‹ Les plantes oléagineuses, colza, navette, œillette, etcChapitre 14 sur 48 · TOTAL · texte numérisé non relu

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Quintaux.

Quintaux.

Quintaux.

Tici. 2.

Colza h'hivkr ordinaire.

Au tau.x moyen de 25 francs le quintal, la valeur des importations, pendant la période quinquennale 1901-1905, s'est élevée annuellement à près de i5 millions de francs.

Si on défalque la valeur des exportations qui sont d'environ I million, il reste un marché extérieur de 14 millions de francs qui est pris par les colzas étrangers, lesquels représentent, au rendement de 23 hectolitres (i5 quintaux), une surface de SgSoo hectares, supérieure à la superficie cultivée dans ces dernières années en France.

• Le colza, dit M. Couvert, a eu une période brillante dans son histoire. La faveur dont il a joui témoigne d'avantages longtemps appréciés des cultivateurs; celte plante pré- .sentc, en eflet, des particularités qui la recommandent tout spécialement à leur attention.

. La plupart des plantes industrielles, demandent des terres fertiles et exigent des cultures soignées. Sans faire exception à celte règle, le colza est beaucoup plus accommodant. Sa production est évidemment en rapport avec les frais qu'on fait pour l'obtenir, mais il se contente à la rigueur, des conditions de production

médiocres. Son mode de culture varie avec les milieux. Si, généralement, on vise à obtenir des récoltes élevées, et si on ne néglige rien pour y arriver, on se borne parfois à quelques sacrifices insignifiants pour obtenir un rendement modeste et très irrégulier, mais néanmoins considéré comme rémunérateur." C'est ainsi qu'à côté des rendements moyens de 25 à 3o hectolitres à l'hectare, comme la statistique en relève pour les départements du Nord, de l'Oise, de la Seine-Inférieure, de Seine-et-Oise, de Seine-et-Marne, on en trouve d'autres de 10 à 12 seulement. Ces variations s'expliquent, en partie, par la réussite plus ou moins complète des cultures, mais elles tiennent avant tout, dans beaucoup de cas, aux systèmes de culture adoptés. Nous avons des plantes spéciales aux pays riches et aujt sols fertiles, comme la betterave à sucre, d'auires spéciales aux pays pauvres, comme le seigle. Nous en avons aussi qui conviennent à des situations très différentes; le blé en est une; le colza, dans une certaine mesure, également.

« Le colza se prête à des situations très diverses. Son introduction dans les assolements régularise la marche des principaux services des exploitations rurales, en assurant notamment des occupations suivies au personnel de la culture. Sa récolte retient les ouvriers à la fin du mois de juin et au commencement de juillet, à une époque où les emplois pour les bras font quelquefois défaut. Il fixe ainsi la population et la conserve à la campagne, les terres que laisse le colza peuvent être parfaitement préparées pour recevoir des céréales; sa culture est, comme on le dit dans la plaine de Caen, une excellente plante préparatoire, un excellent compost à blé.

• Le colza ne demande que des travaux superficiels et se concilie très bien avec les exigences de l'élevage du demi-sang. C'est enfin une des récoltes les plus hâtives. Elle donne de la paille, qui supplée, s'il y a lieu, à l'épuisement des provisions des fermes en permettant d'attendre la moisson, ou qui sert de soutrait aux meules de céréales et de fourrages. Elle procure, si on en a besoin, des recettes dont le montant arrive à propos pour subvenir aux dépenses ultérieures et permettre d'attendre le produit de la vente du blé. Le capital d'exploitation peut être réduit d'autant. »

La culture du colza est susceptible de jouer en agriculture le même rôle que la betterave dont la production périclite; elle réclame une quantité assez importante de main-d'œuvre et constitue, par la fumure qu'on lui donne, les façons d'ameublissement et de nettoiement qu'elle reçoit, une excellente préparation pour le blé. Il est par suite très utile d'y revenir; mais on ne pourra le faire avec avantage que si elle peut bénéficier de la protection douanière à laquelle elle a droit. • Nous avons besoin, dit M. Legras, d'une culture qui forme la tête de la rotation et qui prépare le sol à la production du blé comme la betterave dont elle aurait pour but d'alléger la production. Les plantes oléagineuses répondent admirablement â toutes les conditions de cette opération ; c'est un rôle qu'elles ont rempli autrefois avec faveur*. »

2. Caractères vésrétatifs. — Le colza (fig*. 2) a une racine ramifiée et pivotante, une lige rameuse, glabre et glauque haute de i mètre à i m. 5o, portant des feuilles glabres et glaucescentes ; les inférieures sont pétiolées et découpées en lyre, les supérieures sont sessiles, lancéolées et entières. Les fleurs sont en grappes et jaunes, les fruits sont des siliques à valves convexes, remplies de graines globuleuses et noires à la maturité.

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