IV. - MONOCOTYLÉDONES
Les Phanérogames Angiospermes se distinguent des Gymnospermes par l'existence d'un ovaire clos, surmonté d'un style et d'un stigmate : d'où le nom de Siigmaiées. On les divise en deux classes : les Monocotylédones, dont l'embryon enfermé dans la graine porte un seul cotylédon, et les Dicotylédones, qui ont deux cotylédons. On divise les Monocotylédones en quatre ordres : 1° les Graminidées, qui n'ont pas de corolle; leur ovaire est libre ; 2° les Joncinées, qui ont ule corolle verte et un ovaire libre; 3° les Liliinées, à corolle colorée et ovaire libre ; 4° les Iridinées, à corolle colorée et ovaire adhérent. Chacun de ces ordres comprend plusieurs familles dont les principales sont les Graminées, les Palmiers, les Liliacées, les Iridacées et les Orchidées, autour desquelles nous en grouperons d'autres plus modestes.
LES GRAMINIDÉES
Caractères des Graminées. — Les Graminées constituent le principal groupe de l'ordre des Graminidées. C'est une famille d'une immense importance pour l'humanité, car les hommes peuvent être classés en mangeurs de pain, mangeurs de maïs, mangeurs de riz, mangeurs de millet, de sorgho, de tocusso, de teff, etc. Les dimensions des Graminées sont très variables : les Bambous atteignent 30 mètres et plus ; la Mibora du printemps, qui croît sur nos murs et sur le sol, n'a que quelques centimètres de hauteur.
Prenons le Blé (fig. 169, I 70) comme exemple pour faire comprendre les caractères de cette grande famille dont les représentants sont surtout développés dans les pays septentrionaux. La tige forme ce que l'on appelle un chaume, c'est-à-dire qu elle est creuse, sauf aux nœuds, qui sont traversés par 1 entre-croisement des faisceaux, ce qui leur donne une certaine solidité ; cette tige, bien que très grêle, est renforcée par les matières minérales, surtout la silice qui se trouve dans ses tissus superficiels. A la suite des orages, ces chaumes sont fréquemment couchés sur le sol, mais, grâce à 1 action de la pesanteur sur les nœuds, qui présentent une croissance tardive à la partie inférieure de la tige, la plante peut se redresser, ce qui est très important pour la culture des céréales. La ra-
cine principale se détruit de bonne heure; mais les racines adventives se multiplient surtout sur la tige couchée, et l'opération du roulage sert à les faire naître ; elle amène aussi le tallage et l'abondante ramification de la plante.
Les feuilles, très spéciales, sont sur deux rangs, alternativement à droite et à gauche de la tige ou distiques; elles présentent une longue gaine fendue qui entoure tout un entre-nœud de la tige; il n'y a pas de pétiole et le limbe est étroit, à nervures parallèles; il présente à sa base, à l'endroit où il se sépare de la gaine, une petite lamelle souvent déchiquetée que l'on appelle la ligule. L'inflorescence est composée, formée d'un épi de petits épis appelés épillets; chaque épillet s'attache sur la tige primaire du Blé à 1 endroit où cette tige présente un cran ; cet axe secondaire débute par deux bractées disposées transversalement à droite et à gauche, par rapport au pédoncule général de l'épi : on les appelle les glumes. Elles cachent à leur intérieur un certain nombre de
Fig. 169.
Chaume et feuille
du Blé.
Fig. 170. — A. Blé (épi).
a, Épillet ; b, Fleur isolée ; c, Fleur dépouillée
des glumelles; d. Graine; e, Coupe de la graine
B, Avoine (grappe d'épillets) :/, Épillet.
Fig. 171. — Section longitudinale d'un grain de Maïs.
a, Cotylédon; 6, Gemmule; c, Tigelle ; d, Radicule ; e, Gaine formée aux dépens de la tige ; /, Funicule.
Fig. 172. — Téosintc.
a.Épilletmàle; 6, Fleur mâle ; c, Fleur femelle ; d. Graine.
Larmes de Job (Coix lacryma).
Riz ordinaire.
o, Inflorescence ; b, Epillet ; c, Fleur.
bractées nouvelles (trois à cinq) appelées glumslles inférieures, à une carène, qui naissent toutes à la base d'axes tertiaires qui supportent chacun une fleur. C'est sur ces axes tertiaires que se rencontrent successivement, en s'éloignant de la base : la glumelle supérieure, bicarénée; deux très petites bractées, appelées glumellules, qui représentent le rudiment du périanthe; trois étamines à anthères oscillantes en x et un pistil surmonté de deux longs stigmates plumeux qui servent à récolter le pollen comme des balais, car ces plantes sont fécondées par lèvent; l'ovaire esta une seule loge; il contient un seul ovule. Ce que l'on appelle vulgairement le grain de Blé, c'est un caryopse, c'est-à-dire un fruit à une seule graine faisant corps avec lui par soudure; quand on le coupe longitudinalement, on voit qu'il contient une quantité considérable d'albumen amylacé qui est inséré de côté, et à la base se trouve l'embryon, relativement petit. Cet albumen si volumineux est l'origine de toutes les applications alimentaires de cette famille. L'embryon est très singulier ; il présente une large feuille, appelée écusson, qui s'applique contre l'albumen et, à sa base, contourne et entoure la pointe de la partie axillaire; le petit corps de l'embryon présente deux singularités à ses deux extrémités : sa gemmule est entourée par une gaine membraneuse binervée qui, en s'épanouissant, devient incolore ou très légèrement verdâtre, parfois rouge, et que l'on appelle la piléole; à sa base, il y a un étui que doit percer la radicule pour sortir, car elle se trouve emprisonnée au début dans la tigelle. A l'opposite de l'écusson se trouve une petite lame, qui manque parfois, par exemple, dans le Maïs (fig. 171), et qui est un deuxième cotylédon rudimentaire: cette particularité fait placer les Graminées parmi les Dicotylédones dans certaines classifications.
La famille des Graminées comprend deux subdivisions principales, les Panicinées et les Poacinées : dans les premières,
Veyelationsbilder.
Culture du Sorgho en Afrique orientale.
l'épillet est articulé au-dessous desglumes et les fleurs inférieures sont stériles ; dans les secondes, l'épillet est articulé au-dessus des glumes et les fleurs supérieures sont stériles.
PANICINÉES
Fleurs à sexes séparés Mayiées.
i Glumelles membraneuses
p i 3 étamines. . molles Andropogonées
an es. | Glumelles cartilagineuses. Panicées.
hermaphrodites. ) , «
\ o étamines Uryzees.
POACINÉES
in l 4 glumes ; glumelle su-
Heur \ périeure à 1 nervure. Phalaridées.
épillet. / ^ glumes ; glumelle su-
P[ périeure à 2 nervures. Aerostidées. ameutes. i ) J • • ,
] ~ „ l Ulumelles plus petites
! Z Heurs \ que ]es g]umes Aliénées.
riantes ; I Anillpt J Glumelles dépassant les
V epuiei. , glumes Festucées.
i Épillets déjetés d'un coté . Chloridées. Épis d'épillets. Épillets fouf autour unifor-
f mément Hordées.
Plantes ligneuses Bambusées.
Maydées. — Les Mandées sont caractérisées par le Mais (Zea). Il y a, dans cette Graminée d'origine américaine, une panicule très ramifiée terminale de fleurs mâles et des épis latéraux de fleurs femelles, très serrés, sur lesquels les grains restent juxtaposés au moment de la maturité. Les variétés de cette plante sont très nombreuses ; il y en a qui atteignent des tailles gigantesques : tel est, en particulier, le Mais dent de cheval, cultivé au Pérou, et le Mais de Jala, qui, au voisinage du village de ce nom au Mexique, au pied du volcan Ceboruco, atteint 6 mètres de haut. Comme de juste, cette plante s'est propagée en Europe et sur tout le globe; l'Italie notamment l'utilise en quantité, en vue de la production d'une semoule qui donne la polenta, consommée par toutes les classes.
Le téosinte ou reana, Euchlène mexicain (fig. 1 72), est une plante fourragère importante des pays chauds. Elle est très voisine du Maïs et certains natifs de l'Amérique centrale croient même que c'est la plante mère du Maïs, car cette dernière espèce cultivée n'est pas connue à l'état sauvage. Le téosinte se différencie du Maïs, parce qu'il a plusieurs épis femelles libres grêles, tombant en articles : le Maïs semble donc être un Euchlène avec fasciation de la partie femelle.
Les Larmes de Job ou Coix appartiennent au même groupe que le Maïs, mais l'épi mâle est simple et terminal ; il devient femelle à sa partie inférieure. C'est une plante de l'Asie, de la Nouvelle-Guinée et de la Polynésie, qui est cultivée par certaines tribus de I Inde et de la Birmanie comme plante alimentaire.
Andropogonées. — Ce groupe se distingue du précédent par ses fleurs hermaphrodites, mais s'en approche par la consistance molle et membraneuse de ses glumelles. C'est là que se range la Canne à sucre (Saccharum officinarum,) originaire de l'Asie et de l'archipel de la Sonde. C'est dans la moelle de la
LA CLASSIFICATION BOTANIQUE
Confection des gerbes de Millet.
tige que se trouve cette matière sucrée qui est l'objet maintenant d'une si grande exploitation dans toutes les régions tropicales. La tige a une hauteur de 1 '",50 à 5 mètres et un diamètre de 4 centimètres ; elle présente des articles nettement accusés quand elle est débarrassée de ses feuilles. Elle se termine par une grande panicule soyeuse, blanche, appelée flèche, en forme de pyramide de 30 à 90 centimètres. Les glumes sont entourées de poils persistants.
Une autre Andropogonée très importante est le Sorgho vulgaire, qui se distingue de la Canne à sucre par l'existence de panicules lâches, de 1 5 à 20 centimètres de long, plusieurs fois ramifiés, avec des verticilles de longs rameaux eux-mêmes ramifiés ; les dernières ramifications portent des épillets trijumeaux uniflores. A la maturité, on voit les grains, isolés ou par deux, recouverts par les glumes diversement colorées sur les dernières ramifications de l'inflorescence, constituant ainsi ce que l'on appelle Blé de Cafrerie, gros mil, Millet indien, Doura. Le Sorgho est l'objet d'une très vaste culture dans toutes les contrées tropicales africaines et asiatiques; les graines sont converties en pain ; elles servent à faire de la bouillie, de la semoule, du couscous et une bière appelée pouh.
Panicées. — Le groupe des Panicées se distingue du précédent par ses glumelles, qui sont de consistance cartilagineuse au lieu d'être molles. Dans la sous-tribu des Panicées entrent les Parties et les Paspalum. Dans les premiers, il y a trois glumes, une fleur hermaphrodite et aussi une fleur mâle; il n'y a que deux glumes et une fleur hermaphrodite dans les Paspalum. Le Partie miliacé est surtout connu sous le nom de Millet à grappe. On cultive cette plante dans le sud de l'Europe, dans le nord de l'Asie; les graines peuvent servir à la nourriture de 1 homme; on les emploie aussi à l'alimentation de la volaille. Le Panic Burghu est une plante très importante de la région de Tombouctou. Les grains du Paspalum à longue fleur se mangent au Soudan et en haute Gambie, sous le nom de fonio.
Dans le genre précédent, les épillets n'étaient pas enveloppés ; il y a, au contraire, une enveloppe dans le Pennisete typhoïde sous forme de soies ou d'épines, qui sont des bractées stériles. Le nom vulgaire de cette plante est celui de Petit mil ; ce qui le caractérise, c'est son inflorescence qui est très serrée, en forme d'épi cylindrique : d'où le nom de Mil à chandelle, qu'on lui donne quelquefois, ou de Pénicillaire en épi. Les grains sont utilisés dans l'alimentation.
Oryzées. — La sous-tribu des Oryzées est caractérisée par un hile allongé linéaire, tandis qu'il est punctiforme dans toutes les graines qui viennent d'être énumérées. Ce qui distingue surtout le Riz(Oryza, fig. 173), c'est d'avoir des fleurs à six étamines, au lieu de trois que l'on observe dans presque toutes les Graminées. L'importance de cette plante est considérable ; on a pu direque54 pour 100 des habitants du globe étaient des mangeurs
Porteurs de gerbes de Riz, à Java.
de riz. Sa culture se fait surtout dans les régions tropicales, mais elle peut réussir plus au nord, au Japon, au sud des États-Unis ; elle est également connue dans le midi de l'Europe et il y a dans la vallée du Pô des cultures importantes. Le Riz se trouve à l'état sauvage dans les marais de l'Indochine et de la Chine. C'est en rizières, c'est-à-dire en terrains inondés, que la culture a lieu. Le Riz de montagne, qui est cultivé dans les altitudes élevées et aussi au Japon et en diverses régions où la saison des pluies est longue, est au contraire un type qui est obtenu en terrain sec ; il est particulièrement cultivé par les populations à demi sauvages du haut Tonkin. Une autre variété curieuse à mentionner est le Paddy flottant, cultivé notamment au Siam, en Indochine, dans la province de Chandoc; on l'utilise quand l'inondation atteint 2 mètres et plus de haut. Il pousse avec une grande rapidité au moment de la montée des eaux, de 5 centimètres par jour, et prend ses éléments nutritifs non dans la terre, mais dans l'eau. La hauteur de sa tige peut être de 6 à 8 mètres.
Les feuilles de la Lygée spart, de la région méditerranéenne, servent en sparterie.
Phalaridées, Agrostidées. — Si nous passons maintenant à la tribu des Poacinées, nous rencontrons surtout les plantes vulgaires qui constituent les fourrages ou les herbes de nos prairies. Dans la première sous-tribu, celle des Phalaridées, nous signalerons le Phalaris arondinacé, qui croît dans les lieux humides, et dont les belles et grandes inflorescences servent pour les bouquets perpétuels. Une espèce voisine est le Phalaris des Canaries ou Alpiste, plante annuelle à panicule assez serrée, ovoïde, qui est cultivée dans les jardins pour la nourriture des oiseaux de volière. \J Anthoxanthe ou Flouve odorante est une plante de ce groupe
Panicules d'Agrostide dans un pré.
Arundo ou Canne de Provence.
Lamarckie dorée.
Gynérie ou Herbe des Pampas.
qui doit son nom à la forte odeur de pain d'épice de ses racines et qui se distingue aisément de toutes les Graminées par la présence de deux étamines seulement dans chaque fleur.
Dans les Agrostidées se classent les Agrostides, à panicule très lâche et très légère ; les Phleum ou Fléoles et les Alopecurus ou Vulpins, à panicule contractée et serrée de façon à simuler une sorte d'épi terminal ; les Mibora, etc. Dans les Phleum, les glumes sont séparées ; elles sont au contraire soudées dans les Alopecurus. C'est à ce même groupe qu'appartient le Stipa très tenace ou Alfa, espèce vivace spontanée de la région méditerranéenne, qui couvre en Algérie des surfaces considérables, de 5 à 6 millions d'hectares, constituant ce qu'on appelle la mer d'Alfa, notamment dans la province d'Oran ; on exploite les feuilles de cette plante, qui est arrachée et exportée surtout en Angleterre pour l'industrie du papier. Il y a en Tunisie une surface d'environ 1 500000 hectares qui sont occupés par l'alfa, utilisé pour faire des cordages, des nattes, des paniers. Les Stipa se reconnaissent à l'allongement exagéré que présente l'extrémité plumeuse de la glumelle inférieure.
Une autre Agrostidée est le Lagure ovale, désigné vulgairement sous le nom de « gros minet », dont l'inflorescence a l'aspect d'un épi ovoïde, garni de longs poils mous, blancs, soyeux, et qui est utilisé pour les bouquets secs.
Avenées, Festucées. — Les Aoenées ont de glumes dépassant les glumelles ; les Festucées ont des glumes petites dépassées par les glumelles.
Au premier groupe se rattache I Avoine qui, parmi les Céréales de grande culture répandues partout dans les pays froids, se distingue tout de suite par son inflorescence formant une ample panicule très lâche, se terminant à son extrémité par des épillets légers, très nombreux et ainsi bien nettement séparés les uns des autres. C'est une culture appropriée pour les terrains pauvres et qui résiste mieux à un temps humide que les autres Céréales. A côté des Avoines se trouvent les Houques, molles et laineuses, à gaines poilues, et les Trisètes, qui sont des plantes de prairies.
Le groupe des Festucées est caractérisé par des épillets saillant nettement hors des glumes et formés de fleurs nombreuses, en général. Deux cas peuvent se présenter, suivant que les glumes sont plus petites que les fleurs ou au moins égales. Dans le premier cas rentrent les principales Graminées de prairies. D'abord les Bromes, dont les glumelles sont pourvues à leur extrémité d une arête, ne s'insérant pas au sommet, mais sur le dos et un peu au-dessous de la
grande
pointe. Dans les Brizes et les Dactyles, l'arête de la glumelle fait défaut, mais l'épillet est très différent. Il est comprimé latéralement en forme de cœur chez les premières, et comme ces épillets, assez gros, sont portés sur une panicule lâche et délicate, il en résulte que les fleurs de ces plantes sont toujours en mouvement au moindre souffle de vent : d'où le nom de langue de femme qu'on leur donne parfois. Les Dactyles agglomérés ont des épillets disposés, au contraire, en une masse compacte, mais sont d'ordinaire orientés d'un côté. Dans les trois genres : Poa ou Pâturin, Fétuque et Glycérie, les épillets sont groupés en panicule très lâche, mais ils sont étroits et allongés et non en forme de cceur. Dans les Pâturins, les glumelles sont carénées sur le dos et peu pointues ; dans les Fétuques, les glumelles sont arrondies dorsalement et pointues au sommet; dans les Glycéries, qui vivent souvent au bord des eaux, les glumelles sont aussi arrondies sur le dos ; le sommet n est pas aigu, mais obtus, arrondi. Signalons enfin, comme types voisins les Kœleries ou Fausse Fléole, à épi lâche et à axe de la tige poilu, et la Lamarckie dorée, jolie Graminée de la région méditerranéenne.
Le second type de Festucées comprend des plantes qui ont toutes des glumes plus grandes ou au moins égales aux fleurs. C est dans ce groupe que se place la Gynérie argentée ou Herbe des pampas, Herbe à plumet, qui est très répandue dans les jardins : c'est une plante vivace, qui présente à sa base une touffe de feuilles étroites, très longues, retombant gracieusement au sommet, et c'est au milieu de cette touffe qu'apparaissent de longues hampes de 2 mètres de haut et plus, portant une grande panicule soyeuse argentée, très ornementale ; c'est une plante dioïque, et les pieds mâles sont à plumets plus volumineux et plus légers. Les Arundo sont également de très grandes Graminées; Y Arundo Donax de l'Europe méridionale peut atteindre 4 et 5 mètres de haut : c'est un Roseau utile pour fixer les terrains mouvants dans le Midi ; les tiges sont utilisées pour faire des clôtures, des paniers, des treillages, des abris; c'est également une plante ornementale.
Les Phragmites communs ou Roseaux à balais habitent le bord des cours d'eau. Le Poa d'Ahyssinie ou Tef est une Graminée annuelle, cultivée par les Abyssins et les Gallas, entre 1 700 et 2800 mètres d'altitude, comme céréale, car elle constitue la principale partie de la nourriture de ces populations; elles s'en servent pour fabriquer un pain d'un goût agréable et acidulé.
Cl. I-'. Faideau.
Inflorescences du Lagure ovale.
Chloridées, Hordées. — La soustribu des Chloridées comprend le Cynodon Dactyle ou Chiendent, qui présente plusieurs épis d épillets partant du même point ;
Agropyre à crête.
tables maladies cryptogamiques
La classification des Blés peut être résumée parle tableau ci-dessous:
le rhizome, qui a des renflements, est utilisé en herboristerie. Cette même tribu renferme VÊleusine Coracana, ou Tocusso d Abyssinie, dont les grains sont utilisés par les classes pauvres de l'Inde quand le Riz vient à manquer.
La sous-tribu des Hordées se distingue par l'existence d un épi d'épillets serré, unique, terminant le chaume. C'est ce groupe qui renferme, avec quelques herbes de prairies : YAgropyre rampant ou Chiendent, les céréales les plus importantes, le Blé (fig. 1 74) ou Froment (Triticum), l'Orge (Hordeum), leSeigle {Secale). Les céréales sont sujettes à plusieurs redououille, carie, charbon, piétin.