POLYNÉSIE
La Nouvelle-Quinée, l'Archipel Bismarck pourront produire peutêtre du café en abondance ; les essais nombreux qui y sont faits ont donné quelques résultats encourageants. Le Kaiser Wilhelmsland et l'Archipel Bismarck comptaient dans leurs exportations le café pour 14,562 marks.
En Nouvelle-Calédonie, la production du café est déjà assez notable; elle est devenue une des principales productions du pays et, en 1894, elle atteignait près de 100,000 kilos, la Fnmce en ayant reçu 92,535 kilos.
Aux îles Hawai, la culture du café avait, pendant quelque temps, été délaissée; elle semble reprendre actuellement. En 1894, on signala une exportation de 94,600 kilos, prise, presque totalement, par l'Amérique du Nord.
Samoa a, également depuis quelques années, attiré l'attention des planteurs de caféiers, de même que les îles Fiji, mais aucun de ces groupes d'îles n'a encore acquis une grande importance pour la production mondiale du café. L'exportation du café de Samoa avait atteint, en 1905, la valeur de 1668 marks.
Nouvelles-Hébrides. — La culture du caféier a donné des résultats, et déjà, en 1902, on a pu estimer la production à 200 tonnes par an.
Tahiti. — La culture du café à Tahiti a été tentée depuis fort longtemps, mais ce n'est qu'au cours des dernières années qu'elle a été faite avec méthode. Les résultats sont bons. Il n'existe pas de statistique relative à cette culture; on ne peut donc que l'évaluer approximativement. Environ 100,000 pieds est le chiffre auquel' il faut s'arrêter pour rester dans la vérité.
Le café est généralement planté très près du niveau de la mer, autour des habitations, sur les rivages mêmes de l'île. Il en croît aussi sur les hauteurs, dans les vallées, et sur les coteaux boisés; là ils paraissent plus vigoureux que sur le rivage. La hauteur maximum des terrains des plantations faites ne dépasse pas, à Tahiti, 5oo mètres.
La production annuelle par pied peut être évaluée à une moyenne de 3 à 4 kilogrammes de café en fèves.
Ni VHemileia vasfatrix, ni le Stilbum flavidum n'ont été constatés sur les caféiers, mais on y a vU le puceron lanigère, appelé white bug par les Anglais.
Les personnes compétentes de la colonie considèrent les établissements français de l'Océanie (sauf les atolls des Tuamotu) comme étant un excellent centre de culture pour le caféier. Il y a des caféiers aux Iles-sous-le- Vent, aux îles Marquises, aux Tubuai, Raivavae, aux Gambier, à Moorea, à Tahiti, et partout le produit est considéré comme de bonne qualité; la plante croît sans nécessiter de soins spéciaux.