I. CoNVERT. Vindiislrie agricole
Cette progression est la preuve évklente de dûs besoins, car les exportations sous forme d'huile ou de savon n'ont pas augmenté. La savonnerie se maintient à un chiffre d'environ 33 ox) tonnes et l'huilerie a exporté 42000 tonnes en 1906, contre 53 000 en 1905.
On pourrait, grâce au législateur, satisfaire à des besoins de près de 200000 tonnes de graines similaires à celles que nous produisons; à raison de i5 quintaux par hectare, cela représenterait 100 000 hectares d'oléaginéu.x en plus.
Un autre argument est celui qui consiste à signaler la perte que subirait l'agriculture du fait de la hausse du prix des tourteaux, comme conséquence d'une diminution dans la fabrication de ces produits. On se demande en quoi la production des tourteaux pourrait être diminuée, puisqu'on laisserait travailler les huileries des ports sous le régime de l'admission temporaire et qu'en outre la production française, en augmentant, viendrait apporter son contingent de résidus. Les tourteaux obtenus sur place coûteraient moins cher de transport que ceux expédiés des ports de mer.
On a proposé de ne pas établir de tarif douanier sur les graines oléagineuises et de le remplacer par ime prime à la culture, comme on l'a fait pour le lin et le chanvre. Les statistiques montrent que les primes sont absolument inefficaces; elles ne peuvent jamais être qu'une transaction à durée très limitée et favorisent davantage la mauvaise culture.
D'ailleurs qu'est-ce qu'une prime de 3 millions, car il paraît difficile d'obtenir davantage, si l'on veut sincèrement faire revivre en France la culture des oléagineux. U ne faudrait pas dépasser de beaucoup l'assolement actuel pour retomber à nouveau dans une période de crise.
Parmi les plantes les plus importantes de cette section ^ se présentent dans les régions tempérées : le colza, la navette, V œillette et la cameline ; la moutarde et le grand soleil sont peu cultivés.
Dans les régions méridionales de l'Europe, les principales plantes annuelles cultivées pour leurs graines oléagineuses sont Varachidey le sésame, le ricin. Parmi les arbres il y a surtout, Tolivier, le cocotier, le palmier et l'amandier.
COLZA
1. Importance cultiirale. — Le colza (Brassica campestris) appartient à la famille des crucifères. Sa graine renferme de 25 à 35 pour ux) d'une huile grasse, jaune claire, à odeur forte et acre, employée surtout pour l'éclairage et le graissage. Les tourteaux obtenus après extraction de cette huile peuvent être utilisés pour Talimentation du bétail ou comme engrais; ils présentent la composition moyenne suivante:
l£aii io,94 pour lœ
Matières azotées 35,i3 —
— grasses 9,35
Hydrates de carbone 28,39 —
Cellulose 9,95 —
Matières minérales 6,24 —
La paille sert comme litière et les siliqucs provenant du battage sont parfois données aux animaux en mélange aux betteraves et aux pulpes.
Le colza n'occupe plus guère en France qu'une surface de 27770 hectares; sa culture ne conserve une certaine importance que dans quelques départements : Seine-Inléricure, 785- hectares; Haute-Vienne. 1861 hectares; Loire, 1720 hectares; Saône-et-Loire, 1408 hectares; Ain, i3io hectares; (.'harente, i385 hectares ; Isère, 983 hectares.
Le Calvados, .le Rhône, le Pas-de-Calais, la Ilaulc-Loire, la Vienne, la Vendée et la Côte-d'Or en cultivent de 5«xj à 1000 hectares.
La culture du colza présente aujourd'hui, surtout dans la réjçion du Nord, un regain d'actualité, en raison de la situation faite à la betterave par la crise sucrière. L'huile de colza a été supplantée par le pétrole, le gaz, l'électricité dans l'éclairage ; mais son emploi dans le graissage des machines a pris un très ^rand développement et, si la superficie cultivée en France a diminué d'anirée en année, l'rmponatign des graines étrangères ne s'est pas ralentie. Si l'on consulta 4es tableaux du commerce extérieur de la France, on constate, en effet, les faits suivants :