ACCIDENTS, ENNEMIS ET MALADIES DE L'ŒILLETTE
41. Accidents. — Pendant sa jeunesse, l'œillette redoute les grêlées blanches et les vents froids du Nord qui font rougir les cotylédons. Les vents violents, au moment de la maturité, sont toujours nuisibles; on évite en partie les dég-àts en procédant à l'arrachag-e avant que les capsules ne soient ouvertes. Dans les années humides, la graine peut germer dans les gapsules.
42. Insectes nuisibles. — Les œillettes sont parfois attaquées par le cloporte, mais il est peu dommageable. Le ver blanc OU larve du hanneton ronge les racines et occasionne la mortalité des pieds attaqués ; ses dégâts sont appréciables dans certaines années.
Les pBroB'oreilles abondent dans les capsules après la récolte; on prétend qu'ils dévorent les graines, mais on s'exagère souvent leurs ravages..
Le oenthorhinque à taohe blanche est un petit COléoptère dont la larve vit dans les graines qui ne sont pas encore mûres et se transforme en nymphe dans un cocon fait de terre agglutinée. Les adultes rongent les racines, et les pieds attaqués jaunissent et meurent. Les dégâts sont appréciables dans certaines années; l^alternance des cultures 'constitue le meilleur moyen de défense.
Certains oiseaux, et particulièrement le sansonnet^ percent la paroi des capsules et dispersent les graines.
43. Maladies. — Parmi les champignons, le Perenospora arborescens revêt la tige, qui se déforme et' se recourbe ; les feuilles deviennent turgescentes et Jes fleurs avortent. Lorsqu'il apparaît tardivement, il détermine la dessiccation prématurée des tiges et la formation des graines est entravée. On dit vulgairement que l'œillette se tape et on recommande, pour éviter la propagation du crjptogame, de ne pas employer à la fumure de l'œillette le fumier qui renferme des débris de la plante en décomposition.