SUPERFICIE CULTIVÉE
Hectares.
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Hectares.
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Comme on le voit, la diminution est très sensible (fig. i). En 1882, les oléa giiteux laissaient encore à l'agriculture un produit brut de près de 47 millions tandis qu'en 1906 ce même produit s'élève à peine à 16 millions.
Celte décadence s'explique facilement par l'importationx toti>oUrfe ciroJssante des graines oléagineuses étrangères. LTnde, l'Égyptç, le Sénégal
envoient des quantités considérables de semences qui viennent faire concurrence à celle du colza ; les huiles de coton et d'arachide se substituent à l'huile d'œillette et à l'huile d'olive dans l'alimentation.
Ce ne sont pas seulement les graines oléagineuses d'origine étrangère qui déprécient nos semences indigènes; l'huile voit ses emplois diminuer de plus
en plus ; on la remplace
milUerit d'hedares
- soo
dans l'éclairage, par le gaz, l'acétylène, l'électricité, le pétrole et même l'alcool carburé.
Comme la culture des plantes tinctoriales a succombé devant la concurrence des produits dérivés, de môme celle des oléagineux se débat de son côté contre de puissantes concurrentes. Toutefois depuis le jour où, en 1791, l'Assemblée constituante a voté le tarif douanier de la Révolution jusqu'au 16 mai i863, les graines oléagineuses ont été protégées comme tous les produits agricoles. L'année 1862 marque l'apogée de la culture des oléagineux en France; les statistiques accusent à cette époque 296000 hectares pour leur assolement, dont 201 5o3 hectares en colza.
Comment étions-nouî?
arrivés à ce chiffre et pourquoi le fléchissement continu des années ultérieures ?
Avant 1862, trois périodes bien caractéristiques :
I* Celle déjà florissante qui, grâce à la loi de 1816, fixant à 5 francs par 100 kilos le droit de douane, fait passer l'assolement de 206000 hectares en 1820 à 260 000 hectares en i83o;
2' Celle fléchissante, qui suivit la loi de i836, réduisant le droit à 3 francs et provoquant de ce fait une réduction sensible des emblavures : 176000 hectares en 1840;
3* Celle à nouveau ascendante qui commence avec la loi protectrice de 1846 relevant à 5 fr. 5o le droit sur le colza et l'œillette, et à 1 1 francs celui sur les sésames. C'est cette loi qui nous mène à l'année 1862 si souvent citée.
A partir de i863 jusqu'à nos jours, on peut dire qu'il n'y eut plus en France de protection pour les oléagineux, car la loi de 1872 fut rendue inefficace par
iL
aiméBS IMZTZ 8212 93 9^9S 86 97 3899I900Q1 02 030iOSI90S
FiG. I.
Variations de la superficie cultivée
EN plantes oléagineuses
EN France, de 1862 a 1906.