‹ Les plantesChapitre 79 sur 115 · CI · texte numérisé non relu

CI

750 jours de pluie

Tunis

55 jours dephie

El Goléa

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de pluie

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Melbourne

75 jours de pluie

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Culture du seigle.

Culture du maïs.

LES PRINCIPALES La colonne de gauche montre l'influence de la température et de l'humidité sur la végétation. Les trois degrés placés près de chaque thermomètre indiquei

Les centimètres indiqués près de chaque tube rep

AcrttcrSc .

'LTURES DU GLOBE.

elui du milieu, la température moyenne annuelle; celui du haut, la température moyenne du mois le plus chaud et, celui du bas, celle du mois le plus froid. tïtent la hauteur moyenne annuelle de pluie tombée.

UTILITÉ, DES VÉGÉTAUX

Luzerne cultivée.

Femmes arrachant des betteraves.

animaux qui les mutilent constamment. A ces plantes se joignent spontanément, dans nos pays, des végétaux qui, par leur arôme, servent en quelque sorte de condiment, comme l'Achillée millefeuille, la Bugle rampante, les Centaurées, la Cardamine des prés, la Pimprenelle, etc., et aussi des plantes nuisibles : Aulx, Colchiques, Anémones, Renoncules, etc.

Passons en revue les principales Graminées des prairies. Les Pâiurins, très répandus en Europe et en Amérique, ont une panicule dressée et étalée ; le Pâturin des prés et le Pâturin commun sont d'excellents fourrages. Le Vulpin des prés et la Fléole des prés (fig. 289 et 290), au long épi cylindrique, sont aussi de bonnes plantes, amies des terrains frais. L'Ivraie vioace (Lolium perenne) [fig. 291] ou Ray-grass anglais vient bien dans les sols gras et sous les climats humides; elle abonde en Angleterre. Le Ray-grass d'Italie (Lolium multiflorum) est commun dans les prairies de la Haute Italie. La Fétuque des prés (fig. 292), à la panicule dressée, étalée et longue, est une des meilleures Graminées de nos prairies, et la Fétuque ooine, beaucoup plus petite, forme la base des pâturages à moutons dans les terrains secs. La Brize intermédiaire (fig. 293), la Cretelle des prés ont aussi de grandes qualités nutritives. La Flouoe odorante, très répandue, surtout en Bretagne, est fort précoce et toujours trop mûre à la fauchaison ; c'est un bon fourrage, un peu amer, mais très aromatique ; il communique au foin son parfum de coumarine. Le Dactyle aggloméré (fig. 294), l'Orge des prés, la Houlque laineuse forment le fond des excellents herbages normands. On rencontre encore souvent les Agrostides (fig. 295), qui croissent dans les terrains les plus humides. L' Avoine élevée ou Fromental, V Avoine jaunâtre et le Brome des prés aiment, au contraire, les coteaux secs.

Les Légumineuses sont presque indispensables dans les prairies

naturelles ; elles donnent un abondant fourrage, très recherché des animaux et plus riche en principes azotés (27 pour 100 du fourrage sec) que les Graminées (12 pour 100). Une bonne composisition d'herbage comporte la moitié en Graminées, les quatre cinquièmes restant sur la deuxième moitié en Légumineuses, le reste en plantes diverses.

Les principales Légumineuses des prairies naturelles sont : le Trèfle blanc ou Trèfle rampant, plante vivace, basse, abondante dans les herbages de Normandie et du Nivernais, qui résiste à la sécheresse d'une manière étonnante, repousse très bien sous la dent des animaux, mais n'est guère fauchable ; le Trèfle des prés, qui est un excellent fourrage; la Luzerne tachée, des prés humides, et la Luzerne lupuline ou mignonnette, des prés secs; enfin le Lotier corniculé, commun partout, la Gesse des prés et, dans les terrains calcaires, YAnthyllide vulnéraire.

La fauchaison des prés se fait au moment de la pleine floraison de la plupart des plantes ; on emploie la faux ou la faucheuse mécanique, qui couchent l'herbe en andains. Pour le fanage, on l'éparpillé, on la retourne plusieurs fois pendant deux à trois jours, à l'aide de la fourche à foin ou de la faneuse ; on la dispose ensuite en meulons. Une fermentation favorable s'y produit, qui transforme en sucre une partie de la cellulose. Au bout d'un mois environ, on rentre le foin, on le porte dans des greniers ou bien on le dresse en plein air en une meule bien montée. Il peut alors s'y conserver pendant trois ou quatre ans sans se détériorer. L ensilage est employé au cours des années humides ou pour les regains fauchés tardivement ; il est bon d'y surveiller les progrès de la fermentation, à l'aide d'un thermomètre placé au fond d'un long tube de fer.

Lorsque le foin est destiné à être transporté au loin, il est indispensable de le comprimer fortement. Les presses à bras, très usi-

Fig.289.

Vulpin.

a.Épillet ; b, Fleur.

Fig. 290.

Fléole des prés.

a, Fleur.

Fig. 291.

Ivraie vivace.

a, Épillet grossi.

Fig. 292.

Fig. 293.

Fig. 294.

Fétuque ovine.

Brize

Dactyle

a, Épillet grossi.

intermédiaire.

a, Épillet

Fig. 295.

Agrostide.

a, Épillet fleuri.

tées, se composent de caisses en bois, fortement armées de fer, dont les deux fonds jouent le rôle de piston et compriment le foin en se rapprochant sous l'action de leviers.

Prairies artificielles. — L'introduction des prairies artificielles dans les cultures a constitué un grand progrès agricole, en

nom tamoul de « varagou » ; il y a deux glumes et une fleur hermaphrodite. Une Graminée aquatique, qui appartient au même groupe que le Riz et qui s'en distingue par l'absence de glumes, est la Leersie hexandre ; elle est donnée au bétail en Australie orientale, aux Philippines, en Amérique ; sa culture se pratique dans l'eau, comme celle du Riz. Dans le Tocusso ou Dagussa,

Le battage du millet.

Transport de la paille en Egypte.

raison de leur énorme rendement. On y cultive parfois des mélanges de Graminées, notamment le Ray-grass anglais et la Fléole des prés, ou des mélanges de Légumineuses associées parfois à des Graminées, mais le plus souvent une seule Légumineuse : Luzerne, Trèfle ou Sainfoin.

La Luzerne cultivée, dont la valeur fourragère était déjà reconnue par les Anciens, vient bien en terrain fertile et suffisamment calcaire; ses racines s'enfoncent profondément dans le sol, ce qui lui permet de résister à la sécheresse ; elle redoute l'humidité ; elle dure environ dix ans, en fournissant deux à trois coupes par an. C'est le meilleur des fourrages. Il offre l'inconvénient, comme le Trèfle d'ailleurs, quand il est consommé vert en trop grande quantité, de fermenter dans la panse des ruminants, provoquant un gonflement ou météorisaiion, parfois mortel. Les luzernières sont souvent envahies par la Cuscute, qui est un parasite redoutable.

La culture du Trèfle comme plante fourragère n est pas très ancienne ; elle date à peine du XVIe siècle et commença dans les Flandres. C'est une plante des pays tempérés, craignant la sécheresse. On cultive surtout le Trèfle commun ou violet, dit encore Trèfle des prés, dont les feuilles sont maculées par une tache blanche en fer à cheval.

Le Sainfoin cultivé ou Esparcette, inconnu des Anciens, est originaire du midi de l'Europe et cultivé en France depuis le XVe siècle. 11 ne redoute pas les terrains secs et calcaires ; il dure quatre à cinq ans et donne une à deux coupes par an. Il ne provoque jamais la météorisation, et son foin est de qualité supérieure. On cultive aussi, dans le Midi, le Sainfoin couronné ou Sulla.

Fourrages tropicaux. — Parmi les fourrages des pays tropicaux, on peut d'abord citer le téosinte ou reanna, originaire du Guatemala et du Mexique, qui est une Graminée voisine du Maïs, Y Euchlène mexicain. Le climat, pour la réussite de cette plante, doit être chaud et humide: elle vient bien à la Réunion, même en Egypte, mais la sécheresse est trop grande en Algérie. C'est un fourrage très apprécié des bœufs, des chevaux, des mules; il faut d'ailleurs, avant de leur donner, le hacher.

Une autre Graminée très commune dans les pays chauds est l'« herbe de Guinée » ou Panic élevé. Le long des rivières et autour des eaux stagnantes, on emploie le Panic crête de coq, connu sous le nom de Barnyard grass ou Cousin grass. Il serait, d'après Stapf, identique au Panic Burgu, plante fourragère et saccharifère (p. 131) du Soudan, que l'on cultive notamment sur les bords du Niger; la paille coupée en vert sert à l'alimentation des vaches et des moutons, mais non des chameaux; le foin coupé à l'état jaune et séché peut servir à nourrir les chevaux ; les feuilles pourries servent en outre à calfater les navires; on peut en extraire un savon; on en fait des couvertures autour des villages; les graines peuvent être mangées crues, cuites et préparées en couscous.

Le Paspale scrohicule est connu et utilisé dans l'Inde sous le

variété de l'Eleusine coracana, les inflorescences sont formées de cinq à six épis allongés, rapprochés les uns à côté des autres comme les doigts d une main ; ses tiges et ses feuilles constituent un bon fourrage à l'état sec.

En outre des Graminées qui viennent d'être mentionnées, on cultive encore des Papilionacées alimentaires pour les animaux, notamment le Pois patate ou Pois-cochon, Pois manioc, Manioccochon : c'est le Pachyrhize anguleux, recherché pour ses tubercules qui sont consommés par le bétail. Les tiges sont volubiles ou rampantes ; les feuilles sont longuement pétiolées et composées de trois folioles triangulaires avec stipelles. Mentionnons également le Dolic biflore, le Cyamopsis psoraloides, qui constituent une grande ressource pour les pays pauvres, car le rendement est considérable.

Fourrages verts annuels. — Sans avoir, à beaucoup près, l'importance des fourrages précédents, les fourrages verts annuels ont pour rôle de varier l'alimentation du bétail. Ce sont des Légumineuses, des Crucifères ou des Graminées.

Le Trèfle incarnat ou Farouche, spontané en Catalogne et cultivé seulement depuis le XVIII0 siècle, est plus précoce que la Luzerne et le Trèfle des prés; il croît très bien dans le nord de la France ; ses fleurs rouges forment des épis oblongs.

La Vesce cultivée, le Pois des champs ou Pisaille, la Gesse chiche, dite aussi Pois cornu, Pois carré, jarosse ou gérousse, la Lentille sont parfois cultivées comme fourrage, de même que la Navette et le Colza. Quelques-unes de ces plantes, semées aussitôt après la moisson, donnent au premier printemps d'excellents fourrages.

Quelques céréales sont aussi cultivées comme fourragères : le Sarrasin, le Seigle, 1 Avoine, les Millets, le Maïs. Le Maïsfourrage fournit une nourriture abondante ; il est consommé en vert dans le courant du mois d'août, et coupé dès la fin de septembre sous le climat de Paris, car il gèle facilement. Débité en fragments de 15 à 20 centimètres, il est ensilé au fond d'une grange et utilisé jusqu'au printemps. La paille des Céréales, entière ou hachée, parfois désincrustée par une faible lessive de soude, comme en Allemagne, seule ou mélangée, joue un rôle assez important comme fourrage.

Plantes fourragères sarclées. — La culture de ces végétaux entre dans les combinaisons régulières d'assolement; ils se plantent en lignes assez écartées pour permettre le sarclage et fournissent une nourriture d'hiver abondante et fraîche.

Les Betteraves fourragères se sèment en avril, en terre fraîche et bien fumée ; on arrache en octobre et on conserve en silo, après sectionnement du collet. Les variétés cultivées comme fourrage : corne de bœuf, disette mammouth, jaune géante, etc., ont des racines blanches, jaunes ou rouges, contournées, cylindriques ou globuleuses, de grande taille et croissant presque entièrement

UTILITE DES VÉGÉTAUX

hors du sol. La betterave, riche en eau, mais pauvre en azote, se mélange toujours au foin ou aux tourteaux oléagineux.

Les variétés de Pommes de terre à grand rendement : magnum bonum, institut de Beauvais, chardon, etc., conviennent à tous les animaux et sont précieuses pour l'engraissement des porcs.

Les tubercules du Topinambour, crus ou cuits, et arrachés au fur et à mesure des besoins, sont, comme la pomme de terre, un fourrage très nutritif. Les racines de la Carotte et ses feuilles conservées en silo sont surtout données aux chevaux pendant l'hiver, mais sont recherchées avidement par tous les animaux. Les variétés à racines volumineuses : blanche à collet vert, blanche des Vosges, rouge à collet vert des Flandres, sont les plus recommandables.

Le Naoet fourrager est une culture du nord de l'Europe; certaines variétés tendres se délitent à la cuisson ; les variétés dures, moins appréciées des animaux, se conservent mieux.

Au point de vue de la forme, on distingue les navets longs et les navets globuleux ou turneps. Enfin les Choux jourragers constituent une précieuse ressource : les uns sont utiles par leur tige renflée, les autres par leurs feuilles. Au premier groupe appartiennent le Chou-navet ou Rutabaga, dont le tubercule souterrain est formé à la fois par la partie inférieure de la tige et la partie supérieure des racines, et le Chou-rave ou Colrave, dont le renflement aérien n'affecte que la base de la tige; le second groupe comprend les Choux feuillus, comme le Chou-cavalier ou Chou à vache, le Chou branchu du Poitou, le Chou moellier blanc.

Feuillards. — Au cours des années sèches amenant la pénurie des fourrages, les arbres sont exploités comme une prairie en l'air ; leurs feuilles ont une composition voisine de celle de la luzerne; par le fanage, elles gagnent en qualité. Le Noisetier, le Charme, le Frêne, l'Orme, le Tilleul, le Tremble, le Bouleau, la Vigne sont bien acceptés par les animaux. Il faut éviter d'employer les espèces toxiques : Cytise Faux ébénier, If, Ailante, Laurier-cerisier, Sumac. On pratique l'effeuillage des jeunes branches quelques semaines avant la chute des feuilles ou on utilise les branches provenant de l'émondage.

Non seulement les feuilles, mais les ramilles écrasées et divisées par des broyeurs entrent avantageusement dans la ration du bétail : jeunes sarments de Vigne et rameaux de Câprier, après récolte, jeunes branches de lArbousier et de nombre d'autres plantes sont susceptibles de rendre de grands services. En Bretagne, ['Ajonc en vert, débarrassé de ses piquants par broyage, joue un grand rôle comme fourrage d'hiver. Dans les contrées méridionales, les raquettes vertes des Opuntia ou Figuiers de Barbarie constitueraient depuis longtemps une importante ressource fourragère, sans les innombrables épines qui les garnissent. Burbank, a Santa-Rosa (Californie), est parvenu à obtenir des Opuntia fourragers inermes; on en cultive plusieurs variétés : anacantha Muers, Santa-Rosa, etc. Le premier article de cette dernière variété fut vendu 5 000 francs à l'Australien Rootland.

Résidus industriels. — On peut n'utiliser certains végétaux à la nourriture du bétail qu'après en avoir retiré des produits utiles. Ces résidus industriels fournissant un appoint fourrager considérable : les principaux sont les drêches de brasserie, les pulpes de sucrerie, de féculerie, de distillerie, les mélasses, les marcs de raisins ou de pommes, les tourteaux de graines oléagineuses et même, en Allemagne, les Levures résiduelles de brasserie après traitements chimiques. Les tourteaux sont des aliments de haute valeur, aussi bien ceux qui proviennent de nos plantes indigènes : Colza, Cameline, etc., que ceux de coprah ou d'arachide, livrés au commerce par les grandes usines de Marseille.

Les tourteaux de ravison, riches en essence de moutarde, ne doivent pas être employés; ils peuvent tuer le bétail, ou tout au moins rendre dangereux le lait des vaches laitières.

Cl. Diguet.

Plantation de Nopals, au Mexique.

La mélasse de betteraves, à la dose d'environ 2 kilogrammes par jour et par 1 000 kilogrammes de poids vif, est excellente pour 1 alimentation du bétail. On l'utilise à l'état grenu ou on la liquéfie dans de grands bacs chauffés à 80°, et on lui incorpore 40 à 70 pour 100 de petit blé écrasé, de farine grossière de coprah ou d'arachide, de paille hachée, et même de tourbe, non digérable.

On chauffe et on dessèche ces agglomérés qui sont facilement transportables.

Graines fourragères. —

L'aoor'ne est, en Europe, la principale graine fourragère ; elle est non seulement un aliment, mais un stimulant; elle entre dans la ration du cheval, des moutons et, au Danemark, des vaches laitières; 1 orge remplace l'avoine, dans la ration des chevaux, en Espagne et dans l'Afrique du Nord. Le maïs, aux États- Unis, nourrit les porcs. La féverole, la oesce, certaines variétés de haricots sont aussi données aux bestiaux. On utilise encore la caroube, fruit du Caroubier, et le son provenant de la mouture des céréales.

Le seigle, l'orge, le petit blé, le maïs, le sarrasin, la vesce nourrissent les volailles. L'alimentation des petits oiseaux de volière donne lieu à un commerce assez important. Les graines les plus employées sont le chènevis, le riz écrasé, l'alpiste, qui est la graine d'une Graminée; le Phalaris des Canaries, et surtout la graine du Millet commun, battue ou fixée encore à l'épi. Cette dernière plante, cultivée dans le midi de la France, se coupe à la faucille lors de sa pleine maturité ; les épis sont mis en gerbes et sèchent sous des hangars lorsqu'ils doivent être expédiés entiers aux oiseleurs; sinon, on les bat simplement en les frappant sur une table établie dans le champ même, ou encore, à la ferme, à l'aide de fléaux. A cette vente de graines s'ajoute, dans les grandes villes, la vente du Mouron, cette « santé du corps » pour les petits oiseaux. Cette herbe est récoltée un peu partout dans la banlieue parisienne, sur les terrains vagues; elle est cultivée à Puteaux et dans plusieurs autres localités. Au marché aux oiseaux, qui a lieu le dimanche près de Notre-Dame de Paris, les camelots offrent, suivant la saison, le Séneçon, le Plantain, les fruits de l'Aubépine ou du Sorbier, etc.

Plantes fourragères pour insectes utiles. — A ces

plantes, il faut ajouter celles qui remplissent un rôle analogue visà-vis d'insectes utiles.

Le Mûrier blanc, du nord de la Chine, a été introduit successivement dans l'Inde, en Perse, en Espagne, dans l'Italie méridionale, puis en France, sous Charles VIII. Il est cultivé dans le midi de la France pour les besoins de la sériciculture.

Le Chêne kermès, de la région méditerranéenne, nourrit une cochenille globuleuse, le kermès des teinturiers. Traité par l'acide acétique, l'insecte desséché donne une belle matière rouge, utilisée jadis pour teindre les laines et les soies, et qui n'est plus guère employée qu'en Orient; l'emploi de la cochenille parasite des Nopals fit péricliter cette industrie. Au Mexique, le Nopal (Opuntia Hernandsi et O. Ficus indica, var. inerme) est cultivé depuis l'époque précolombienne pour l'élevage de la cochenille, insecte qui, desséché et broyé, fournit le carmin. Cette culture a presque disparu, comme celle de la Garance, par suite de la concurrence de l'alizarine artificielle. Il n'existe plus au Mexique que quelques nopaleries à cochenille. On y cultive des variétés presque inermes : les Nopals de Castilla et de San Gabriel, qui se multiplient par boutures et, au bout de trois ans, on les ensemence dé cochenilles qui sont recueillies dans des étuis en feuille de Palmier qu on pique sur les Nopals. L'insecte en sort bientôt, se fixe sur la plante et en suce la sève. Sa croissance dure de trois à quatre mois.

Quelquefois, ce n'est pas 1 insecte lui-même qu'on utilise, mais un des produits de son activité : noix de galle (p. 65), galle de Chine de différents Rhus, manne de certains Tamaris, gommelaque de l'Ambrevade (Cajanus indicus) et du Combretum de Booet, qui sont des arbustes de l'Inde et l'Indochine.

i BMëmMiàM,

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