ressemblances de cette flore avec celle du domaine méditerranéen se montrent aussi avec celle de la Californie.
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Cycas révolutés à Sakaï (Japon).
Chênes dorés de Californie.
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Dunes mobiles de la région de l'Amu Darja.
Vegetationsbilder.