‹ Les plantes oléagineuses, colza, navette, œillette, etcChapitre 32 sur 48 · S CD · texte numérisé non relu

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La proportion d'azote atteint son maximum vers le commencement de juillet; plus tard les feuilles se détachent, la plante mûrit et l'absorption de l'azote reste stationnaire. Le sucre et les matières amylacées augmentent jusqu'à la môme époque, puis ils diminuent assez rapidement jusqu'à la maturité, tandis que la cellulose s'accroît d'une manière presque régulière, ainsi que les matières grasses qui donnent un maximum à la fin de mai.

Si on fait la somme des matières sucrées et amylacées, de la cellulose et de la matière grasse, dune part dans le bouton et, d'autre part, dans la capsule et dans les graines, on trouve que cette somme est sensiblement la même ; mais les composants varient en sens inverse. Cette relation paraît montrer une transformation des matières amylacées en matières grasses, à partir du moment où les graines commencent à se former jusqu'à la maturation; leur composition à l'état vert varie peu. Les proportions d'azote et d'acide phosphorique restent à peu près constantes, les matières grasses suivent, il est VI ai, une progression croissante mais peu rapide, puisqu'au début la graine en renferme déjà 36 pour loode la matière sèche.

La potasse accuse des variations parallèles aux précédentes; mais il se présente ici, en outre, une observation fort importante : c'est que la proportion de soude diminue à mesure qu'on s'élève et que cette base n'existe même plus dans le bouton, dans la capsule et dans les graines où la potasse trouvée a même été un peu supérieure à la potasse calculée. Ce fait semble mettre en évidence la difficulté qu'éprouve la soude à pénétrer dans les tissus de la plante.

L'œillette contient environ 40 pour 100 d'huile ; on en retire 3o à 35 kilogrammes par 100 kilogrammes de graines. On la désigne sous le nom d'huile blanche; elle est très fluide, de saveur douce et agréable, d'odeur à peine sensible et de couleur citron ou jaune d'or. Cette huile, qui est la meilleure après l'huile d'olive, est souvent mêlai gée avec cette dernière. C'est à peu près la seule qui soit consommée dans le Nord de la France.

Le tourteau, qui constitue un résidu important de fabrication, est de couleur brun clair, à texture homogène et fine et à odeur très prononcée rappelant celle de l'huile d'oeillette. Il est assez riche en azote, comme le montre l'analyse suivante d*un tourteau provenant d'Arras •

Eau 11,5 pour 100.

* Matières azotées 36,2 —

Hydrates de carbone. 26,6 —

Matières grasses 6,6 —

Cellulose i2,3 —

Matières minérales 6,8 —

Le tourteau d'œillette est abondamment fabriqué dans le Pas-de-Calais, où on l'utilise à Talimentation du bétail et à la fertilisation du sol. Le tourteau de pavot blanc de l'Inde diffère seulement du précédent par sa couleur jaunâtre uniforme. Il est surtout employé comme tourteau alimentaire.

Les tigres, qui servent souvent comme combustible dans la petite culture, peuvent convenir comme excipient dans les étables, les cours à fumiers, ou même comme litière avec un complément de paille de céréales. On les utilise pour la formation des soutraits de meules et même dans la fabrication du papier d'emballaoe.

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