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étarnine

Fig. 252. — Fraisier.

A, Coupe de la fleur ; B, Coupe d'une fraise.

--sépale

étamine

Fig. 253. — Eglantier A. Coupe de la fleur j B, Coupe du faux fruit

remontants, c'est-à-dire ne fleurissant que pendant une courte période (Banks, Pompon, Toujours vert, Cent-feuilles, Multiflores, etc.) et les remontants ou perpétuels, qui donnent des fleurs pendant toute la végétation (Thé, Bourbon, Noisette, Bengale, etc.). Voir rassemblées dans un jardin toutes les variétés de Rosiers, lequel de nous n'a fait ce rêve? Il existe, cependant, le paradis des roses; il est près de Paris, touchant à Bourg-la-Reine : c'est la Roseraie de l'Hay. Par une belle journée de juin, quel enchantement pour le visiteur qui en franchit pour la première fois la porte! Il vit dans une atmosphère de parfums; il a sous les yeux un décor de féerie qui se transforme au détour de chaque allée.

Potériées. — La tribu des Potériées est caractérisée par le petit nombre des carpelles et la consistance sèche du tube réceptaculaire. L Aigremoine eupatoire, commune au bord des chemins, porte des feuilles alternes, à nombreuses folioles, des fleurs régulières en longue grappe, comprenant cinq sépales verts, cinq pétales jaunes, huit à douze ou vingt étamines insérées au pourtour d'un tube réceptaculaire très étroit, lequel abrite deux carpelles, qui, plus tard, deviendront deux akènes entourés par le tube devenu sec. La Pimprenelle commune (Poterium Sanguisorba) a de petites fleurs groupées en une tête globuleuse : celles du sommet, femelles à deux petits stigmates rouges dressés; celles du pourtour, mâles ou parfois hermaphrodites avec des étamines pendantes. Le Coussotier d'Abyssinie ou Brayère anthelminthique (Hagenia) est un grand arbre à feuilles persistantes rappelant celles du Sorbier; ses

fleurs, petites et nombreuses, constituent le cousso employé contre les vers intestinaux.

Pomées. — Nos forêts renferment plusieurs Rosacées ligneuses se distinguant par quelques caractères importants des formes qui précèdent : ce sont les Pommiers, Poiriers, Sorbiers, Néfliers, Aubépines, formant la tribu des Pomées à laquelle appartiennent nos arbres fruitiers à pépins.

Cueillons au printemps un corymbe des jolies fleurs rosées du Pommier; nous y retrouvons la symétrie de forme et de disposition observée jusqu'ici ; mais, pour la première fois dans la famille des Rosacées, nous remarquons que l'ovaire est adhérent : les cinq carpelles inclus dans l'intérieur du godet réceptaculaire se sont soudés à sa paroi et forment corps avec lui; seuls cinq styles,. soudés, terminés par cinq stigmates, apparaissent au centre de la fleur.

A la roseraie de l'Hay.

Si nous coupons celle-ci suivant son axe, nous voyons, à l'aide d'une loupe, que les cinq styles nous conduisent en bas à cinq loges, dont chacune renferme deux ovules. Après la fécondation, l'ovaire et le réceptacle qui l'entoure se développent énormément, deviennent charnus et constituent la pomme dont la structure a déjà été étudiée (p. 42). Le Pommier commun (Malus commuais) se ren-

UAubépine ou Épine blanche (Cralœgus oxyacantha) offre en mai une floraison superbe : ses fleurs embaumées, groupées en corymbes, dissimulent son feuillage d'un vert tendre et son armure de rameaux épineux. A l'automne, ses branches sont chargées de cenelles, petits fruits rouges qui, au milieu d'une pulpe insipide, renferment de un à trois pépins, entourés de forts noyaux.

Le marché aux pommes, à Paris.

Branche, avec fruits, du Cotonéaster à petites feuilles.

contre à l'état sauvage dans nos forêts. C'est un arbre atteignant 10 à 12 mètres de haut; ses rameaux stériles sont épineux; ses styles sont soudés ; ses fruits sont petits, immangeables ; sa culture a permis d'obtenir un nombre considérable de variétés.

Le Poirier commun (Pirus), épineux à l'état sauvage, inerme dans les cultures, atteint jusqu'à 1 5 mètres ; ses fleurs, aux blancs pétales bordés de rose extérieurement, sont groupées en corymbes ; ses styles sont libres; ses feuilles, alternes et oblongues comme celles du Pommier, sont plus longuement pétiolées. La poire diffère de la pomme par sa forme allongée, presque conique, mais même, lorsqu'elle est sphérique, la distinction est facile : la pomme est toujours ombiliquée au point d'attache de son pédoncule ; la poire ne présente jamais cette particularité (fig. 69).

Le Cognassier commun (Cydonia), petit arbre de 4 à 8 mètres, a des fleurs, grandes, solitaires, blanches ou rosées, apparaissant en mai, après les feuilles; le fruit, ou coing, très gros, parfumé, duveteux et d une belle couleur jaune, a la même structure que la poire, mais chacune de ses loges renferme plus de deux pépins ; il est acerbe, astringent et n'est mangeable que cuit. On cultive en France une variété, dite mâle, à fruit rond (coing-pomme) et une autre, dite femelle, à fruit allongé (coing-poire).

Alisiers et Sorbiers sont des arbres très voisins dont les petits fruits n'ont ordinairement que trois carpelles. L Alisier (Sorbus latijolia) est un arbre de 10 à 15 mètres de haut; on le cultive pour ses fruits rouge orange ou alises, de la grosseur d une petite cerise, que l'on mange blets comme les nèfles. L.' Alisier allouchier (S. nivea) a des fruits rouges, acides, comestibles aussi après blettissement. Les Alisiers ont des feuilles simples, plus ou moins lobées et découpées; chez les Sorbiers elles sont composées; les fruits sont petits, rouges, arrondis, chez le Sorbier des oiseleurs (S. aucuparia), rouge jaunâtre et pyriformes chez le Cormier (S. domestica) .

Le Néflier germanique (Mespilus) est un arbuste indigène, présentant à l'état sauvage des rameaux épineux. Ses fleurs isolées, blanches ou légèrement rosées, ont un calice à cinq longs sépales. Le fruit ou nèfle, assez agréable lorsqu'il est blet, est presque sphérique, avec un ceil très large et cinq noyaux durs entourant les pépins (fig. 42). Le Biwa des Japonais ou Bibassier (Eriobotrya japonica), improprement nommé Néflier du Japon, a des fruits dont l'aspect rappelle celui de petits abricots; leurs pépins sont enfermés dans de gros noyaux. Les feuilles sont grandes, coriaces, persistantes; de ses grappes de fleurs blanches, se dégage une odeur d amande amère ; ses fruits mûrissent dès le mois d'avril en Provence, où il est naturalisé; leur pulpe Orpin brûlant,

est sucrée , acidulée et rafraîchissante. a, Fleur.

Les Pomées nous fournissent des fruits de dessert; leur bois est recherché par les ébénistes; leur rôle décoratif est important. Citons pour cet usage les Pommiers d'ornement de Chine (Malus spectabilis), de Sibérie et du Japon, aux petits fruits rappelant des cerises ou des prunes ; le Sorbier des oiseleurs, les Photinies, les Cotoneasters, les variétés de l'Aubépine commune, de l'Aubépine buisson ardent (Cra t&gus pyracantha) et de l'Azerolier (Cratœgus azarolus).

Crassulacées, Céphalotacées. — Au cœur de l'été, sur les rochers arides, sur le versant des toits orientés au midi, sur les vieux murs, fleurissent les Joubarbes (Semperoivum), dont les feuilles charnues sont groupées en rosettes persistantes : c'est l'Artichaut des toits. Au centre de ces rosaces se dressent, en été, des hampes terminées par des cymes de fleurs roses régulières, groupées en panicules ; chacun des verticilles floraux comporte douze à quinze pièces, avec un nombre double pour les étamines. Les carpelles, libres ou rarement soudés entre eux, deviennent des follicules.

Les Crassulacées (du latin crassus, épais), famille à laquelle appartient la Joubarbe, ont des feuilles charnues, épaisses; elles affectionnent les endroits secs et peuvent résister longtemps à la sécheresse, grâce aux réserves d'eau de leurs feuilles; ce sont des plantes grasses. Elles se rattachent aux Géraniacées et aux Rutacées par leur double verticille d'étamines, mais surtout aux Saxifragacées par tous leurs caractères floraux ; ce sont des cahciflores à pistil libre, voisines des Légumineuses et des Rosacées.

Les Sédum ou Orpins (fig. 254) sont fort répandus en France, dans les mêmes stations que les Joubarbes. Ce sont des herbes vivaces qui, selon les espèces, ont des feuilles plates, cylindriques ou même globuleuses; les fleurs, délicates, élégantes, jaunes, blanches ou roses, ont leurs pièces ordinairement par 5. Les principales espèces sont le Sédum réfléchi et le Sédum acre ou Poivre de muraille, à fleurs jaunes, le Sédum blanc ou Raisin de rats, le Sédum reprise (S. Telephium), grande et belle plante à fleurs roses qui, contrairement à ses congénères, se plaît dans les bois humides. On trouve encore en France, surtout dans le Midi, l'Ombilic à feuilles pendantes ou Nombril de Vénus, qui doit son nom à la cavité centrale de ses feuilles charnues ; sa corolle est gamopétale.

Les Crassulacées ont des racines ténues, nombreuses, s'insinuant dans les plus petites fissures; elles se multiplient abondamment par des tiges rampantes ou des filets issus des rosettes de feuilles. Elles servent pour orner les rochers artificiels, les suspensions. Citons les Cotylédons, Y Êchevéria glauque du Mexique, les Rochéa et les Crassules du Cap, les Kalanchoe à corolle soudée.

Le Céphalote folliculaire, unique représentant de la famille des Céphalotacées, vit dans les marais du sud-ouest de l'Australie. Rapprochée des Saxifragacées par son port et sa structure florale, cette petite herbe rappelle les Népenthès par ses feuilles en urne qui la font ranger dans les plantes dites carnivores. Ses pièces florales sont disposées par six, sans corolle, et l'ovaire est supère.

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