‹ Les plantesChapitre 32 sur 115 · CI. Office colonial · texte numérisé non relu

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3 500 mètres par une série de zones de végétation, si bien décrites par Alluaud, et caractérisées par des Bruyères arborescentes, de grandes Immortelles, des Lobélia énormes à inflorescence en colonne, des Séneçons arborescents. Dans les forêts, à cette altitude, les arbres sont absolument surchargés de plantes épiphytes.

Les épiphytes, en particulier les Orchidées, ont beaucoup étonné les premiers voyageurs. La culturedes Orchidées, tentée à la fin du XVIIIe siècle avait d'abord échoué, parce qu'on les traitait comme des plantes terrestres : c'était aussi absurde que de vouloir élever un poisson hors de l'eau. On finit par les cultiver sur bûches, en paniers suspendus, sur un compost de sphagnum et de

Les bords d'un marigot au Soudan.

Cl. Chevalier.

fibres de Polypode. Mais on exagérait, au début, la haute température et on calfeutrait trop. Malgré cela, ces premières cultures paraissaient très étranges. « Cette culture sans terre, ces racines aériennes, cette atmosphère lourde, vaporeuse, ces feuillages anormaux », ces fleurs merveilleuses étonnaient les visiteurs. A partir de 1835, grâce au jardinier anglais Joseph Cooper, on parvint à cultiver les Orchidées de montagnes, à la suite des explorations des Cordillères de l'Amérique, des Khasia-Hills de l'Inde, des Monts des Orgues du Brésil. La serre froide

Fermit la réussite de la culture de ces merveilleuses plantes que on appelle: Odontoglossum crispum, Ada, Lœlia majalis, etc.

Cl. Alluaud.

Flore tropicale du Kilimandjaro (Séneçons et Immortelles).

Fig. 114. — Rhizophore ou Palétuvier; détail du feuillage et fleur (a).

LA VIE VEGETALE.

CL Alluaud.

Un gué sur la rivière des Caïmans, à Diégo-Suarez (Madagascar).

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