‹ Les plantesChapitre 57 sur 115 · MS · texte numérisé non relu

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Schiuus faux Poivrier en fruits

Épluchage et triage des oranges.

on le cultive en Orient pour une substance résineuse ou mastic, qui s'écoule d'incisions pratiquées sur son tronc, et qui est un masticatoire employé par les femmes en Grèce et en Turquie. Le Pistachier térébinthe est un arbre assez élevé, à feuilles caduques, et portant de petites drupes rouges, puis brunes. Par les fissures naturelles de son écorce, en été, ou par des incisions nombreuses pratiquées au printemps, s'écoule un liquide résineux, la térébenthine de Chio, qu on utilise en la mélangeant à la térébenthine de Venise, extraite du Mélèze.

Les Manguiers (Mangijera), spontanés dans l'Asie tropicale, ont des feuilles simples; le Manguier de l'Inde ou Mango est cultivé en Asie et dans toute l'Amérique tropicale. C'est un grand et bel arbre à feuilles lancéolées, à fleurs blanc rosé ; son fruit ou mangue est une grosse drupe oblongue, de la couleur d'un abricot, à chair à la fois succulente et filandreuse (Voir PLANCHE EN COULEURS). Des arbres de l'Amérique tropicale, les Anacardiers, présentent une particularité curieuse : leur fruit, sorte de noix en forme de rein, est porté par un énorme pédoncule charnu, jaune ou rouge, de la forme et de la grosseur d'une poire moyenne. On cultive surtout 1 Anacardier occidental, appelé aussi Acajou à pommes, bien qu il n ait rien de commun avec les arbres fournissant le bois d'acajou. Le fruit, ou noix d'acajou, est un akène à péricarpe coriace, creusé d'alvéoles renfermant un suc caustique; la graine est blanche, oléagineuse, comestible ; la masse charnue située au-dessus, ou pomme d'acajou, est juteuse, sucrée, acidulée ; elle se mange fraîche ou en confiture. Le Schinus jaux Poivrier, dit encore Poivrier d'Amérique, est un arbre fort décoratif, avec ses rameaux pendants, toujours garnis de longues feuilles à étroites folioles pennées; en été, il se pare de jolies grappes de fleurs blanches, et durant tout l'hiver de petites drupes globuleuses d'un rose passant au rouge corail. Originaire de l'Amérique centrale, il est naturalisé sur le littoral méditerranéen ; son fruit, sous un noyau dur, renferme une graine d'odeur poivrée.

Les Spondias, ou Monbins, Pruniers mirobolans, sont des arbres fruitiers à feuilles composées pennées, à fleurs polygames petites et nombreuses, dont les pièces sont par quatre et cinq, avec un nombre double pour les étamines; les fruits du Spondias doux, de Tahiti, ou pommes de Cythère, sont les plus estimés.

Les Burséracées diffèrent des Anacardiacées par leurs carpelles biovulés; elles sont surtout remarquables par leurs produits gommo-résineux. Les BosWellia sont de petits arbres du pays des Somalis et de l'Arabie, à feuilles minces caduques comme celles de nos Bouleaux. L'encens véritable

Bois d'Acajou prêt à être expédié (Mexique).

ou oliban (oleum Libani) est fourni par le BosWellia Carteri. La myrrhe est produite par des arbres de la même famille poussant dans les mêmes régions (Commiphora abyssinica et Schimperi). Les Bursera sont américains; ils produisent des oléo-résines odorantes ; le Bursera porte-gomme ou Gommart fournit la gomme chibou ou élémi des Antilles ; plusieurs espèces du Mexique, connues sous les noms de bois de rose femelle, ont un bois parfumé d'où l'on retire par distillation l'essence de linaloé (8. Delpechiana, etc.), qui est de qualité supérieure, richesse de la Guyane.

Simarubacées. — LfAilante glanduleux, improprement nonimé Vernis du Japon, a été introduit en Europe en 1 750. Ses feuilles alternes, composées, sont fort jolies. En juin apparaissent les fleurs, petites et verdâtres, groupées en panicules dressées et d'odeur désagréable. Certains Ailantes ne portent que des fleurs mâles, d'autres que des fleurs femelles ou hermaphrodites ; les pièces en sont disposées par cinq ; il y a dix étamines chez les fleurs mâles et deux ou trois seulement parfois chez les fleurs hermaphrodites; le pistil comprend de deux à cinq carpelles; le fruit, ailé et sec, est formé de cinq samares.

Les Ailantes sont les seules Simarubacées des pays tempérés ; les autres appartiennent aux régions chaudes et tropicales. On trouve dans le bois et dans l'écorce de divers types une matière amère et fébrifuge, la quassine, par exemple dans la Quassia amère et la Picrénie élevée. Les Simaruba de l'Amérique tropicale sont employés comme fébrifuges, toniques et apéritifs. L'/rvingie du Gabon ou Oba, voisin, fournit un fruit jaune, gros comme un œuf de cygne; on retire de sa graine le beurre de 0'dik.a, comestible, rappelant le beurre de cacao.

Méliacées. — Les Méliacées ne diffèrent des Rutacées que par l'absence de ponctuations glanduleuses et de canaux sécréteurs et la soudure des étamines par leurs filets en un tube épais. Ce sont des arbres ou des arbustes des régions chaudes.

Le Métier azedarach ou Margousier, Lilas de l'Inde, Patenôtre, aujourd'hui commun en Provence, est un petit arbre à feuilles composées pennées; il porte des grappes de fleurs violettes à odeur de lilas; le fruit est une drupe jaunâtre, grosse comme une cerise et dont le noyau, à cinq côtes saillantes, sert à faire des chapelets. Plusieurs Méliacées donnent de beaux bois d'ébénisterie. Le Chloroxylon swietina fournit le bois satiné de l'Inde; le Flindersia amboinensis des îles Moluques donne le bois d'Amboine, le plus cher de tous les bois. Uacajou provient du Swietina maho~ gani , grand arbre des Antilles, et de plusieurs arbres voisins d'Amérique et d'Afrique.

Poly^ale commun.

Sapindacées. — De tous les arbres de nos parcs, le Marronnier d'Inde (/Esculus Hippocastanum) est peut-être le plus beau quand, en mai, sur son épais feuillage, se détachent les panicules dressées de ses fleurs blanches. Son profil régulier, la symétrie de ses feuilles opposées, dont le long pétiole se termine par cinq à sept folioles gracieusement incurvées, la beauté de ses inflorescences et leur disposition à l'extrémité des rameaux, tout contribue à lui donner un aspect robuste et majestueux. Le nom qu'il porte est usurpé; l'Inde n'est pas sa patrie; il est originaire de la région montagneuse de la Thessalie et de l'Êpire, donc européen.

Chaque fleur présente un calice, une corolle à cinq pétales inégaux, blancs avec taches pourprées, sept étamines à filets arqués, insérés à l'intérieur d'un disque annulaire. L'ovaire est libre, à trois loges biovulées. Le fruit est une capsule verte à péricarpe coriace épineux ; elle renferme de une à trois grosses graines ou marrons d'Inde, au tégument luisant, de couleur acajou. Les Paoia, plantes ligneuses de l'Amérique du Nord, sont des Marronniers pourvus d'étamines à filets dressés, et non arqués, et de fruits non épineux.

Dans les Savonniers (Sapindus) des régions tropicales, les feuilles sont alternes, ordinairement composées ; les fleurs régulières, en grappes, avec quatre à cinq sépales, autant de pétales, huit à dix étamines et un ovaire à trois loges devenant trois drupes. Le Savonnier saponaire, des Antilles, porte des fruits semblables à de grosses cerises amères; sa racine et ses fruits surtout sont imprégnés de saponine ; on écrase les fruits et on fait bouillir la pulpe pour le dégraissage des étoffes.

Les Li-tchi (Nephelium), petits arbres fruitiers de l'Inde et de la Chine, cultivés aujourd'hui dans toutes les régions chaudes, ont des feuilles alternes composées paripennées, des fleurs petites, régulières, sans corolle, à deux carpelles dont un seul se développe pour donner un fruit gros comme une prune; il renferme une seule graine, de la grosseur d'une fève, entourée par un arille comestible, charnu et très épais, de saveur délicieuse (Voir PLANCHE EN COULEURS). Marronnier d'Inde, Savonnier et Li-tchi ont été groupés dans la grande famille des Sapindacées, caractérisée par la présence constante d'un disque floral arrondi. Les fleurs, régulières ou irrégulières, en grappes, ont un calice et une corolle à cinq pièces ou quatre parfois, dix étamines en deux verticilles alternes et dont le nombre peut se réduire par avortement, enfin un ovaire libre ordinairement à trois carpelles ; le fruit est variable. Les Sapindacées se relient surtout aux Ànacardiacées ; elles en diffèrent par l'absence de canaux sécréteurs, leurs fleurs souvent irrégulières et la position du disque fréquemment situé en dehors des étamines. On les divise en trois tribus :

3 carpelles à I ovule;

fleurs régulières . . . Sapindées.

3 carpelles à 2 ovules;

fleurs irrégulières. . /Escvlées.

2 carpelles ; fleurs régulières, feuil. opposées. Acérinées.

Fleurs régulières ; feuilles opposées Staphylccs

La tribu des Sapindées comprend les Savonniers et les Li-tchi ; celle des /Esculées, dont on fait parfois la petite famille des Hippocastanées, comprend le Marronnier, les Pavia. Ajoutons quelques lianes, comme les Serjania et les Paullinia, qui sont des plantes vénéneuses des forêts d'Amérique.

Dans la tribu des Acérinées se rangent les Érables (Acer) de nos forêts. Ces arbres ont des feuilles caduques, opposées, simples et lobées; les fleurs, apparaissant avant les feuilles, sont verdâtres, régulières, polygames, en grappes ou en corymbes; l'ovaire, à deux loges, se transforme en une samare double (p. 43). Deux de nos espèces indigènes, X Érable sycomore et Y Érable Platane ou Plane, sont de beaux arbres donnant un couvert très épais.

Graines

sans albumen.

Graines

à albumen.

LA CLASSIFICATION BOTANIQUE

De ï Érable de Montpellier et de V Érable champêtre, on fait des haies vives; V Érable à sucre et V Érable rouge, de l'Amérique du Nord, sont exploités pour le sucre que fournit leur sève. Le bois des Érables, dense et veiné, est recherché par les ébénistes et les tourneurs.

Les Négondo se distinguent des Érables proprement dits par leurs fleurs dioïques apétales et leurs feuilles composées pennées.

Les Staphyliers sont des arbustes des régions tempérées ; ils ont des feuilles composées pennées ; on les utilise pour orner les jardins ; le Staphylier penné ou Faux Pistachier est le plus répandu ; sa graine donne une huile douce comestible.

Polygalées. — Les Polygalées se relient aux Sapindacées à fleurs irrégulières, dont elles diffèrent surtout par leurs feuilles simples. Ce sont des plantes à feuilles alternes, à fleurs irrégulières; le calice est à deux ailes colorées, la corolle à trois pétales, avec huit étamines : deux (sur dix) avortent habituellement; il n'y a que deux carpelles; le fruit est une capsule. Les Polygales de nos pays sont de charmantes petites herbes des prairies, à fleurs bleues, blanches ou roses. Le Polygala Senega (Snake root) est employé en médecine comme expectorant et stimulant.

LES RHAMNACÉES

Dans tous bois humides de l'Europe tempérée, jusqu'en Laponie, on rencontre abondamment le Nerprun bourdaine (Rhamnus Frangula). C'est un arbrisseau de 3 à 5 mètres, à tiges rameuses, flexibles et sans épines, à feuilles simples et alternes, caduques, ovales ; ses fleurs, petites et verdâtres, forment des groupes peu compacts à l'aisselle des feuilles. Leur calice est à cinq sépales, la corolle à cinq pétales, l'androcée à cinq étamines opposées aux pétales et soudées par leur base, ainsi que ces derniers, avec le tube du calice ; l'ovaire globuleux renferme trois loges et le fruit, petite drupe d'abord rougeâtre, puis noire, contient d'ordinaire une graine enfermée dans un noyau. Le Nerprun purgatif (R. cathartica) est épineux, à feuilles denticulées; ses fleurs jaunâtres sont souvent polygames; son fruit est vert, puis noir, à quatre noyaux. L'écorce et les fruits des Nerpruns sont des purgatifs très actifs ; le suc violet de leurs fruits verdit par les bases, et cette couleur verte, enfermée habituellement dans des vessies de porc (vert-de-vessie) est employée, après addition d'alun, par les peintres. Le vert de Chine est une sorte de laque obtenue avec l'écorce et le fruit de Nerpruns d'Extrême-Orient (R. chlorophorus et R. utilis). Le bois de Bourdaine fournit un charbon léger pour la fabrication de la poudre de chasse.

Les Rhamnacées se distinguent des Géraniacées et des Rutacées par leur unique verticille d'étamines.

Les Paliures sont de petits arbrisseaux aux stipules transformées en deux fortes épines; le Paliure épineux ou Argalou du midi de la France aurait, d'après la tradition, fourni les éléments de la couronne d'épines : d'où son nom vulgaire d'Épine du Christ; on le nomme encore Arbre au chapeau, Porte-chapeau, à cause de l'aspect de ses fruits secs et plats, pourvus d'un large rebord membraneux (p. 44). Le Jujubier commun (Zizyphus Jujuba)de Syrie est cultivé depuis longtemps en Provence comme arbre fruitier. Le fruit ou jujube est une drupe rougeâtre ; la pulpe en est sucrée et pectorale, un peu fade. UHovénia doux est une Rhamnacée arborescente du Japon; ses fruits sont de la grosseur d'un pois; à la maturité, ils restent secs, mais leur pédoncule ramifié devient charnu et succulent, comme chez l'Anacardier. Les Céanothes sont appréciés dans les jardins.

Ampélidées. — La Vigne oinifère ( Vitis oinifera) est un arbrisseau dont la tige noueuse, tortueuse, porte des rameaux flexibles ou sarments, munis de vrilles {fig. 241). Les feuilles, alternes, sont à nervation palmée, et présentent cinq lobes aigus et dentés ; dans certaines variétés, elles sont très

Vigne, dite de la Mission, à Montecito (Californie).

découpées. Les vrilles, bien qu'opposées aux feuilles et non situées à leur aisselle, proviennent de rameaux transformés. En mai apparaissent des grappes composées de petites fleurs verdâtres, odorantes. La fleur se compose d'un calice cupuliforme à cinq dents, d'une corolle à cinq pétales soudés par le haut en un capuchon se fendant en bas, et que les cinq étamines et le pistil, par leur croissance, soulèvent et font tomber comme un bonnet ; les étamines sont opposées aux pétales ; l'ovaire libre, ovoïde, à deux loges biovulées, est inséré sur un disque annulaire et surmonté d'un court style, avec stigmate bilobé ; le fruit ou raisin est une baie à jus sucré, ovoïde ou globuleuse, de couleur variable, contenant de un à quatre pépins. On voit combien les Ampélidées ou Vitées se rapprochent des Rhamnacées; elles en diffèrent surtout par leurs vrilles et l'absence de soudure entre les trois verticilles floraux externes. La Vigne atteint parfois des proportions considérables. En Amérique, certaines vieilles Vignes, de la variété dite de la Mission, ont un cep plus gros que le corps d'un homme.

Notre unique espèce européenne, la Vigne oinifère, est cultivée dans presque toute la France et dans beaucoup de contrées du globe ; aux États-Unis, on trouve, de plus, quelques espèces indigènes : Vitis œstioalis, V. riparia, V. rupestris.

Les Ampélopsis, dont le plus connu est \' Ampélopsis à cinq feuilles (folioles) ou Vigne vierge, ne se distinguent des Vignes que par leurs pétales libres et non soudés en un capuchon. Leurs vrilles, à la fois enroulables ou adhésives, au moins dans certaines espèces {A. muralis), se dirigent toujours vers les parties les moins éclairées du support, s y collent par un suc résineux. La Vigne vierge, originaire des États-Unis, est une plante grimpante dont les feuilles très décoratives se relèvent à l'automne de tons rouges fort remarquables. Les Cissus voisins ont les parties de la fleur par quatre, au lieu de cinq.

Célastracées. — Le Fusain d'Europe (Eoonymus), arbuste de nos forêts, a des feuilles caduques opposées, lancéolées. Ses petites fleurs régulières, d'un jaune verdâtre, ont les pièces par quatre ou cinq ; les étamines, insérées, ainsi que la corolle, sur le bord d'un disque annulaire épais, alternent avec les pétales ; l'ovaire, uni à sa base avec le disque, est formé de quatre (trois, cinq) carpelles à loges biovulées, et devient une capsule à quatre angles saillants à forme de bonnet de prêtre. Son enveloppe rose, entrouverte à la maturité, laisse voir les graines, entourées d'un arille charnu rouge orangé.

Le Fusain est le type de la famille; comme les Rhamnacées, les Célastracées n'ont qu'une seule rangée d'étamines, qui alternent avec les pétales. En dehors des Fusains, citons le Célastre grimpant (Bourreau des arbres) du Canada, vigoureuse liane qui enlace les arbres et les fait périr, et le Catha comestible ou Khâi, arbrisseau d'Arabie et d'Abyssinie, qui jouit de propriétés analogues à celles du café.

Fig. 241.

Rameau fleuri de Vigne.

a, Bouton s'entr'ouvrant ; b, Fleur

ouverte ; c, Coupe de la fleur.

Glycine dans un jardin de Tabata (Japon).

LES LEGUMINEUSES

Les Légumineuses forment une des plus vastes familles de la classification botanique ; on y range 430 genres, avec plus de 7 000 espèces répandues par tout le globe, et dont beaucoup sont utiles à l'homme. Ce sont des plantes de ports très divers ; certaines sont de grands arbres, d'autres des arbrisseaux ou des herbes. Les Légumineuses, bien que formant une famille très naturelle, n ont entre elles qu'un petit nombre de caractères communs : feuilles alternes, ordinairement composées et munies de stipules, fleurs généralement du type cinq, avec dix étamines en deux verticilles, pistil formé d un seul carpelle clos se transformant en une gousse ou légume : d'où le nom de la famille. Ce fruit sec, à une seule loge, s'ouvre ordinairement par deux valves dont chacune porte un rang de graines.

Cet immense groupe a été divisé en trois sous-familles : 1° les Papilionacées, à fleurs irrégulières dont le calice est gamosépale ; dans le bouton, le pétale supérieur est externe, les étamines sont ordinairement soudées en un seul groupe (monadelphes), ou en deux (diadelphes), une étamine étant séparée des neuf autres ; l'embryon est courbé; 2° les Césalpiniées, à fleurs irrégulières dont le calice est à peine soudé à la

base; dans le bouton, le pé- — .,

taie supérieur est interne, les étamines sont ordinairement libres, l'embryon est droit; 3° enfin, les Mimosées, à fleurs régulières, dont les pétales libres sont soudés à la base; les étamines sont libres, l'embryon est droit.

Les Légumineuses ont des affinités assez complexes ; elles se rapprochent des Rosacées, de la tribu des Prunées; par les Mimosées, elles se relient aux Géraniacées et aux Anacardiacées ; les types à fleurs irrégulières rappellent aussi les Polygalées.

Papilionacées. — Les

Papilionacées doivent leur nom à la forme de leurs fleurs qui évoquent, avec plus ou Ajonc fleuri.

moins de ressemblance, un papillon aux ailes étendues. C'est la section la plus nombreuse : 300 genres, avec près de 5 000 espèces; c'est aussi la plus importante par ses applications et, enfin, la seule qui soit bien représentée en France.

Pour en connaître les caractères, nous examinerons V Ajonc d'Europe (Ulex europaus). C'est un arbrisseau des terres stériles, très commun dans les landes bretonnes, que, de janvier en avril, il pare de ses fleurs d'or. De haut en bas, il est couvert d'épines, dont les unes sont des rameaux fortement vulnérants, les autres des feuilles réduites à leur pétiole. Les fleurs, abondantes et grandes, sont par une ou deux à l'aisselle des feuilles ; le calice jaunâtre très velu est divisé en deux parties séparées jusqu'à la base; la corolle est à cinq pétales libres, inégaux : l'un dressé, supérieur, l'étendard (fig. 242), recouvre en partie deux pétales latéraux symétriques, ou ailes, qui, eux-mêmes, cachent les deux pétales inférieurs soudés formant la carène. Viennent ensuite dix étamines soudées par leurs filets en un seul groupe formant un tube fermé qui entoure l'ovaire libre. Celui-ci se transforme en une gousse courte, renflée, velue, renfermant peu de graines.

On divise les Papilionacées en neuf tribus principales :

[ I à 3 s Monadelphes ....... Genistées.

ç ■ y folioles. ) Diadelphes Lotées.

à 2 valves. \ ( f*as ^e stipelles; diadel-

! Plus de 1 phes ordinairement . . . Astragalécs.

Étamines.' ' 3 folioles. ) (Diadelphes.. Viciées.

soudées. ] V btipelles. j . , , , , D, , ,,

J r ( JVlonadelpnes. rhaseolees.

[ r . . ,, • i,i- iHédysarées.

\ rruit articule ou indéhiscent . . . . J „ .. ,

f Ualbergiees.

Étamines \ Arbres Sophorées.

libres. / Herbes Podalyriées

Genistées. — Aux Genistées appartient l'Ajonc, avec les Genêts, les Cytises et les Lupins.

Sous le nom de Genêt, on réunit des plantes appartenant à

plusieurs genres voisins. Ce sont

ys ~^ /^V^X ^es arbrisseaux épineux ou iner-

//^\\ / I ■-***«| mes, à petites feuilles simples ou

yf^W jÉ^ trifoliées, à grandes fleurs ordi-

I k(0I3) 1 A /Ç\ nairement jaunes et dont la ca-

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Fig. 242. — Fleur du Pois. filasse résistante propre à faire

A, Diagramme ; B, Pétales séparés des cordes et des toiles gros-

Vieux Robinier, au Muséum.

EpMt Baguenaudier en fruits.

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Wistaria ou Glycine.

sières. Les principales espèces sont le Genêt des teinturiers ou Genestrolle (Genista tinctoria), à feuilles simples; le Sarothamne ou Genêt à balai, à feuilles inférieures trifoliées; le Spartier à branches de jonc ou Genêt d'Espagne.

Le Cytise faux ébénier ou Aubour, dit aussi Acacia jaune, est un petit arbre aux rameaux grêles et aux feuilles trifoliées portées par un long pétiole ; ses fleurs, d'un jaune clair, pendent en longues grappes. Les Lupins, herbes à feuilles entières ou digitées, portent des fleurs de couleurs variables, réunies en grappes dressées. On en compte une centaine d'espèces originaires de l'Amérique du Sud. Beaucoup ont un port élégant, un feuillage superbe et des fleurs grandes, qui en font des plantes de jardin; d autres espèces sont cultivées comme fourrage.

Lotées. — Chez les Lotées, l'étamine supérieure est libre. Le Lotier corniculé est une petite herbe, à fleurs jaunes, groupées par quatre à huit au sommet d'un long pédicule, donnant des gousses allongées, dont la disposition rappelle les doigts d'une patte d'oiseau. La Trigonelle fenugrec est cultivée sur les rives méditerranéennes comme fourragère et médicinale.

Les Trèfles et les Luzernes sont, avec le Sainfoin, les Lotées les plus importantes ; elles constituent les prairies artificielles. Les Trèfles, ainsi que l'indique l'étymologie (très, trois; folium, feuille), ont des feuilles à trois folioles. Les fleurs, petites, purpurines, rouges, blanches ou jaunes, sont groupées en épis ou en grappes, souvent presques globuleuses; les pétales en sont soudés en tube à la base; leur corolle est persistante. La gousse, petite et indéhiscente, à une ou quatre semences, est incluse dans le calice et la corolle qui s'accroissent et deviennent membraneux après la floraison. Les Luzernes (Medicago) s'en distinguent par leur corolle non persistante et par leur curieuse gousse indéhiscente, monosperme, souvent contournée en une hélice (fig. 243), parfois garnie d'épines ou de tubercules. Le Mélilot officinal a des feuilles trifoliées ; ses fleurs jaunes, à corolle non persistante, possèdent une agréable odeur, qui s'accentue par la dessiccation ; elle est due à la coumarine.

Astragalées. — Les Aslragalées comprennent des plantes dont les feuilles composées pennées portent ordinairement plus de trois folioles.

Le Robinier faux Acacia, plus connu sous le nom inexact d'Acacia, est originaire de l'Amérique du Nord. Ses fleurs blanches, en grappes pendantes, égaient et parfument, au début de l'été, les parcs, les jardins et les routes. Tous les Robiniers européens sont les descendants de celui qui fut planté par Vespasien Robin en 1636, et qui existe encore au Jardin des Plantes. C'est le doyen de ces arbres. Le Robinier peut atteindre 25 mètres de haut; ses feuilles, composées de onze à vingt-trois folioles pennées, portent à leur base des stipules transformées en épines très fortes, surtout quand l'arbre est jeune. Le bois du Robinier est dur, pesant, propre au chauffage et recherché par les ébénistes ; ses fleurs sont comestibles : beaucoup de personnes apprécient fort les beignets d'acacia.

Le Baguenaudier commun ou Arbre aux vessies (Colutea ar-

borescens) est un arbrisseau à fleurs d'un jaune foncé, donnant à la maturité de grosses gousses à parois translucides, renflées, vésiculeuses, qui éclatent avec bruit quand on les presse entre les doigts.

Les Indigotiers sont des herbes ou des arbrisseaux répartis dans les régions chaudes. On en retire l'indigo, bslle matière colorante.

La Réglisse glabre (Glycyrrhiza), de la région méditerranéenne, de l'Asie Mineure et de la Perse, atteint presque la taille d'un homme et porte des feuilles composées de neuf à quinze folioles allongées et des fleurs bleuâtres ou violacées en grappes axillaires. La tige souterraine ou bois de réglisse est très développée et chargée d'un principe sucré, la glycyrrhizine. Les Astragales forment un genre très nombreux. Ses caractères essentiels sont des feuilles à folioles imparipennées et surtout le fruit séparé en deux loges par une fausse cloison longitudinale (fig. 244, a). Quelques espèces, habitent la France, mais beaucoup sont des plantes épineuses adaptées aux climats chauds et secs, et abondantes dans tout l'Orient; elles fournissent la gomme adragante.

Viciées. — Les Viciées fournissent à l'homme des graines alimentaires importantes : la lentille, le pois, la fève, le pois chiche. Tandis que la plupart des Lotées ont des feuilles à nombre impair de folioles dépourvues de stipelles, petites stipules accompagnant les folioles, les feuilles des Viciées en ont, avec un nombre pair de folioles, la dernière étant transformée en un simple filet, comme chez la Fève ou le Chiche, ou en un système de vrilles qui rendent la plante grimpante, tels les Vesces, Gesses et Pois.

Les Vesces ( Vicia) sont communes dans les champs; la Vesce cultivée est une herbe annuelle à fleurs isolées ou groupées par deux. On l'utilise comme fourrage; ses graines sont données aux bestiaux et aux volailles.

La Lentille comestible ( Vicia Lens) est cultivée depuis la plus haute antiquité, comme en témoigne l'histoire d'Esaù. C'est une herbe annuelle dont les feuilles sont toutes terminées par une vrille. Aux fleurs, petites et blanches, succèdent de courtes gousses bosselées, pendantes, renfermant deux graines qui constituent un aliment végétal de premier ordre.

La Fève (Faba) est universellement connue; ses feuilles, à une ou deux paires de folioles, terminent leur pétiole par une pointe effilée ; les fleurs, blanches avec une tache noire sur chaque aile, donnent de grosses gousses renfermant des graines volumineuses. Cette plante, inconnue à l'état sauvage, est cultivée depuis les temps préhistoriques.

Les Gesses (Lathyrus), grimpantes pour la plupart, ont des feuilles paripennées, pourvues à leur base de larges stipules et transformant au sommet leurs folioles en vrilles ; leurs fleurs, solitaires ou en grappes, sont souvent grandes et de couleurs vives. On rencontre en France une vingtaine d'espèces sauvages. L'une des plus curieuses est la Gesse aphaca des moissons; sa feuille, réduite à

Fig. 243.

Gousse

contournée

de Luzerne.

Fig,. 244.

Gousses.

a, d'Astragale,

coupée

transversalement

b, Articulée,

d'un Sainfoin

exotique.

l'état de vrille, porte à sa base deux grandes stipules, qu'on prendrait volontiers pour deux feuilles simples opposées. Plusieurs Gesses font l'objet d'une culture comme fourrage, notamment la Gesse cultivée et la Gesse chiche ou Jarosse, Gérousse. La Gesse odorante ou Pois de senteur est cultivée dans tous les jardins pour ses jolies fleurs, qui garnissent agréablement les berceaux, les tonnelles (Voir PLANCHE EN COULEURS).

Les Chiches sont aussi des plantes d'Asie et de la région méditerranéenne. On connaît surtout en France le Chiche de bélier (Cicer arietinum), dit Pois chiche, plante annuelle à feuilles imparipennéeset, par suite, dépourvues de vrilles et non grimpantes. Ses fleurs blanches isolées donnent des gousses renflées et courtes, renfermant chacune deux graines très riches en principes nutritifs, mais de digestion un peu pénible.

Le Pois cultivé (Pisurn sativum) est une plante annuelle qui, comme la Fève, la Lentille et le Chiche, nous vient des pays d'Orient. Les feuilles comprennent deux ou trois paires de folioles et des vrilles ; ses fleurs sont entièrement blanches ou partiellement violacées. Une espèce voisine, le

Pois des champs ou Bisaille, Pois de pigeon, croît spontanément dans les moissons (Europe méridionale) ; on la cultive parfois comme plante fourragère. Signalons enfin VAbrus precatorius ou Liane réglisse, qui croît dans l'Inde; sa pousse allongée renferme quatre à cinq jolies graines sphériques d'un rouge brillant, avec une petite tache noire; la racine a la propriété de la réglisse, mais atténuée.

Phaséolées. — La tribu des Phaséolées, dont le Haricot est le type, comprend surtout des herbes grimpantes à feuilles .trifoliées, munies de stipelles; les fleurs sont isolées, géminées ou en grappes; les étamines en un groupe et la gousse à une loge déhiscente ; la carène est contournée.

Le Haricot commun (Phaseolus vulgaris) a des tiges volubiles, des fleurs en courtes grappes; la couleur des graines varie avec les races. Notre Haricot est inconnu à l'état sauvage; son origine a été longtemps discutée; on sait aujourd'hui qu'il est de provenance américaine; les Haricots utilisés jadis dans l'Ancien Monde étaient les graines de Doliques, plantes très voisines, cultivées dans les pays chauds. Le Haricot de Lima (lunatus) a donné lieu parfois à des empoisonnements chez les bestiaux et aussi chez les hommes, ce qui tient à la présence de doses variables d'acide cyanhydrique; le Haricot d'Espagne ou multiflore est une espèce ornementale originaire de l'Amérique du Sud.

Le Soja hispide (fig. 245), ou Soya, Pois chinois, est une des espèces les plus utiles d'Extrême-Orient. Annuelle, dressée, velue, rameuse, haute d'un mètre, à fleurs verdâtres ou lilacées, cette plante forme des gousses contenant deux ou trois graines, arrondies comme celles du Pois, et jaunes dans la variété usuelle. Ces graines constituent un aliment des plus précieux ; assez pauvres en amidon, elles renferment une forte proportion d'huile et surtout de léguminè, matière azotée qui est une sorte de caséine végétale. Les Japonais utilisent le Soja comme légume; ils en obtiennent des gâteaux blancs en écrasant les graines cuites et salées, mélangées avec du riz, et en les faisant fermenter pendant un mois; ils en retirent aussi de l'huile. Le haricot de Soja sert surtout à la fabrication d'un condiment, le sho-you.

En filtrant à travers un linge la pâte formée par les graines ramollies dans l'eau et écrasées, on obtient un lait végétal employé par les Chinois à l'exclusion du lait de vache; on le conserve en boîtes comme le lait condensé. Ce liquide, légèrement salé, puis chauffé, se caille et donne un fromage. Des essais ont été

tentés en France, pour acclimater Fig. 245. — Soya.

cette Légumineuse à tout faire. a, Fleur: 6, Fruit.

Gainier ou Arbre de Judée.

Un autre type, le Soya bean ou Fève de Mandchourie, beaucoup plus rustique, prospère fort bien' sous nos climats. Ses graines ont l'aspect de haricots nains blancs; avec leur farine, additionnée de beurre et d'eau, on fait pour les diabétiques un pain dix fois plus pauvre en amidon que le pair, de froment.

Le Voandzeia souterrain ou Haricotpistache, de l'Afrique tropicale, est voisin /des Sojas et sa culture est très répandue ; comme l'Arachide, cette plante enterre sa gousse à une seule graine, qui mûrit dans le sol et a la saveur de la châtaigne. La Wistaria de Chine, connue sous le nom impropre de Glycine, est une superbe liane à rameaux volubiles. En avril, ses branches, encore dénudées, se couvrent d'admirables grappes pendantes de grandes fleurs odorantes, aux corolles d'un lilas pâle. La Glycine est le tsuji des Japonais; c'est une de leurs plantes favorites : ils la cultivent en vase, sous forme d'arbre nain ; dans leurs jardins, des sujets de grandes dimensions sont étalés sur des charpentes en bambou formant des berceaux ou sur des pergolas établies au bord d'un étang ; au moment de la floraison, une profusion de grappes, atteignant parfois jusqu'à 1 mètre de longueur, pendent du toit et se réfléchissent dans le calme miroir de l'eau : c'est une véritable féerie.

Les Mucuna ou Pois pouilleux, Lianes à gratter, sont des plantes grimpantes des régions chaudes; leurs gousses sont couvertes de poils dont le simple contact avec la peau produit de vives démangeaisons. \J Apios tubéreux de l'Amérique du Nord est une jolie plante ornementale.

Signalons encore V Êrythrine coraildes Antilles (Voir PLANCHE EN COULEURS), arbre fournissant un bois très résistant aux agents de destruction, le bois immortel des ébénistes; de ses graines luisantes, rouges avec tache noire, on fait des colliers, des bracelets. La Physostigma vénéneuse ou Fève de Calabar, de Guinée, est volubile; sa tige atteint 16 mètres et plus de longueur; ses gousses brunes, longues de 20 centimètres, renferment deux à trois grosses graines de couleur chocolat et qui sont fort toxiques, à cause de la présence d'un alcaloïde, Yésérine, qui paralyse les muscles à la façon du curare.

Le Cajanus indien ou Ambrevade, Pois d'Angole, n'a plus les étamines toutes soudées. On le rattache cependant aux Phaséolées. C'est un arbrisseau de 2 à 3 mètres, cultivé dans les pays chauds pour la nourriture des indigènes.

Hédysarées, Dalbergiées. — La tribu des Hédysarées comprend des plantes dont la gousse est ordinairement divisée, par des cloisons transversales, en articles à une seule graine qui se détachent isolément à la maturité (fig. 244, 6). Ce groupe est représenté en France par plusieurs herbes des prairies : les Coronilles, les Ornithopes, etc. Chez les Ornithopes, la disposition des gousses articulées rappelle les doigts d'un pied d'oiseau ; les Hippocrepis doivent

leur nom vulgaire de fera cheval à la forme des échancrures qui découpent leur fruit ; celui des Scorpiures, contourné et velu , rappelle une chenille.

Le Sainfoin cultivé (Onobrychis) ou Esparcette est une jolie plante vivace à feuilles composées imparipennées et dont les fleurs roses, en épis dressés, très visitées par les abeilles, fournissent un miel de qualité supérieure. Le Sainfoin est, comme l'indique son nom, un excellent fourrage.

La Desmodie oscillante du Bengale est remarquable par les mouvements, déjà signalés (p. 53), de ses feuilles à trois folioles inégales.

La tige du Sola de l'Inde (/Eschynomena paludosa), arbuste de 2 à 3 mètres, commun au bord des eaux, est formée d'un tissu léger

Fig. 246. — Sophora.

a, Fruit.

ROSACEES, LEGUMINEUSES, CR ASSULACEES, ETC.

Cactées: 1. Échinopsis de Rholand (hybride). - 2. Épiphyllum tronqué. - 3. Opuntia. — Saxifragées : 4. Hortensia. S. Saxifrage de Sibérie. - Crassulacées: 6. Echeveria. 7. Crassula écarlate (Rochea coccinea). — Rosacées : 8. Rose Maréchal Niel. 9. Rose Général Mac-Arthur. — 10. Rose Duchesse d'Albany.- 1 1. Rose multiflore Hyavatha. — 12. Rose Prince de Bulgarie.— 13. Rose Madame Hériot.- 14. Rose Paul Neyron.— 15. Amandier double. — 16. Kerria. 17. Benoîte du Chili. 18. Aubépine rose. — Légumineuses : 19 Coronille. - 20. Gesse odorante. — 21. Sainfoin d'Espagne. — 22. Cytise. — 23. Erythrine.

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